TRAITÉ DE LA DÉFENSE DES PLACES FORTES
Quoique, dans tout le cours de ce Traité , j*aye eu -k cœur d*être compris par les personnes qui ont seu^ lement les premières notions de Fart militaire f ai pensé que la longueur seule de l'Ouvrage , et la nécessité où je me suis trouvé quelquefois d'entrer dans des discussions techniques , pourraient en interdire la lecture à un assez grand nombre : et comme cependant , dans un sujet qui intéresse si fort la' société tout entière, il importe que les connaissances (ne soient pas concentrées dans un seul corps , je me suis attaché,' dans ce Discours préliminaire, k résumer, avec toute la précision possible, les principaux points de cette partie de l'art , qui d'ailleurs n'est point, abstraite j afin que tout le monde , même ceux qui n'en
ont fait aucune étude , puissent en saisir Fesprit et en juger sainement. Je me propose donc, dans ce Discoutfs,à'^^K]iaer efi^^elli de W^ Hm^Ab kquestion qui fait le sujet de cet Ouvrage , de faire connaître la situation actuelle des choses à cet égard , la nécessité reconnue d'y apporter des changemens , et enfin quels sc^t,ceux çU ces changemen3 qui par^isr 'sent les plus propres à l'améliorer.
C'est réquilibre des forces militaires qui rend les
états indépendans les-uns-des^-autres. Mais toutes les
puissances ne pouvant mettre sur pied le même nombre
d'hommes, cet équilibre ne saurait jamais subsister,
ifue ^s^rdes obstacles ^ wix nitùteh i, 'mk -arxifioieW,
■qui. prêtent^ «tt poim[ d'âpptji a^ «plus êi3D(fej <Êt fe^
itsifdent feiù'^oaèinà lîhnvasiott de'son^îiy^^i juîsqu'k
-ée. qiiô ^le$^ wn^^ |)Ui6^tidêsv ' ii^^resséès au tiïalHf
tien' dckîctiéqiiil^fe, tt}eïirt:»réum^leti*$ efforts pour
conï»e4ial&nô^ >îôéUit j de i^' puisèat^ôë prépondé*
ican^e.' ■• •■ ;.;:'.:••• i: i ..•;i;^ • . .]..),•..• ..•.;•:
; Si dé igi^andes oh^Éftëâfdé! 'tiiGliiiiÊlgrté&', d^ïâméotes ibrêtSydes idés^ts^idëèj^ des î^^raii kâpl^àtidablês; «uilarme^, s^pasretot iés 'froniièrès de ^s>dîflSë*«ttt<eis pui^sances^ «éis obâtaéî^^s ^èi^o^t des fdrtîficationis^tià^ turêllpd^Js«5J«!»ki4i^est èk tbùis le$ «aivaux deîl^t-, mais ^'iëâiligfiés )de démat^^eiôïi^ent établies ati lâilii^t!! âe plainèBj'f<3»tiies, travei*^fes par des ' comiiiunicâtbti«
DISCOURS PBÉUMINAIBIl vi)
Êicdles, il Êiudra suppléer pat des tirayavut d'i»4iistrie à.c^$ défen5ç$ naturelWa.
Pe$ rQti^anch^mens continus^ ou mùsàiBea mm intjei:^0inpuçç, CQiame cellç qui laome. h. Qa^ne au u<;srd, seraiemt des ouvrages trop diàpicndiettx, *re^ dilTicile^ à. garder dans toute leur étendue) et il àuffîpait <jue Tenneii^i î^ fiûl forcés en un point, peïur qu'il en fût le ra^ître partout. Le besoin et la réflestion ont bientôt feit sentir, qu'il vaut mieux se borner k garder les points principî^u^ par dç3 plaoes isolées, dans les-: quelles on ros^^^^le tous les moyens néoefisaireB à une défense locale^ et qui, quoique sépaonées^ n'«n fcaifc pas moins l'eSfet d'une ligne continue ; parce que m Fennemi voulait pénétra dans les intervalles^ il se trouverait exposé à être harcelé sur ses derrières^ et coupé par les garnisons de ces places^ cpaâ ^ù jrépanf draient daift ces intervalles, et rendraient la retraite impossible ou du moins très, périlleuse.
De semblables points -d'appui ne sont pas même inutiles au plus fort, parce que les autres puifissoices pourraient k son insu former des coalitions contre lui, l'attaquer k l'improviste, ou pîW)fîter de quelques troubles intérieurs dan^ ses état^» les susciter mèam, pour y emp^her le^ l^vée^s, ^ l'organisa^on exacte qu'exige toute force ■ armée , queJqu^) nombreuse qu'elle soit.
viij DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
L'exp^ience a prouvé qu'un cordon régulier de places fortes, distribuées convenablement sur les fipohtières, était le plus sûr moyen de prévenir ces crises, et de préserver les états, de ces grandes et subite révolutions qui les bouleversèrent si souvent Autrefois, et qui bouleversent encore les pays qui sont entièrement dénués de fortifications 5 que c'est par elles, qu'on est dispenisé d'avoir continuellement sur pied d'innombrables armées, pour garder toutes les avenues du territoire 5 qu'elles empêchent les peuples civilisés de devenir la proie des barbares, et le sort des nations d'être compromis par le mauvais succès d'une bataille^ qu'elles maîtrisent jusqu'à un certain point les hasards, assurent la possession des passages importans, des ports , des entrepôts de subsistances, des grands établissemens de commerce 5 qu'elles préviennent une multitude de guerres, par la série des difficultés qu'elles laissent entrevoir aux conquérans, et les ressources qu'elles offi^ent k l'oppriméj qu'en un-mot, suivant l'expression de Montécuculli, ce sont les ancres sacrées qui soutient les états.
