DIPLOSTEGIUM Don. — DC. prod. 3./?. i5a
Je ne connais pas ce genre, et Tai inséré dans la série d'après 1^. Don.
4o. AaOTIS Dan. — DC. prod. 3. p. i53-
Je répéterai ici la même observation, mais j'ajouterai que dans YHortus britannicus de M. Sweet on trouve le Melast. aquatica d'Aublçt, annexé au genre Aciotis, et, dit^^on^ d'après M. Don. J'ai de mon côté rapporté cette plante au genre Spennera de Martius. Je persiste à croire qu'elle n'appartient point à YAciotis^ ou que le caractère dé YAcioUs n'est pas exact. M. Don dit en effet que son Aciotis a le tube du calice charnu , ce qui n a point lieu dans le Spennera , que le fruit y est charnu au point d'être comestible , tandis qu'il est capsulaire dans le Spennera; il parait que le connectif ne se prolonge point dans les Aciotis , tandis qu'il porte deux longues soies dans le Spennera. J'ai donc peu de doute sur la nécessité de séparer ces deux genres ; mais ' il est possible que la place de X Aciotis dans la série ne soit pas précisément celle que je lui ai assignée , en croyant me conformer à M. Don.
5^ Tribu. MICONIÉES DC. prod. 3. p. 162.
4l. ROUSSE 4UXI A DC. Le.
Deux espèces de Madagascar que j'ai vues dans l'Herbier de M. dé Jussieu , et qui ont été décrites par Desrousseaux dans l'Encyclopédie , m'ont servi à créer ce genre, et m'ont suggéré Fidée de le dédier a l'un des botanistes qui a commencé à faire connaître les MâàstomélM avec quelque exactitude. Gei& deux espèces sont les Melast. ckrjrsophylh et artiouiata4
MÉLASTOMAGÉES. 55
A toute rigueur on aurait pu en faire deux genres , à raison des différences de leurs étamines égales, toutes fertUes et à connectif court dans le R. ckrjrsopkjrlla, alternativement inégales et à connectif long muni de deux soies à sa base dans le R. articulata) mais Fanalogie de leur patrie et du reste de leur structure m'a engagé à les conserver réunies.
Les Rousseauxia ont la fleur sur le système quaternaire ; leur calice a le tube hémisphérique et les lobes larges ; les pétales sont obovés ; les an* thère^ oblongues-linéaires ; l'ovaire adhérent au calice surmonté autour du style de 4 écailles soyeuses; les graines sont anguleuses, lisses et à dcatrrce linéaire; circonstance qui sépare ce genre des Osbecliées à finit adhérent pour le rejeter dans les Miconiées.
Je dois avouer que ce genre est encore mal connu et réclamera de nouvelles observations lorsque les plantes de Madagascar seront plus répandues dans les Herbiers.
42* LEANDRA Rêiddi. — ■ DC. prod. 5. p. i53.
Ce genre , établi d'après deux espèces du Brésil par M. Raddi, et accru de 11 espèces nouvelles, dont g par M* de Martius et a par M. Gaudi-^ chaud y est un des plus naturels de la Êunille. Il a pour caractère essentiel que les lobes ducalice sont comme dédoublés, c'est-à-dire qu'on trouve deux petits lobes placés l'un devant l'autre, l'intérieur demi-pétaloîde , Textérieur plus épais ; les fleurs sont petites et presque toujours réunies en têtes serrées.
Les vraies Leandra^otni toutes le calice à 5 ou 6 lobes et autant de pétales ; les poils qui recouvrent leurs bract^ et leur calice sont simples et soyeux; ils forment un groupe très naturel et dont les espèces se ressemblent tellement, qu'on a quelque peine à les reconnaître.
Je joins à ce genre, comme seconde section mal connue, une espèce de M. Martius , qui a la fleur à 4 paities seulement , et le calice et les bractées couverts d'un duvet étoile. Comme les lobes y sont dédoublés, je n'hésite guère à rapporter le Leandra racemifera aux Leandra; mais je n'en connais ni les pétales ni les étamines.
45, TSCHUDYA DC. prod. 3. p. i55-
Le nom de Tschudy a été illustré en botanique par deux observateurs habiles : M. le baron de Tschudy, qui a écrit un ouvrage théorique et pratique sur les arbres résineux , et a en particulier enseigné la manière de les greffer, et son fils, qui a découvert la méthode de greffer les herbes les unes sur les autres, et qui a publié sur ce sujet un Mémoire plein d'observations originales; c'est à la mémoire de ces deux savans, et surtout du dernier que j'ai eu encore le bonheur de connaître personnellement, que je dédie ce nouveau genre.
n se compose de 4 espèces du Brésil ou de la Guiane, toutes nouvelles pour la science , et dues aux voyages de MM. de Martius et Richard.
