DU TRADUCTEUR
ques modifications, peut-être même quelques simplifications ; mais il ne perdra jamais la vigoureuse empreinte de ses principaux traits.
N’ai-je pas assumé une trop lourde responsabilité en entreprenant l’interprétation d’une œuvre de si grande valeur? La réponse ne serait pas douteuse, si l’auteur ne m’avait pas accordé son bienveillant secours : en daignant revoir lui-même les épreuves, et surtout en apportant à son travail primitif certains changements, M. Helmholtz a bien voulu faire de cette traduction une véritable édition nouvelle, destinée à suppléer au vide laissé, même en Allemagne, par l’épuisement des éditions originales.
J’ai cru faire une chose utile également en ajoutant comme introduction à cet important travail, un 1 Exposé élémentaire de la transformation des forces de la nature , que M. Helmholtz a pris, il y a quelques temps, pour sujet d’une conférence publique.
Grâce à cette addition, toute personne peu habituée aux considérations scientifiques pourra facilement, j’espère, se rendre un compte exact de cette belle question, qui n’est pas, loin s’en faut, dénuée d’intérêt philosophique ni poétique.
Liège, avril 1869.
EXPOSÉ ÉLÉMENTAIRE