Ce n'est pas qu'on rie puisse abuser des places fortes, comme on abuse des meilleures choses; mais leur institution n?en est. pas moiris bonne et utile, l'abus facile k é^t^, et leurs inconvéniéns généralement bien au-dessous des avantages qu'elles peuvent pro-
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DISCOURS PRÉUMNAIRE.: ix
curer. Ce sont les armes défensives des puissances,' comme les boucliers le sont des individus : les boucliers ne blèssqpt point) ils ne font que parer les coups. Les places fortes sont de même essentiellement conservatrices , et seules sous ce rapport, parmi. les grands instrumens de guerre , elles saillent être justifiées aux yeux de Flmmanité. . » . *
Mais pour que les places fentes- puissent produire les heureu* effets qu'on à le cïroit d'en attendre, il faut qu'elles soient inexpugnables k l'aide de leur garnison, ou que du moins, elles puissent être assez longumient déi^nduejs, pour ôter aux èntiemis l'epvi^ de- les attaquer. D faut aussi qù'eUés* n'inspirent pmnt une Êiusse confiance ,. en laissant penser qu'elles peuvent se défendre d'elles-m^es. D Êiut enfin, qu'elles n'a^blissent point iV^prit militaire, qui doit toujours être puissamment maintenu dans chaquei pays , pour que ce pays ne devienne pas le jouëi; des puissanoes étrangères , et pouvt qu'il soit dis-> pensé du besoin d'être injuste ou astucieux envers elles.
Si les places n'étaient pas susceptibles d'une lonjgué défense, elles ne rempliraient pas, leur objets çgir elles ne donneraient pas k celui qui serait attaqué, le- tempsf de réunir ses propres forces ôU celles de ses alliés contre l'agresseur. La place tomberait entre les mains
X DISGOUBS PRÉLIMINAffiE.
de oelui rt CL ^ ' aiigiiimterait encore sà Soree com^ parative', et.prÎGidoirait\ par conséquent', IWet disr» m^tral^nenJt. oppo^ k- l-équilibre qu'il /agit de mainw tenir, j.;--: "i. . ■. •:• {-'■■.■■■ i.'; .. -. ^î : ; .• i U ÊLUt savoir-pt^intenant^siks: places teUes qu'ellea eixlflte&t ^ telles que . nous fiavons \ les;, défendre i d^ois l'état actuel des choses , relnpliaseot celte ■ condi-h tioii fondamentale- -Qr l'expëriencie prouve . le contraire j car.par lejrdfevé des journaux de tous les sièges modernes^ nous voyons qùe^isàuf quelques ex-^ ceptions a^ares^ àvep à; des eiroonstànfieç > par ûculières^ nOfipl^cêfi^Biédio<a»S'ne peuvep|:'terinr phis de ao }o;i^ et< le^ jneU^rjéfii plufi/dc) 4q tjou]3si;(*) rinten^le qtâ
*"/(*) M. de y.auD.a9 calcule lejs, muqihons nécessaires tant pour l'asdlÉjgeânlt que. pout l'asài^ë ,-éur le i^ied Wife teinte jours à pfeii près , ()e
suivant la. grandeur des places. Personne, ne doute cependant que nos places' dû préttndr c/rare ^telles que lillë^ Me'tz,'Slrasb6urg , LùxëmiMm^g , fSfingpptoot^i, neipii^ntte^.lifttaiiËoup plus^lang-tCâijÉpt, et Vexpérience le , Pjfpuy^^ .]^s f^a e:^çeptj<^iç»s .sonf^fp ^ p^t ,ploan1?re,, «t viennent' dé ce que ces places ont aes enceintes rêaoublées , ou àes m»^ nœuvres d'eau, ou d'autres avantages tirés de la nature du site, ou énOn' de cfi qu^fU^i so^lf cot^U^mf^i j i^?if: ^F'^t^i ^,? "ff i^'^ tieipps de «iége elleé'sont toujours , pourvues d'une garnison vigoureuse , et^dcf tous les ap^ (:rr^)^oÂtockRlis dbàt icMêis ont (es6^ longue r^istailce. 11 n'en
^ j^;mçin.sjyj^ ,4«.;dicfg;'gj^^|4n^lv tvodè aetopl de. dé-
fense;, la durée fnoyenne. des si^çs estdc 3o,j,ours au plus,; çt-p^çst M de Gormoàtain^e' lui-même qui posé en principçi que> le' maximum est de
IfiSGCmRSiPBAUMimsm ^^
iitsf suffit 'upeàiAt pour Taœ^mUéri id^ )ft)]jee8) i^ai^wdtii^ ; -suri^ctuiL si: les iSU7mée^ ^it9o4ieKèrit iem|>ky^ée8ih klefi ftaçé-
-i II n^'étakiptts/àiîiéiiBibei»ie:ks!'pk»^ £ondi se -éMéndsdkvLtiT^fendBmk liesi'BiiiBéeè'reiiJbèAe^;, fOt h"p\\is
-ohHgé ode : ^lâc^vrofiiri» v rai^eo > jetqe/ BiaBéq loiTalfiinâa^ •n^éej liei isiége : K|b'uiië)-iplaq9 .jétiait/r^oBdc ak>FSri rukaie opération décisive, aussi bien pour celui qui lîettt»e^ ^enaitviqbepouD'ôeliiîrqui'aivàitià kfisûutdnin' > >' [Tel ét^itiIfâiaA xiesi «ifèes ;k»i9qiie/!par»t> ;^^ ide f^sitibap ;!2( rielleâ duaingèiMalf/ ibiéntôt )Jiè -Êu^e ^( Ya^jiban créa un nouvel art des attaques , aucunerr J)fe)ee
