XXI. Samozus
Pour me conformer à l'usage, j'ai dans le Prodromus de M. De Candolle nommé pour abréger les écailles alternes avec les divisions de la corolle de ce genre, des filets stériles (filamenta sterilia); pour être plus exact et que la phraséologie fût plus conforme à la manière dont je les envisage, j'aurais dû les nommer des pétales avortés (petala abortiva). Leur forme et leur longueur relativement aux étamines fournissent de fort bons caractères pour distinguer les espèces de l’ancien genre Samolus de Linné, et ce qui montre que ce caractère a quelque valeur sous ce point de vue, c’est qu’il y a une des espèces, le S. ebracteatus Kunth. où ces squamules manquent tout à fait. Le Scheffieldia de Forster, ne différant des vrais Samolus par aucun caractère essentiel, ne doit pas, comme l’a si bien vu l'illustre R. Brown, en être séparé. Deux des espèces de ce groupe ne me sont connues que par les phrases de M. Brown.
XX et XXII. ManzæLrA et FINDLAYA.
A la suite des Primulacées, M. Endlicher (gen. p. 754) rapporte deux genres de Madère tirés de l'ouvrage de M. Bowdich, que je n’ai pu me procurer, Manælia et Findlaya. La description est très-courte et si incomplète qu'il est impossible de se faire quelque idée un peu claire de ce qu’ils indiquent. Autant qu’on en peut juger, il n’y a pas d’obstacle à ce que le premier de ces genres appartienne aux Primulacées ; cependant la phrase folis opposilis cum squamulis pluribus, me fait soupçonner que la plante décrite pourrait bien avoir des stipules, et dès lors il y a lieu de présumer que le reste de son organisation l’éloignerait de notre famille.
Le genre Findlaya est encore plus suspect. S'il a en effet le stigmate à cinq divisions, et une capsule pentagone renfermant de une à plusieurs graines, il est
DES PRIMULACÉES. At
infiniment probable que ce genre appartient aux Portulacées. Je mettrais du reste un vif intérêt à avoir communication de quelque échantillon de l’un et de l’autre de ces genres.