‹ Mémoire et rapports sur les fumigations sulfureuses appliquées au traitement des affections cutanées et de plusieurs autres maladiesChapitre 24 sur 83 · Observation · texte numérisé non relu

Observation

“VARÉ (Gaspar), âgé de dix-sept ans, avait, depuis l’âge de cinq ans, une éruption psorique simulant la gale (prurigo). Il avait beaucoup de démangeaisons, sur-tout dans les temps froids, les grandes chaleurs et les changemens de temps. Cette éruption, très-confluente sur tout le corps, n’a jamais attaqué ni les pieds ni les mains. Cette maladie avait été inutilement traitée par les bains sulfureux , les frictions et beaucoup d’autres moyens. :

Ce malade a reçu la première fumigation le 1$ avril; à la neuvième fumigation les démangeaisons étaient nulles, Pappétit et le sommeil étaient revenus. Le 30 avril il a pris sa onzième fumigation ; etquoique tous les symptômes de sa inaladie eussent disparu, pour rendre plus sûre la guérison d’une affection aussi ancienne, on a continué jusqu'à ce moment (17 mai) de lui administrer quelques fumigations : elles sont aujourd’hui portées jusqu’à trente.

ep Observation,

DusgArp (Louis-Pierre), âgé de vingt-cinq ans, d’une faible constitution, habituellement valétudinaire et tourmenté de douleurs rhumatismales très-opiniâtres , avait une gale miliaire avec un grand nombre de croûtes et de petits abcès aux fesses, aux cuisses ,

Se De aux avant-bras et än scrotum. Elle était confluente. Sa maladie datait de six semaines. DAT , 3

Son traitement a commencé Île 26 avril: il a été poursuivi jusqu’au 6 mai, époque à laquelle if était parfaitement guéri, aprés trente fumigations. 5

Examiné le 14 maï, ce malade nous a Paru parfaitement Duért’ de Ta gale, dontil était difficile d'apercevoir des traces sur la peau, devenue souple et lisse, excepté à endroit le plus saillant des deux fesses, où les éroûtes n’ont été complétement desséchées et tombées que vers les dernières fumigations, If fui était facile de s'asseoir et de se coucher, ce qu'il ne pouvait faire avant son traite-. ment. ÎÏ ne se ressentait plus guêre de ses douleurs rhumatismales, n'avait plus. de démangeaisons, l’appétit et le sommeil étaient revenus. |

Ce malade, qui peut être regardé comme un des cas où la vale a été Ja plus rebelle, a pour cette raison prolongé son: séjour dans hôpital, et pris un plus grand nombre de fumigations que tous les autres. ï hu

Page 1