veut;, aûi ttarpciÀ'pe.ufi'pDèg db^t^t^usxavm» parlé qi-
jo .Mais fibt;)piîsti^jiclg6i«biinf><ll€i0jbutys/i<^^ /de ilaitaapM^rÀeilit >iiôiD dTim^i^aHajBt'^nMÉ iàidéfense: til jôoii^truiaii|) à^Ja» vénté.4iûsiuQÔ(iipode)){>laQés iieuAres(^ «suiis-^pres^ëj touttes ^asiiani>k|()^Bdkm{y^ ri^i) sès'g^àmks 4écouive])teafiiiriâi sdjsncédâ^auaqued: bUbsiq^ furent donc ç^S}é}^i^osé&f)Tpa\ir,mRSà6yh^iui&!t ^i^nroou^art, iet ûoq fRovÛDi^DK nàoimm^nfi firent ^Ulkilini^t'teoiapa&tireit)^ Igénierde^leur
^Jt€)tli}y ;^ui) jà^apl»ri la i^tifioai^on > au< terrain, et |)ix)lil£r de 8és*iaevantàg|^ .naturels^ onais elles ne ré*-
rFi^
xij DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
tablircnt'ifMWiïti l'équilibre qcœ.M* de Vaijhan atait TOittpa Idi^même, et laissèrent^ pour akisi^ dire , regretter l'inexpérience où l'on avait été jusqu'alors.
•Ses- 'sucoeëseuri ■ oiit cherché: k r^tablhr . cet équilibre sans «y avoir réussLf et de leui! aveuy lès chaik»- •gemens (Ju^ils pii^iàits à-!sa manière de £}rtifier^ ne proouvent pas aux places £c>r|es u^e tvésigtance senài'blemeni'plus grande, que celle qui avait lieu aupat- •ravanu i > :•"' >■• '. ■ •■' " ' -■ •' . ' '• . '.
Cette btanehé de l'art ^iniHtaire est done restép inférieur© aipx'aBtre^, et l'on sent chaque jour le besoin de travailler à la rétablir dans le rang qu'elle a
•p^du;^' K..' r'-' "■'-'■■ ■■^- ■• ■•■ ••
-'' Malhein'(ms©»iei«^le9tale»s«upérieiîir»deshomi^ qui s'jen; sont^ occupés^ sans siicpès remaarquaUes, ont conduit à la persuasion commune que la chose est^ini*- {Possible» M.'de'^aubanilm-*méiiief (^ligé^de chaîner <le rôle sur <là lk»46 issU'Vie^ etdè chercher dejKMxveaok -moyens de défe»fâe^j«'». laissé srar cela ' qù'iin petit nombre d'idées ^porsesf et Ids. travaux qu'il fit exjécuter alors, portent le> caractère d'iffipCTfeIction de tous les ëàrts'naissansi Sa^a»éthode:ides attaques savait eu pour objet et pour résultat, de'^ne pas laisser sur îles r^!ii> parts un séuj pbint jqui fôt habitable pour les défend seursi,;et où l'on put cdaservër.unje pièce d'aiptilierie^ Il voulut alors rendre iàirassiégéJce qu'il lui' avait ôté^
jvtk^*^'
DISCOURS PRÉUMmAIRE. xiij
il renouvela pour le mettre k couvert , Fempldi des casemates qu'on avait abandonnées, il eh fit établir d'une construction particulière k Landau et k' Nèùfbrisach^ mais elles nfatteignïrent qu'imparUaitémerit le but qu'il s'était proposé, et laissèrent seulemtent voir quelles avaient été ses intentions. •
Ses disciples, au nombre desquels M. de-Garmontaingne tint le premier rang, tout en affectant la plus scrupuleuse fidélité aux principes de leur maître, exclurent néanmoins précisément celui de ces principes, que M. de Vauban avait regardé comme seul capable de. rétablîr l'équilibre perdu 5 les casemates furent abandonnées de nouveau, et décidément bannies des forti^' fications modernes. On imagina un nouveau système qui fut annoncé comme une simple modification de celui de Neufl>risach , quoiqu'il en différât par ce point essentiel^ on établit des formules pour calculer la durée probable des sièges , suivant la nature de leur trae^ seulement, et sans y tenir aucun compte, ni des actes de vigueur que peut foire une garnison, ni des moyens que peut procurer la disposition des ouvrages, soit pour favoriser les coups de main, soit pour mettre l'attillerie k couvert 5 on décida, d'après ces formulés, qu'on avait atteint le masimum de la perfection, et il fut en quelque sorte interdit d'autorité aux jeunes officier^ du génie, dé se livrer k de nouvelles recherches
s\m hi^jm q9?^Hw» Q'e^iai»«i <jiiQ,c^e branche.de
tacite e^trç f a6$»%a«it Qtil-a$$i^ ^ (<ïiie <les iretiiadéft
tipappuç.cfoqii^.it^idire de^^fwit^HBsftw^. que roe ne fuu plus Fart de défç«diîe,lefr|)lw;eS)«|uifUt en»ignéd«» le^ éwle3, maM œW» d» l<wci!eiilm hc^ appir^ certaines fc»rmaUté^cpi»yefit}«^.
