OBSERVATION. — Hémiplégie du côté droit
M. D*** (Paul), âgé de dix-neuf ans, d’un tempérament Iymphatique, fut pris, dans le mois de juin 1814, d’une céphalalgie trés-intense, ressentie plus particulièremeut vers locciput. On lui administra deux fois l’'émétique et on le saigna deux fois : ces moyens firent cesser les douleurs de tête; maïs le malade tomba dans des convulsions qui durèrent huït jours, et if ne sortit de cet état que pour se trouver hémiplégique du côté droit. Les mouvemens de la
angue ainsi que la parole étaient suspendus, les urines étaient involontaires : l'emploi de [a valériane, de larnica , du musc et de Poxide de zinc à l’intérieur, des baïns de vin aromatique , des vésicatoires à la nuqueet au bras droit, d’un emplâtre de poix de Bourgogne sur toute l'étendue de la colonne vertébrale, resta sans succès.
Le 21 septembre 18r M. D'*#* futsoumis, à l'hôtel Jabach, aux P )
fumigations sulfureuses: à latroisième, il obtintquelques mouvemens
des extrémités, ceux de la langue furent un peu plus libres; à Îa neuvième fumigation , les mouvemens étaient encore plus aisés ; à la quinzième, le malade put se servir de ses membres et parler; à la vingtième, il put marcher et s’habiïller seul. De légers symptômes d’embarras de l’estomac firent prescrire un éméto-cathartique. À la vingt-quatrième- fumigation, M. D.T** a été parfaitement guéri et n’a, depuis, ressenti aucune gêne dans les mouveniens.
17. OBSERVATION. — Atonie générale, commencement de Paralysie du bras gauche.
M.me de S***, âgée de...., d’un tempérament nerveux, d'une constitution délicate, avait eu, deux moïs auparavant, une fièvre bilieuse qui fut compliquée de symptômes nerveux assez graves. Cette maladie fat suivie d’une atonie complète de la plupart des organes. M.me de S*** était réduite à un état de faiblesse et de maigreur extrême; la peau était d’une paleur blafarde, estomac ne pouvait digérer aucun aliment (le suc d’une côtelette occasionna une fois une indigestion, au dire de la malade); le bras gauche était affecté d’un commencement de paralysie; quoique ce membre :
” jouit encore de la sensibilité, le malade ne pouvait le mouvoir, il
retombait comme une masse lorsqu'on l’abandonnaït à Iui-même,
M. Hallé fut appelé en consultation par M. Gastelier, médecin ordinaire de cette dame: il conseilla les fumigations sulfureuses ; la malade y fut conduite dans sa voiture et portée de là dans l'appareil. Les premières fumigations furent d’abord de courte durée, et cependant suivies, dés Les premiers temps de leur emploi, d’une amélioration marquée, L’estomac recouvra un peu d'énergie; il put supporter quelques alimens légers; les forces augmentérent; le bras affecté put déjà légèrement se mouvoir. M." de S.*** encouragée par un succès aussi prompt, continua les fumigations; elles furent portées jusqu’au nombre de quatorze. La santé fut alors parfaite; tous les organes avaient repris leur activité; lembonpoint et Ia fraicheur avaient réparu. M.mede S*** put digérer facilement les alimens dont elle usait avant sa maladie. Le bras affaibli reprit toutes ses forces. |
Cette malade a été vue par MM. Leroux et Chaussier.