‹ Mémoire pratique sur le forcepsChapitre 15 sur 27 · Observation (s5 Août · texte numérisé non relu

Observation (s5 Août

Dorothée Kæsbohrer, âgée de quarante -trois ans, bien portante, et dans sa deuxième gestation. Le travail avait commencé la veille dans l’après-midi. Les contractions étaient faibles et lentes. A onze heures du soir, il survient un orage, suivi d’un violent coup de tonnerre ; dès ce moment , le fœtus ne fait plus aucun mouvement : les membranes se rompent spontanément pendant la nuit ; la dilatation de l’orifice se fait lentement ; le fœtus reste immobile au-dessus du détroit abdominal. Après trente heures d’un travail pénible et fatigant, les douleurs cessent, la femme éprouve quelques lipothymies : j’applique le forceps comme ci-dessus, et je tire un fœtus en état d’asphyxie, ranimé après demi-heure de secours. L’enfant et la mère se sont bien rétablis.

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