. Uxie^ex4on'biiwsi]n|)|je^(aiii^diÙ^peiid^ i;çieo»«a$ti;e tout de suite le péa de solidité; des hases* d^cçi calcul j c'est qu'il âsttétfiJ]^! <©a principe dans l'an) militaire) et . pwwiré par: un: gi:and nosobrei d'e^pé*lâ^ncea^ quei toute; plaee)^ peut' être rantaiUée à, yoÏQîMi .comsmi le:£(m£ ordinaitemei:^ les: i ports; d^ laBTi^ .est toujours i trèâ cBfiiçile, k([ prendre^ . quel que^ s«iië d'ailleurs le( ttsioét de jsa ifortificatk»)* H n'est dâac pas vrai qiite oe tracé soîJt lé seul ni mècnede principal ékbaâent de» la .dé£ènseii .C'est aiH: contraire ; un élémeot . très; scscoodaii«$ le :{Hân€ipal 9 .coiame on ;le voit par) le; fait .que. nouâ venoiis dft rapporter,,, <x>n»5t<^ dansJa; forc& de la) garnison:: et t, le matériel 1 des • apfH>ovvsi0nn0men&,
. Mi dei Momaléskbérty qiiî «n'étais jpoint astreint ik la : disctplÎDtei des officiers du.génie.^.resswschia lé système des casemates qu'arait !vouJiu.ini9rod|i4ire M*» deiYâiAbaBy : mais surides bases toutcis di^entes et beaucoup plâs
DIBCSOUKS MÉEIMSfimE. ^
^étèndàes; elles. ne forent plu&^dans sàiftatMéatknn xiùie
•espèce d'accesscÂ^, mais le principe ^fonikmeinit^ dfe
tf3ute$ sss coB5tn2ctàons>5 il prouva {MO'ides graind^
expéricfices^queles dé&uts quides:a\^9Ei6nt fait'pmsëtdre
pouvaient être corrigés, et que l'usage en était Êiéiie.
Cette découverte^fit ép<!>qae, ellé.fiit Gonabâttûeiâvec
dkutant «uiioitis'd'iEEri^iinité ip^ les ântàgcMiis^ës ^
M.* de MonnaleD^rt , que k iraismi > ti'étart ^as. (lâe
km côté. ' i
' MûâM;deMoiital»iibèvt ^qciû^iied^urf esprit int«H-
tif^ne tba de*saidéGi(nwercèi!Ucunpani'at«intagf^tiXjriA
lés<àppliéàtionâ qufil^eti'ôtà la tompoisitiond'iAirgitànd
ndiiiibreide>8yst^6S!, ne^^lÉyetit pbiïitiièuk'edseB.ffl «e
fia'Krop k'ia ^multitude de ses iëu&càMâiiatéS(poto^<l»xi<-
pêcher les approches de Fennemij il ne les dérolùcpoint
attsç Iktt&riès > de la campagne, i^'il -'ppétéiidit âiire
taife avec les «siennes y- sans -pfendiie garife ,• qiie quand
ttièmeil aurait eu k'^upérioritédu nômbi«;(^ canons,
ies clel& die ^6s vôûtes' battues dei pleift-^'fouéty vie pou-
^Mt 'ihanquer d*ètre 'bientôt détruites, -sans ^'il
pût lés rétàWîr ,'iet qtte la qtiantité <9eule ' des muni-
tiVïns qu'il aurait Mhi ^ôAydftfiaalér pour arrêter les
pt^^rès de l^nnetei, était Utiôb^de iiltincil^é à l'a-
dbpti!6tai' de ses ^stètoes.» Gependattt la «vérité fonda-
méiitê^ a surriàgé 4 tt les câB$ëmi«es>SDiit îgél:ïémlemeht
t^coniitiès aujouttl^ui» pàr'lés^lngériièiirs'eux-«déâ)^,
xvj J)ISCOURS PRÉLIMINAmE.
