‹ Mémoire et rapports sur les fumigations sulfureuses appliquées au traitement des affections cutanées et de plusieurs autres maladiesChapitre 51 sur 83 · LEE A · texte numérisé non relu

LEE A

pustules ayant disparu , le tissu réticulaire ne fut plus aîtéré. À la vingt-sixième fumigation , il n'existait plus que l’ulcère qui occupait la malléole interne, la peau de la jambe était ridée, il s’en détachait une quantité considérable de peliicules sèches, ellé avait repris sa couleur naturelle. À là cinquante-deuxième fumiz gation , le malade a été parfaitement guéri. Les uicères ne se sont point rouverts, quoique 5*** fasse souvent des exercices violens et porte des fardeaux très-lourds. ENS

ITest à remarquerque, dés le moment où il y a eu un changement avantageux dans l’état de la jambe, ïl y a eu aussi une amélioration dans les fonctions de la digestion et dans ie moral du malade, dont l'espoir de sa guérison a été constamment soutenu par des progrès rapides. F4 |

4 OBSERVATION. — Rhumatisme goutteux,

P*** (Jean-Baptiste), âgé de trente-six ans , cocher de fiacre, d’un tempérament bilieux, contracta, au commencement d'août 1814, une gonorrhée virulente qu’il supprima Re par l'emploi des astringens. Cette répercussion fut instantanément suivie de douleurs déchirantes aux extrémités inférieures, mais bien plus violentes encore au calcanum; les malléoles étaient tréstuméfiées et rouges; les douleurs se faisaient aussi sentir au cou et aux articulations scapulo-humérales; elles étaient toujours plus “intenses le soir que dans la journée, etconstamment accompagnées, . à [a même époque, d’un mouvement fébrile. | PA

PY#* fut reçu comme externe à l'hôpital Saint-Louis, et soumis aux fumigations sulfureuses le 1$ août 1814. A la deuxième fumigation, la douleur du cou et des épaules cessa; celle des talons augmenta ; à [a septième elle diminua : depuis ce moment ; Ia diminution a été progressive; aucune souffrance n'existait après la centième fumigation, qui a été la dernière. Ce malade fut d’abord conduit à Saint-Louis dans une voiture , ensuite il y vint à cheval, puis à pied. | CRAN a sie (A VANNES

L’écoulementgonorrhoïque a commencé à reparaître à la huitième. fumigation ; il était abondant lorsque le malade les a cessées. Un . traitement antivénérien a été mis en usage, et la gnérison a été parfaite ; la santé de P*** a été jusqu’à présent toujours florissante. :

14. OBsERVATION. — Engorgement lymphatique au genou | droit, Pruriso sur tout le corps. |

M. P. L*#*, né à Chaumont, département de l'Oise, âgé de trente ans, d'un tempérament lymphatique, d’une constitution peu

js F2.

forte, était garde d'honneur au r.%* régiment lorsqu'il fut atteint, en février 1814, du typhus contagieux. À la suite de cette maladie, flse manifesta à la cuisse et à la jambe droite des tumeurs indolentes ; on en fit ouverture avec le bistouri; il s’en écoula un pus abondant; la cicatrisation fut longue. Après la guérison, un prurigo se développa sur tout le corps : 1 survint au côté externe du genou droit un engorgement Îymphatique de la grosseur d’un œuf de poule, qui empêéchait le malade de se servir de sa jambe; bientôt l’engorgement devint plus considérable et les mouvemens de Far- . ticulation tibio-fémorale absolument nuls. Ne

M. L. P***entra à Saint-Louis, le 1$ juin 1814, et fut aussitôt soumis aux fumigations sulfureuses. Des [a quatrième, les démangeaisons diminuèrent , le malade putopérer quelques mouvemens de sa jambe ; à la huitième fumigation, il quitta une béquilie, à la quinzième il abandonna l’autre; à la vingt-troisième, lengorgement disparut; après la trentième M. L. PF** reprit ses occupations sans ressentir aucune gène dans les mouvemens dé la jambe.

Page 1