I. = (d' (F b^) {b" b' h') hémièdre
Cette troisième face, qui se trouve encore dans la même zone
e^ u e que les deux précédentes, nous ramène aux symboles compliqués sur lesquels j'ai présenté quelques considérations à propos des faces a, z^^ z, etc. et comme elle s'est offerte sur plusieurs cristaux du Valais (fig. 56, pi. II), avec des incidences constantes, faciles à mesurer, et notablement différentes de celles de 1 1 , il est certain qu'on ne pourrait, sans s'écarter entièrement de l'obser* vation directe, lui trouver une notation plus simple que celle qui a été adoptée ici.
Signe rhomboédrique. Signe hexagonal.
y^ = [d} é 6^) [h^' h' h) hémièdre.
Le remarquable cristal fig. 21 offre, sur trois arêtes alternes,
une face également en zone entre le rhomboèdre direct e^ et la face prismatique ^, située à gauche de ce rhomboèdre. La modification -^ se montre en troncature très-étroite , dont les incidences sont cependant assez faciles à mesurer; je ne l'ai rencontrée que sur le cristal fig. ai, qui vient probablement d'Aia, et qui fait partie de la collection du Muséum.
Signe rhomboédrique. Signe hexagonal.
n = (6' à} é) [b' b^ h') hémièdre.
Je n'ai observé cette face que sur deux cristaux du Valais,
dont un est représenté fig. 27, pi. I; elle forme, dans la même
zone que les quatre précédentes, une bordure étroite entre e* et a. La mesure de ses incidences est assez difficile à prendre très-
exactement; cependant j y suis parvenu en cherchant à constater Fexistence de la sone; la simplicité du signe rhomboèdrique satisfaisant à cette sone y qui se déduit de la moyenne des observations, prouve d'ailleurs que je n'ai pas dû m'écarter heaucoup de la véritable valeur de ces incidences : on voit que la face II occupe
entre e' et a une position tout à fait analogue à celle de ITi citée précédemment entre e* et x; on peut aussi remarquer que II fait
encore partie de la zone déjà décrite s ^ e\ et qu'elle se trouverait également dans la zone jx, a' II, comme je Tai dit en décrivant jx,.
Signe rhomboèdrique. Signe kesagonal.
T =: (6"^ * d') (6* 6" A") hémièdre.
Cette face s'est rencontrée sur deux cristaux du haut Valais avec des incidences un peu incertaines; parmi les mesures que j'en ai obtenues, j'ai choisi de préférence celles qui conduisaient à un symbole o£B:ant un rapport simple avec le signe des faces suivantes, beaucoup plus faciles à déterminer exactement.
Signe rhomboèdrique. Signe hexagonal.
T, = (6^ d' d') {b' b^ h^) hémièdre.
La face T. s'est présentée sur le cristal du Valais (fig. 3 1 , pL I) avec une si grande netteté, qu'il n'y a pas eu un instant d'hésitation sur la zone pa, dont elle fait partie, ni sur le symbole qu'on devait lui assigner.
Signe rboniboédrique. Signe heiagonai.
T. = (6^ ef d') {b' 6^ h') hémièdre.
Cette face, qui se trouve, comme la précédente, dans la zone p a, s'est rencontrée sur dés cristaux de Pfitsch en Tyrol (fig. 5a , pi. II), sous la forme d'une très-petite troncature; elle se dis-
tingue de sa voisine x» P^^ ^^ éclat un peu plus vif, et surtout parce que, sur le goniomètre, la zone à laquelle elle appartient est trop facile à constater pour être confondue avec la zone pXi^x.
Les signes cristallographiques des trois faces T, T,, T,, sont entre eux dans des rapports simples, de sorte qu^il existe entre ces trois faces et le plagiëdre a la même relation que j'ai fait remarquer entre les faces X» X»» X> ®* ^® plagièdre x.
11 est assez intéressant de voir que le nombre des zones dans lesquelles se trouvent les trois plagièdres x, y, u, augmente en raison de l'importance que paraît posséder chacune de ces faces dans la cristallisation du quartz.
Signe rhomboédrique. Signe heiagonai.
X = (P d' d') {b' 6" A^) hémièdre.
Le petit cristal du Valais (fig. 5 1 , pL II ) , déjà si riche en facettes nouvelles, m'a encore offert une petite bordure linéaire
qui paraît bien en zone entre le plagièdre 6 et le rhomboèdre e* ; malgré le peu de largeur de cette bordure, on peut mesiu*er approximativement son inclinaison sur les deux faces qui l'entinrent, et le seul symbole un peu simple qui satisfasse à la zone
6 e\ en donnant des incidences calcidées voisines de l'observation, est celui que j'ai adopté.