coiniiié l'iihique moyen de coiis^rer l'artiflerie', et de sauver les défenseurs , sans lesquels une place , quelque parÊdte qu'elle soit par elle.- même , n'est plus qu'un corps sans ame, une machine sans moteur. -■■■'■
Mais, k quoi serviront ces caàemates, si l'on ne parvient à les dérober aux vues de l'ennwni? Et si on ne les empêche d'être, vues par l'ennemi, comment le verrat-on soi-même, puisqu'il est évident qu'on ne peut voir sans être vu? Comment fera- 1- oh feu sur lui, sans recevoir ses coups Réciproquement ? Comment en6n , pourra - 1 - on l'arrêter où seulement ralentir sa marche ? Yoilk le problème qui est maintenant i résoudre, et dont M. de Montalembert ne s'est ppkit occupée
La solution dece problème est c^)endant fort simple ^ et c'est l'un, des deux points principaux qui servent de base:k ma nouvelle doctrine. Cette solution s'obtient tout simplement , en substituant des feux courbes ou verticaux, tels que celui des mortiers et des pierriers,, au feu direct des canons et de la mousqueterie. Car les premiers peuvent, étant casemates, tirer par-dessus les parapets qui les dérobent aux vues de la campagne, -se trouver ainsi k l'abri de tous les coups, et néanmoins aller chercher l'ennemi derrière ses épaulemens, tandis que des feux directs, tels que ceux qui font la base de
DISœURS PRÉLIMINAIRE. xvij
la défense actuelle, sont nécessairement aperçus de tous les points qu'ils peuvent découvrir eux-mêmes } que lé plus souvent ils sont battus par plongée, d^enfilade et de revers, et qu'enfin ils ont k lutter contre la force toujours supériem^e de l'assiégeant , qui , masqué par des parapets contre ces feux directs, ne leur laisse presque aucune prise.
Mais la solution de cette première difficulté ne suffit point pour détruire l'eflFet des attaques de M. de Vauban $ car sa méthode consiste k marcher avec peu de monde, à s'avancer pied k pied, k ceiner et envelopper peu'k peu par ses lignes toujours bien liées entre elles, toujours bien soutenues les unes par les autres, toutes les défenses de la placer sans jamais brusquer les attaques, tant qu'il peut s'en dispenser 5 sans jamais rassembler sur un m^e point une grande masse de forces ; sans jamais. compromettre comme. on le faisait avant lui, par des coups de main hasardés, une portion considérable de son armée. Marchant toujours avec circonspection, toujours couvert par ses épaulemens, le feu de la place ne peut lui atteindre dans ses têtes de tranchée, que par hasard un petit nombre de travailleurs, qu'il Êdt remplacer aussitôt^ et c'est avec cette marche Qompassée et lente en apparence, qu'il abrège pourtant d'une manière inimaginable la. durée des sièges ^ qu'il en atténue prodigieusement le danger pour
j^viij DISCOURS lïaâlJlVnNÂIRE.
TasslégeiBitit,- ^èt*(Jii'il rend lesûccèsée^és'opératioi»
infaillihte. .
¥é\i «flè'pters6ttttesipa*euséfeht avoir saisi te 'téritiable
ésjJrît de ée'^tèine dès ttttaquies'deiM. Ûe Vaubatij peu bht '^mâix^lié 'en ijtioi ptJécfâétnent 'cortâst0 le i^Ù^ètê^ë qili le distingué ile 'h méthode 'pi^tiqtfiéie avant lui, et c'est ce gui fait sans dotltë^qu'ô^nti-a-p'as tiS6tlvéte VMëible igèttî*e dé défénâe qu'il iconvieni d^oppôsis^'k ce syitèitie d^ttaquiès. !Vl de Viltiban lui-méinâ séniWe ctôiife'ljiie'fei^placfe'doît tôujôui:^ finir par être (iriise^ét iJtte'Fassî^é tie' j)etirse prcimèttrfe autre <5kôse qiïe de f étardër jilus oii ihoitis k iiiaréhë' dé Féniiéûii. Cfe^^éju'éé'p6Uvait'én:^fel^e sof te i)àr«tï«1égittàife dïè'z'Ûh'KoibMb^c66uttÙilë k'rie trôUvdr' j^ d'dbstaife ittsiiiTttôlltàbfe^'iïiàîs 'éô'n 'ihiBuénbe "tolén 'a 'pas étë nioitis tiuîslHte , ' en cfe ijii'éïle a détourné -les îdéiès du 'nidblfe Mt (Ju'elleîsdoïiiétit se pfoposêr, qui est'la levée dli àiége, et îés^ t'étéhùè^daris cet'esprît de'chidàties et de retîïadés ^iiéèè^àiiès, qui'nV été que 'trop bien suivi dépuîs icfettb épëqùe. On 's'èsti pérstMdé hatliMlemérit que 'le'ibôtté'B'e déféiièe 'dèVait Se cohfbi^ét à <ïélui' dés attaqués} I^Uè ^iiî^ue cellès^i piXhcédàiéHt pied V{)îeii,41 Êlllâit qùel'autte fît dé mêttic. Oh peut assùfer -que 'cette "niéjirise'fest la càiise pitïriitive de cette infériorité èoriètdiite bh est téàtîé Vàfi déféhsif; il est cei'talh aii contraire qu'éh prindpè
