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constitution habituellement très-faible, est née d’une mére affectée de dartres, et a perdu une sœur par suite d’une cachexie constitutionnelle. Depuis sa plustendre enfance, M."**#** était tourmentée par un vice dartreux. sb ‘
Cette maladie, après avoir parcouru successivement et à diverses époques plusieurs parties du corps, s'était enfin fixée derrière Les oreilles et la tête, se dirigeant de là sur toute la colonne vertébrale, les fesses, les parties extérieures de la génération, le ventre et la face sternale de la poitrine. Sur toute cette étendue, excepté aux oreilles où elle était croûteuse, suppurante, la dartre présentait de larges plaques d’une couleur rouge de sang, irrégulièrement découpées à feurs bords; il s’en sécrétait une humeur visqueuse abondante. Les poils des parties sexuelles étaient détruits; les démangeaisons étaient intolérables, maïs elles se faisaient sentir plus vivement encore à la vulve et dans ses environs ; la malade en se grattant y avait occasionné des ulcérations profondes : ces parties étaient crispées, confondues entre elles:, et leur altération
laissait à peine apercevoir les traces de leur forme première. La
malade éprouvait des angoisses et des souffrances continuelles; elle avait perdu depuis long-temps l'appétit et le sommeil. Un peu de café à la crême, qu’elle prenait le matin, était sa nourriture de tout le jour; une maigreur extrème était devenue par degrés le résultat d’une altération si grave; une tristesse continuelle, entretenue par l’horreur de cette maladie et par ja crainte de ne pouvoir jamais en guérir, accablait Mme #F#, Cette malade a eu sept grossesses , à la suite desquelles sa santé restait long-temps
chancelante; les enfans qui en furent le fruit, présentent tous:
d’une manière bien marquée l’empreinte du vice dartreux qu’elie leur a transmis comme elle-même lavait reçu de sa mère.
L'usage long-temps continué des fumigations suifureuses a triomphé de cette maladie, qui avait résisté jusqu'alors à toutes Îes
autres ressources de la médecine, et qui, d’après son siége aux
organes sexuels, toujours humectés par les urines, par un flux . . # 4 . “. .
leucorrhoïque considérable et par la transptration locale, devait
laisser d'autant moins l'espoir de [a guérison, qu’il existait une
diathèse herpétique transmise par hérédité et jointe à une détérioration profonde de l'économie.
Le traitément par les fumigations sulfureuses fut commencé
le 10 mai 1812 et terminé le 1.9" août. L'amélioration de la maladie fut tardive; mais une fois qu’elle eut commencé, elle’fit des
progrès rapides. A vec elle reparurent successivement Pembonpoint,
ja fraîcheur et la gaieté; les organes apparens de la génération, qui avaient été si fortement'affectés, reprirent leur ‘état naturel; les
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(90 } oïls qui les recouvraient repoussérent, les fleurs blanches dont un avait été considérable disparurent.
Depuis le 1. août 1813, M."° *** a toujours joui d’une santé parfaite; nulle récidive n’en a altéré le bon état, qui a été constaté plusieurs fois et dernièrement encore par MM. Éeroux , doyen de Ja faculté, et Hallé, professeur. Cette dame a aussi, depuis son rétablissement, accouché d’un enfant qui se porte bien et qui n’offre aucun signe de l'affection dartreuse. ;