CE BONAPARTE
.yy^EXLIBRIS \^ J^/F.LLCmrFITH^
\N.CC. GRIFPITHi
Je ne donne pas le petit travail qu'on va lire comme la solution de toutes les diflBcultés que fait naître le dogme d'Apis. Si^ comme je le pense, ce dogme tient 1^ ses racines aux mystérieuses profondeurs de la philosophie égyptienne , il faut, pour en bien établir l'ensemble, autre chose qu'une humble brochure. Le Mémoire sur la Mère d'Apis n'a donc pas, dans mon intention , la portée d'une monographie complète et raisonnée du taureau divinisé de Memphis. C'est un simfrie programme destiné à présenter l'ébauche d'un sujet que j'essaierai plus tard d'approfondir; c'est un premier pas sur un chemin tout nouveau que nous connaissons à peine, et dont des études plus sérieuses nous permettront seules d'apprendre tous les détours. — Quant au fond même de la question qui nous occupe, on y trouvera, je l'espère, les éléments d'une intéressante comparaison à faire entre les dogmes de la vieille Egypte , et ceux du Néoplatonisme et de la Gnose. On y verra que plusieurs écoles philosophiques célèbres n'eurent pas en vain pour foyer l'une des capitales de l'Egypte grecque et romaine; on y ven*a aussi que Basilide et Plotin firent plus d'un emprunt aux doctrines enseignées dans les sanctuah^s qu'habitait Apis. Si je puis intéresser le lecteur à ces graves débats et montrer que le dogme caché derrière l'étable d'Apis est de ceux que la science ne doit pas dédaigner, j'aurai atteint mon but.
MÉMOIRE
SUR