DISCOURS PRÉLIMINAIRE, xix
géhéral, il faut quel^assiégé opère toujours en sens inverse, die Fassiégieant^^i que oontre lest attaques de viver-force, ildoitâ6défeQdr8;pied;k>pied^etiqud contre les attaques âites pied.à pied^ il idoit se- dèfendrcf de| -me-fiTTCB* Gar,sttl'eane]ai:se trouye/én force <suf le» avenues de, la. plaee',. il sevoit absurde dlallar lui pté** senterlecbinbàtaTecimeigaiDnison qu!il:!&ut infiniment ménager^inais c'est alois qùe^ ÔQomne ilcffi&0 m prasea(uxpirojèctiles<^il faut reÂaocayèk). Aucontrairey s\il n'a qnJsdes. tnivaillenrs mal soatenustdaliff les tètesdéi sapès:, c'éstialcxrs que b: multitude dés projec^ilesi tom-^ beraità vide ^ tan^ qu'avec idëié^rsdâaoheBoeite, il' sera^Êtctle d'étiè^ partant pdus^fbkti qpe^lenneifti , déP tuer ou disperser ses travailleuxs^etidé cùlbisiiter léur^ travaux^ ,
iyiaîs)m<noI]^etdaiu!œ03isoinitvne!6e'£Û]i^lei]^^ Êdrevoir- coomnent , dans .letsystèmedBS'iaittaqties de*- M^de Yauk>aii,onipeotcaiMiaiiidrerà8siégeâiit'9 malgré ses principes contraires^ ki (venir seEpréseuter^en^ma^g^; suri lés avenues de la forteveSBr^.scms le >féu^ vMsin de toutes les^casèmates k £exm vei^ncaiix'dont' nous a^<tMiiS'> paiié clidessii&^.et comment^ par ootééqueùt^ilse' trouve forcé d'éf^rofavo:' toutes^ lés: peiifeS^quV'vdUlu'^ lui Êdre éviter Mj de.Yaukan!; .C'est dàitsolutîon dé^ <ce' nouveau problème, qnifditlesecondpdm fohdaiaeiital*^ de la nouvelle doctnne que j'essaie ici d'établir.
Diaitized bv
XX DISCOURS PRÉUMINAmE.
Cette solution s'obtient en pratiquant sur toutes les avenues de la place, un grand nombre de débouchés faciles et d'une retraite assurée , afin de pouvoir se portera volonté et subitement sur chacun de ces points environnans. Car alors , si l'ennemi se contente de mettre quelques travmlleursdahs.les. têtes de sape, on fera sur eux, comme on vient de le dire , des sorties brusques d'un petit ncnnbre d'hommes , pour tuer les travailleurs, et détruire leur ourràgejet si au contraire l'ennemi met beaucoup ide forces k proximité pour soutenir ces travailleurs, oa aura rempli l'objet qu'on" s'était proposé , celui d'attirer l'assiégeant en masse, sous, l'immense quantité des feux verticaux couverts , dont j'ai parlé ci-dessus.
Le nouveau mode de défense consiste donc dans ce jeu alternatif des sordes et des feux -verticaux^ dé manière que l'ennemi ne puisse . éluder ceux - ci sans s'exposer à celles-lk , ni se mettre en mesure contre les premières, sans se Êôre accabler par les autres.
Je. suis loin de prétendre cependant, qu'on doive exclure de la défense ides places l'emploi des feux' dvcects. H en Êmtpoa^ contirarier l'établissement des premières batteries j il «ifaut pour surprendre l'enne^ii , en les portant .'sans préparation , tantôt sur un point:, itantdt sur un autre 5 il en faut encore, pour être mis.^jjrr,kr^hamp en batterie, lorsque l'ennemi
DISCIOURS PBÉUMINAIRE. xxj
vient k masquer son propre feu par ses nouveaux logemens^ il en faut enfin, pour balayer les fossés, lorsque l'ennemi veut surprendre la ville , ou tenter une escalade. Mais toutes ces choses n'ont lieu que par momens. Pour la marche régulière , il faut une autre espèce de tir, qui puisse aller chercher l'ennemi dans le fond de ses tranchées , c'est- k- dire , qu'habituellement alors , ce sont les feux verticaux qui doivent jouer le rôle principal , et que les feux directs n'y sont que secondaires.