Ces arbrisseaux ou sous-arbrisseaux ont un calice à tube globuleux et à 5 lobes persistans, grêles, petits et écartés les uns des autres; les pétales paraissent très caduques , et manquent dans tous les échantillons que j'ai vus; les étamines sont au nombre de to, à filets linéaires un peu planes, à anthères oblongues dépourvues de tout appendice à sa base ; l'ovaire est adhérent au calice, garni de soie à son sommet; le fruit est membraneux, très vraisemblablement indéhiscent , à 5 loges , ou quelquefois à 4 p^i* avortement de Tune d'elles. Mais ce qui caractérise essentiellement ce genre , c'est la structure des graines ; celles-ci sont nombreuses , très petites^ oblongues , droites , terminées par une sorte d'appendice célluleux, membraneux et réticulé , qui forme sur le corps de la graine un angle ou une courbure prononcée, de sorte que la graine , vue h, l'œil simple, parait courbée. Les Jig. 7 et 8 de la pi. 9 , copiées d'un dessin fait en ma faveur par M. Adrien de Jussieu , donnent une idée de la structure singulière de c^ graines ; leur extréme.petitesse ne nous a permis ni à l'un ni à l'autre d'y reconnaître la place ni la forme de la cicatricule.
Les Tschudjra ont leurs rameaux cylindriques, tout couverts , itinsi que les pétioles, les nervures des feuilles et les pédoncules , de poils roux nombreux , simples et très serrés ; les feuilles ont de courts pétioles ; leur limbe est marqué de 5 nervures hérissées sur les deux surfaces ; le reste en est un peu velu. Ces feuilles sont généralement ovales, acuminées, entières ou bordées de très petites dentelures ; le thyrse des fleurs est terminal , lâche et comme paniculé; les fleurs en^nt petites , écartées et lUMssées.
MÉLASTOMACÉES. 57
Le T. fuheruUnia s'écarte des trois autres par le duvet étale et floconr neux qui recouvre ses feuilles et sa panicule. Sous ce rapport il se lie un peu à la deuxième section des LeandrUé
Je joins ici, pour compléter l'histoire de ce genre ^ la figure et la des* cription d'une des espèces de Cayenne, qui m'a été communiquée par mon ami M. Delessert , et qui se retrouve aussi dans les riches collections de MM. Martius et Richard.
TSCHUDYA RUFESCENS pL IX. prod. 3. p, i55.
Cette plante est originaire des lieux ombragés de la Guiane française ^ où elle a été observée par MM. Richard et Poiteau , et a été retrouvée par M. Martius dans la partie du Brésil , voisine de la Guiane. Je la décris d'après un échantillon en fruits qui m'a été communiqué par M. B. Delessert. Tous ceux que j'ai vus dans les Herbiers avaient de même passé l'époque de la fleuraison.
Les rameaux sont cylindriques , abondamment couverts dans leur jeunesse de poils roux étalés, un peu roides y serrés les uns contre les autres, et qu'on retrouve sur les pétioles et les pédoncules 5 les feuilles sont opposées y étalées , portées sur un pétiole de 4 ^ 5 lignes de longueur ; leur limbe est ovale, âcuminé , bordé de petites dentelures aiguës , saillantes et un peu fartées , munies de 5 nervures principales partant de la base et réunies par de nombreuses veines ou nervures secondaires transversales parallèles entre elles; leur lopgueur est de 5 pouces sur 2 ou a ^ de largeur; leur surface supérieure est glabre , avec les nervures principales chargées de poils roux : l'inférieure est toute couverte de poils longs et épars ; leur couleur est d'un vert foncé. Les fleurs forment un thjrse paniculé, lâche, terminal, dépourvu de bractées ou n'en offrant que de très petites et à peine perceptibles; le tube du calice, vu après la fleuraisop, est gl(^uleux, un peu blanchâtre, hérissé de poils serrés, surmonté de 5 petites dents aiguës et écartées. Je n'ai pas vu les étamines ; une seule étamine restée en place a un filet égal à la longueur des lobes du calice; une anthère linéaire dépourvue d'appendice à sa base et terminée par un pore. L'ovaire est adhérent au calice couronné de soies, chargé d'un style filiforme; la baie est globuleuse, presque sèche, enfermée dans le calice persistant et qui fait corps avec elle,
59 MÉMOIfiE L
dàriêée en 5 lof^ oo qaekp^tSois a 4 pu* amitanatt; les gnôiies mmi droites^ oirales^ dUongoei, snnDOolées M ikimnuwâ par ■■ ccmîque et ceUdeux. E31es sont Utr petites, et raa a rcefl ■ presque k farme iTtm croiiBaiit.
Earfdicatian de la planche IX.
A. Le rameaa fU)fal de gnikLear iiatiireQe.