MEDINILLA Gaud. — DC. prod. 5. p
Ce genre a été établi par M. Gaudichaud, qui a découvert aux lies Ma^ riannes la seule espèce dont il se compose, et en a publié une très bonne figure à la planche 1 06 de la partie botanique du voyage de M. de Freycinet. Ses fleurs sont en nombre quaternaire comme dans le Calophjrsa; son calice a un tube obové, dépourvu de côtes, et se prolonge en un limbe tubuleux persistant, exactement tronqué au sommet; les pétales sont au nombre de 4> obovés, obtus, un peu coriaces, de couleur rose; les 8 étamines sont égales entre elles, munies d'anthères allongées pointues à un seul pore, et qui portent à leur base 2 oreillettes obtuses. Le style est filiforme, non dilaté au sommet; l'ovaire est tronqué, glabre, à 4 loges; la baie est couronnée par le tube du calice ; les graines ovoïdes , droites , lisses. Quant au port, ce genre est très remarquable par ses feuilles verticillées trois ou quatre ensemble.
5o. HUBERIA Z?C- /)fx>rf. 5./?. 167.
Le nom d'Huber est devenu cher aux sciences, parce qu'il est celui de deux naturalistes distingués : François Huber, qui, quoique privé de la vue , a su , par la finesse de son esprit, étendre nos connaissances sur les mœurs et la structure des abeilles, et qui a fait, de concert avec Senebier, des expériences curieuses sur la germination des plantes; et Pierre Huber , son fils, qui a étudié avec une rare sagacité les mœurs des fourmis, des bourdons et de quelques autres ^^Ésectes., En dédiant ce nouveau genre à ces naturalistes, je suis l'impulsion de l'amitié qui me lie avec eux, et je suis assuré d'avance de l'approbation des naturalistes .
L' Huberia se distingue comme genre à son calice, dont le tube est oblong , resserré vers le sommet, et a 4 ou 5 lobes; par ses 4 ou 5 pétales obovés; par ses 8 ou 10 anthères oblongues linéaires, qui émettent non du connectif , mais du dos même une soie ou éperon aigu , circonstance qui n'existe
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daiui aucune autre Maasiomacéc, L'o¥aixr ot adhèrent au calice par sa pwtie inferienre, libre, glabre et copôpie dans la partie supérieure; le .'itjle est filiforme, presque ai|pi au somnet; le fruit cbamu a 4 ou 5 loges; les graine encore inconnues.
de orenre ^ compose ess^itiefiement de trois arbrisseaux du Brésil , tous parfaitement glabres, et d'un port él^ant. Leurs jeunes rameaux sont comprJDBies oa tétrajÇOHes; leurs Cetiiltes peCioiées, ovales ou oblongue&y à 3 aervurei;mai»ie9deiExlatmlessoMqad(piefofSSÎToisiiiesdnbord, qu'on aérait testé de croire m premier eoap d'oeil cpi'eDes manquent complètement* Ceci est snnoot visible dismff rHnbéria à fimiOes de laurier, figuré à la fL ro. Les ieurs sonC en cymes^termânies, ef ponrissent, d'après Therbicr, bfamcbesoo rases.
A la suite de ce gmre bien déterminé , je place comme seconde section les denx3!lélaslamjcéesc{iie Ventenat a décrites soos le nom de Maieta; elles sont toat-^HÊût diâérentes dn vrai genre Maieta^ mentionné plus haut, et se rapprochent de XHuheria en ceci, que leurs anthères émettent des soies pnr le dœ même, et non par la base du conneclif; mais elles en dififerent, parce qu'au lieu d'une soie il j en a a. Leur port est aussi un peu difiérent. Ces deux espèces ont besoin d'être revues avec soin , et pourront peut-être un jour former un genre particulier , qui ne s'éloignera cependant pas beaucoup de XHuheria.
Pour compléter Fhistoire de ce genre , je joins ici la figure et la description d'une espèce du Brésil que je possède depuis long-temps dans mon herbier; les a antres se trouvent dans ceux de MM. Martius et Kunth.
HUBERIA LàURINA pL X. prod. 3. p. 167.
Cette belle plante est originaire duBr^l^et fait depuis long-temps partie de ma collection. Cest uia arbre ou arbrisseau entièrement glabre ; ses jeunes rameaux sont obtuséqient tétragones et deviennent ensuite cylindriques ; les feuilles sont opposées, portées sur un pétiole long de 5 lignes, oblon- Ijues, un peu coriaces, obtuses ou un peu pointues, et rappelant de loin celles du îiaurior; elles sont à 3 nervures, mais les deux latérales sont irèn voisines du bord de la feuille, et les nervures secondaires régulièremont disposées des deux côtés de la côte moyenne et un peu écartées enlro elles, de sorte qu'au premier coup d'œil la feuille semble penninerve;
MÉLASTOMACÉES. ^5
elle a 2 pouces { de longueur sur 9 à ta Ugnes de JbLrgeur. Les fleurs foih meut au sommet du rameau 4ilie oinbeenforme deiiorymbi^ à.pédicettss opposes et allongés , à brâctMS 1res pétiteSé Le tube du calice e6t oUoinsg, un peu urcëolé, à 10 côtes légèrement saillantes j; son limbe est évasé ei9fi divise en 5 lobes larges à leur base^ et prolongés ea pointe subulée; les pétales sont obovés, presque oblongs^ twminés par une petite poilite, trois à quatre fois plus longs que les lobes du calice; les 10 étàtninesoat les anthères plus longues que le filet y prolongées en un bec allongé et à I pore, et portent vers leur base un éperon aigu, simple et dotsali très remarquable surtout parmi les Miconiées; l'ovaire est ovoïde^ adhérent au calice , de moitié plus court que le tube , divisé en 5 lobes polyspermes, glabre au sommet, surmonté d'un style filiforme un peu plus long que lesiéttmines et à stigmate simple. Le fruit , vu dans sa jeunesse, parait évidemment devoir être indéhiscent et modérément charnu ; les graines ne sont pa$ connues. '^
Explication de la Planche X.
A. Un rameau de grandeur naturelle.