D est vrai que nos fortifications aujourd'hui existantes, ne sont guère disposées pour remplir la double intention des feux verticaux casemates et des coups de main 5 parce que d'une part, elles manquent entièrement d'abris pour l'artillerie et pour lés défenseurs , et que de l'autre , elles n'offrent pour communications et pour faire les coups de main dont nous venons de parler, que des défilés étroits, dont l'ennemi observe les débouchés , et qu'il détruit facilement. Mais on peut , par quelques travaux du moment, multiplier et agrandir ces débouchés suivant les localités, et suppléer aux casemates par des blindages. J'ai discuté au long dans l'ouvrage même , ces défauts et beaucoup d'autres qui sont inhérens k la fortification actuelle , et j'ai proposé les moyens d'y remédier, soit dans le cas de forteresses neuves
lïij DISCOURS PRÉUMINAIRE.
à construire , soit dans le cas où il s!agit seuJement de corrections ou de modifications k faire aux anci^uiçs places. Dans ce Discours préliminaire je me borae h ce qui regarde YaaObs même de k défense proprement dite , sans m^occuper des coiisfenictk>ns< tTobsarveffai seulement que dans le sjstème de fortiûcations -xpp^ moderne, bien, loia de remédier axix deux dé&uts ma^ jeurs dont nous ye&ons de parler^ on n'a £ût que les aggraven i^°« on en p^oscrirant absohçneiit ks.fenaiL couverts 5 2°. en multipliant les barricades qui sé^*^ rént rassségfé.de soq ^fm^tsi^ de sorte qii»e leà retdurs ofifensifs sont devenus encore plus difEciles qu'autre^ fois* On y est dofie réduit potir toute défense, au ku direct dont nous, avons &it vcôr la presque nullité* A;Osst fm peut accorder ^ M. de Cormontaingne , que se» cdiculs, fondés sur cette hypotbèse, sont r^eUeistônt applicables à son propre système dont ils démontrent û faiblesse 5;inais ils ne le sont nullement au nouveau modi» qu'il Vavait pu prévoir dans ses formules , ^absctttimeiat étrangères à rahémati/ve des deux moyeris essentiels sur lesquels est! fbndd ce nou*veau système de dé&nsev.
Ce sont les développ^aens; de ce que nous vetKuifr de dire , les. preuves détaiUées, les appltcanâoi]^, les. diversesi conséquences qui.^i.dérivent, qui fontle sujet, de Touvrage que j'ai entrepris; ainsi pour fixer les
DISCOURS PRÉIIMINAIBE. xxhj
irtées sijq?. te but ppécis de cet ouiragp^et afin ^'oai n'y ehcfchQ pa» ce que je n'ai pas eu la prétention d'y m^WP^y ie dirai que c'est simplemend^ l'exposé des çkmj^mfins qui me paraissent dçifoir être faits ^ aux TfiéthQd^ actueiiemenl pratiquées dans la construction 6$ la défense des places» Tel est le cercle dans lequel \fi me suis renkanûé.^ mon but n'étant pas d'ei^seigner ce qui se Mt , mais ce que je crois qui doit se faire (t)« Ce que j'ai dit de plus nW que pour k liaison des idées , et pour mettre de l'eRS^o^le dans les principes.
Quelque certaines^ au surplus^ qnek^ue palpaHes qu^ soiaH: 1^ vérités que je ymis d'établir ^ ce serait mécoimaîtiè. la marche ordinaisre de l'espnt humain^ quie de penser qu'elles seront accueillies sans épvou»» ver de longues contradictions; elles auront le sort de toutes lés- autires vérités- ^ elles seront long^temps repoussées , dles< le soiit d'avance. La forœ seule des choses en amènera un jour l'adoption plus ou moins tardive.
ce J^ coutume> dit^le général Uoyd, est on tyran
aujou^'hui dans la con^l^uption ^ l'attaque et la défiense de» place») n« peuvent mieux faire qjie de. consulter- l'ouvraçe de M. de Botusmaid , en qMbre vo^mes- iai^ , ' et un Mias in-foCki de planetie».
xxiv DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
» plus impérieux que tous les despotes de FOrienU D » n'y a point d'argument direct, qui puisse arradièr » des esprits une opinion bien ou mal fondée j c'est' au » temps seul, aidé de quelques cbconstances favorables, y> k la sécher dans ses racines. On se donne bien de la » peine , pour ne gagner que de la haine , quand on » entreprend de démontrer à un homme, qu'il est » dans l'erreur , et que son opinion est absurde. »
Ces observations du général Lloyd, quoique Êiit^ avec un peu d'aigreur , n'en sont pas moins vraies et de tous les pays. '
/Quelques objections m'ont été faites sur |les premières éditions : j'ai répondu en peu de mots dan? celle - ci > k ces objections, qu'il m'eût suffi peut-être d'énoncer, pour en feire sentir la petitesse çt le ridicule.
