‹ Mémoire et rapports sur les fumigations sulfureuses appliquées au traitement des affections cutanées et de plusieurs autres maladiesChapitre 80 sur 83 · PONT · texte numérisé non relu

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RAPPORT fait au Conseil général de l'Administration des ÆHospices civils de Paris, par M, MOURGUE, l’un deses Membres , chargé de la surveillance spéciale de l'hôpital Saint-Louis, | (SÉANCE du 8 Juin 1813.) * Depuis que des raisons de Santé m'ont empêché d'assister à vos séances si intéressantes, il s’est présenté une circonstance qui m'a procuré Îa satisfaction de contribuer à la connaissance et à la

13 132 + certitude d’un moyer de guérison prompt et presque sans dépense, de Ja maladie la plus répandue, non-seulement en France, mais même dans le monde habité. M Le TE ROSE EUR

M. Galés, docteur en médecine et pharmacien en chef de hôpital Saint-Louis , dans une thèse qu'il a publiée, et distribuée à chacun des membres du! conseil, a’ démontré, pour cause de la gaie, existence d’un petit insecte microscopique. L’existence de cet insecte était déjà connue; mais M, Galés la mise dans la plus grande évidence. Cette évidence Pa conduit à penser qu’en asphyxiant cet insecte, on parviendrait à une prompte guérison de la gale : en conséquence de cette idée, il fit quelques essais assez informés de vapeurs sulfureuses. Quelque faibles que fussent ces premières tentatives, elles réussirent à guérir environ trois cents galeux , sur lesquels il est à remarquer qu’il n'en est-rentré qu’un seul à l’hôpital Saint-Louis. Ces heureux essais. furent; constatés, en grande partie, par des essais comparatifs avec les méthodes usitées jusque-là: dans cet hôpital. Il en fut dressé des procèsverbaux par un membre de [a commission administrative et par les officiers de santé de Fhôpital Saint-Louis, qui avaient suivi ces expériences comparatives. :

Malgré Pévidence du fait, äl y eut des oppositions, des contradictions. Cependant les conséquences de cette méthode de guéfison me parurent si importantes, et pour toutes les provinces de PEmpire français, et pour les armées, et pour la marine, que je desirai de les mettre dans une telle évidence qu’elles ne pussent présenter aucun doute. RU |

Pour cet effet, je voulus faire constater les effets de cétte méthode curative par un jury composé dé gens de Part, dont Îles noms , la science et la réputation ne laïssassént rien à desirer.

Je désignai M. Pinel, membre dé l'institut, médecin en chef à Phospice de la Salpêtrière ; M. le baron Dubois, professeur de chirurgie et d'accouchement; M. Esparron , premier médecin du itoisième dispensaire; M. Tartra, chirurgien en chef du premier dispensaire, et M. le professeur Bouillon - Lagrange, docteur én médecine et chimiste très-distingué.

Je priai le membre de la commission administrative chargé du service de santé, de présenter au conseil ét Fhistorique de ce qui avait été fait jusque-là, et ma désignation des membres du jury. Le conseil a bien voulu accepter cette désignation, par son arrêté du 17 mais 1813, en y adjoignant les officiers de santé de l'hôpital Saint-Louis qui voudraient assister aux séances. |

MM. les membres du jury se sont réunis avec une assiduité exemplaire, qui indique combien ils apprécient limportance de

(133) cette méthode. Ils ont procédé à des expériences tréswarices, qui leur ont démontré l'efficacité du remède, quoiqu'il n’eût été employé qu'avec une machine qui a besoin de beaucoup de rectifications. , Hsont dressé un procès-verbal très-circonstancié, qui nelaisserien à desirer, et dont je dois faire connaître les conclusions au conseïl.

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