Signe rhomboédrique. Signe hexagonal.
e = (d* d" 6^) (6"^ b' h') hémièdre.
ou bien :
Signe rhomboédrique. Signe hexagonal.
e = (d* d" 6") (6" b\ h^) hémièdre.
Cette face, pour laquelle il n'est pas possible de trouver un symbole hexagonal simple , s'est présentée sur deux cristaux incolores du Brésil; sur Tun de cas cristaux (voy. fig. 49)» © offre
assez de netteté pour qu'on puisse s'assurer qu'elle n'appartient k aucun piagiëdre, et quelle fait seulement partie de la zone laté*
raie des deux rhomboèdres e* et e* ; on peut aussi répondre de plusieurs de ses incidences, mesurées, soit directement surle cristal, soit à Taide d'empreintes en cire d'Espagne. Le premier symbole, malheureusement bien compliqué , est celui qui fournit les nombres les plus rapprochés de toutes les observations; le second symbole, un peu plus simple, s'en éloigne, au contraire, d'une manière assez notable. Quant aux rhomboèdres entre lesquels la face 9
est comprise, l'un, e*, est bien uni et se détermine sans difficulté;
il . . ^
l'autre, e * , oflre quelque incertitude dans sa mesure, et on pour-
iji
rait peut-être le regarder comme e* ; mais, si l'on adoptait ce
changement, la zone e* e* exigerait pour 6 un signe tout à fait inadmissible.
Il serait bien intéressant de retrouver cette face sur des cristaux plus petits que ceux que j'ai eus entre les mains, car la détermination précise de toutes ses incidences permettrait d'établir un exemple frappant d'une notation très-compliquée.
Signe rhoinl>oédri({ue. Signe hexagonal.
A = {d' d^ 6^) {bh' h')
Cette modification, qui fait partie d'une zone formée par la face j3 et par une face e*, ne s'est rencontrée que sur un seul cristal transparent , représenté fig. 8 1 , pi. IIL Ce cristal , qui m'a été communiqué par M. Foumet, provient du terrain dévonien de Neffîez, dans le Languedoc, où l'on trouve fréquemment des cristaux bipyramidés dont l'un des sommets offre les plans du rhomboèdre b\ ternes mais souvent très -développés. A ferait aussi partie de la zone inobservée k^ Tj A a} h* ^ y; son existence parait donc aussi certaine que celle de toutes les faces qu'on rencontre dans deux zones.
Comme je l'ai dit, page 6 1 , on pourrait peut-être admettre pour
|3 le signe rhomboédrique (d'' d* &']; dans ce cas, les symboles rhomboédrique et hexagonal de A satisfaisant à la zone (5 e'
ï J- JL i
seraient (d' d'^ &') et (6" 6* A*), expressions notablement plus compliquées que celles qui sont adoptées ici.
Quoique le nombre des faces nouvelles décrites dans ce Mémoire s'élève à un total de cent trente-trois , ce qui porte les formes connues du quartz au nombre de cent soixante-huit, il est plus que probable que les observations futures en feront encore découvrir d'autres ^ et je n'ai pas la prétention d'avoir épuisé un sujet qui parait beaucoup plus fécond qu'on ne l'avait supposé jusqu'à présent. Ce qui me semble digne de remarque dans les trente-cinq faces isolées qui, par une extension suffisante de leurs plans, formeraient des hémiscalénoèdres, situés d^une manière tout à fait arbitraire sur les angles solides du rhomboèdre primitif, e'est que ces faces sont toutes comprises au moins dans une, et. quelquefois dans deux aones formées par deux modifications faciles à constater, et généralement assez communes dans la cristallisation du quartz.
M. Brooke a pourtant trouvé, sur des cristaux de sa collectioB, deux hémiscalénoèdres qui ne remplissent pas cette condition :
l'un, >;, a pour signe rhomboédrique (6" b' 6*); il ne fait partie que de la zone inobservée A, (x t a* f, u; l'autre, 5, est exprimé
JL -L
par le symbole' (d" d'* 6*), et la seule zone où Ton pourrait le rencontrer serait formée par les faces v a* t». Du reste, ces deux modifications sont excessivement rares, et je n'ai jamais eu l'occasion de rien voir qui s'en rapprochât.
Voici maintenant le tableau comparatif des incidences calculées et des incidences observées directement; les inclinaisons mutuelles des faces y sont inscrites suivant Tordre des diverses zones auxquelles ces faces appartiennent.
* Lorsque j'ai présenté mon mémoire à l'Institut, le nombre des faces nouvelles n'était que de cent dix -neuf. Depuis cette époque, j'en ai déjà retrouvé quatorze totalement inconnues jusqu'ici.