‹ Mémoire pratique sur le forcepsChapitre 10 sur 27 · c Observation · texte numérisé non relu

c Observation

* Madame C. , épouse d’un aide-de-camp , rue des Dentelles, jeune, vigoureuse et sanguine, n’avait point été saignée pendant sa première gestation , fort heureuse malgré les voyages. Appelé cinq à six jours avant sa couche, je conseille une saignée , qu’elle refuse. Le travail s’annonce par des contractions fortes et de vives douleurs. De l’agitalion , des cris, des spasmes , prescrivent la saignée, quelle ne veut pas permettre. Les convulsions surviennent. Je suis obligé de la prendre plusieurs fois dans mes bras pour éviter le renversement du tronc en arrière, qui me faisait craindre une rupture de l’utérus : pendant ce temps le mari lui tenait les bras, et une sage-femme lui tenait les jambes, parce quelle frappait et mordait. Le mari, à qui je fais part de mes craintes, la menace de l’abandonner, si elle n’est pas plus docile. J’apprends alors quelle n’est pas sa femme. Cette menace produit

un moment de calme , dont je profite pour appliquer le forceps, comme précédemment. Je tire un enfant vivant, que je saigne par le cordon : la mère se rétablit promptement.

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