Mais il en est une sur laquelle je nie crois obligé d'entrer ici . dans quelques développemens , parce qu'elle a séduit des personnes de bonne foi , et je reconnais qu'en effet, je n'avais pas donné sui* cela, dans les lumières éditions , des explications- suffisantes. Il s'agit du sacrifice d'hommes qu'exige en apparence le nouveau mode de défense proposé. Ce sacrifice au contraire, comme on va le voir, n'est pas, k beaucoup près , aussi corisidéràblê qiie dans le riipdie actuel} et c'est ici même que se trouve le résultat leplus important
Diaitized bv
DISCOURS PRÉUMINAÏRE: xxv
de la , nouvelle doctrine. Pour s'en convainci?e , il suf&u d'analyser succinctement, et de comparer les deux, méthodes. . ; •: L . ,•:
Dans te mode actuel , L'artillériç et les défenseurs soiitirangés tout k découvert sur les remparts, occupés k: Élire perpétudlement un feu très inutile, puisqu'ils* ne font que tirer devant eux , sur un ennemi qu'ils nie; voient pa&,>et qui leur est dérobé par des èpauleinens, où vont s'enteirer les balles et les boulets qu^<Hi lui envoie. i ; . : .
Mais si le feu de la place est insignifiant pour le succès, de la défense, celui de l'assiégeant ne l'est pas contre elle. D enfile toutes les branches des' ouvrages par des ricochets, et si quelqù'obstacle s'Opposé à l'établissement de ces ricochets , il écrase ces mêmes ouvragés, par .des pierres et des bombes > au point que deux ou trois jours lui suffisent pour démonter toute l'artillerie des remparts,' tuer ou estropier la plus grande partie dés défenseurs , briser les palissades , et balayer en^uh moment tout ce qui ose encore se montrer. Alors n'ayant plus rien k craindre, pas même ce vain bruit qu'avait pu faire, l'assiégé d^abord 5 l'assiégeant vient planta ses batteries sur le haut du glacis , fait brèche en. 36 heures au mur le plus épais, et la place est forcée de se rendre sur-le-champ) k moins que par une sorte de fanatisme de bravoure , la gami-
3on.i% pîleane le.partLextrême de sèuteiàir un assaut, dont, )«;i|iauvaid succès peut eninuBer ieimafisacm de la population tout entière. Telle est Fhistoireide tmi» lô$> dégeft 9 dep>aiâ b métltode deà attaque» ima- ^nées par M» le marédiial de Vaiiban. Voyons mainf^ tdnâ^ quels sont les proôédés de la nouvelle défense
>J^'abôrd dam o^ p^uvéau mode, diju monientque r^âsiégéant a établi ses batterîes au milieu de ta cani-^ pagne , il ne doit plus paraître sur les remparts ni un swi hqwsnfe, rti tin© ^seuie pièce de caiion. Tout est reiité dao^ ,d^. m&emâtea ou sous dès blindages ^ d'oà' Tassiégô se^MMiteijktie dé tirer k ricochet sur ks tranchées et le long des «sqpltales^i^att'epdant que Tenneipi s^«p« pwçW ftçaeg pour . 5e itseoujmr sous la partée de ses p«9rri»ri8 qaflematéfe^c^è-â-Klire, sur le glacisîmème de la place* A1ot$: si cet ennemi se ' présente tàn force , V^œiégé met en jeu tous tIcs pterriers et racca^e de piK)JQQtileji9>safis que les coups dé l'assiégeant puissent tomJjHer sur <pii que or soit ide la placer sinon par un ha^sard qu'on ije salirait pnéviair.
- ;.Si au contraire TassiégenU! se borne k pousser des t^èsde sape , dans lesquelles il y ait seulement qœl^ (p^travailUurerr<^n forme une nàidtitude de peticd déitiachemensi^qui partantkL'improvidbe^^ndantqu'ovt su^pd l'a^fâon' des pierrièirs^ marchent rapideôient
iWH^
sur les iêteé de ^sape^ tUem) las trskviiiUleiwsi^Aûiitlbuteni leurs -u?axidiiéesf et sont r6t«sui5 lavant que l'ennemi, •dont le système su^^i^aé alors i^esl :déîris tôablboèm^îjb la portée des feux verticaux^ ait. pu;. sreDirrau>aieQCHii6 de ces ti^yaîlleiars. Telle est là imrdie: preseiitet ^ Tassiégé, depuis \e commeiiceDiient du siège jusi^^ la fin. •<-■.■..•..;.•!•■.'■
Je ' demande maintenant'^ laquelle de eeef 'deuf miâdiodes esc là plus sûre pour les ndéfenaemjs et '\^ plus meurtrière pour Tassii^eant? Il ne faut pas êtno bien savani pour .répondre ài cette qpestkxai . / . U - Satis doute il faut de la valeur et de-iHiridustris tout ensemble, pour conduire une défense telle kpie je.v^^s de la p(ropE)»seyr ) iil &Ujt. de la.,i^k»:fR >pbur les coups de main multipliés qui doti^ïtaTK)irUi^:k liatlaque . c<)iitiiwélle. dbs ; t^lie»} 4e : 90^ ^ .JÊ()£aait'àB nndustJrie pctur msix^ le' m0meiliï ccotY^iablei^fDreiidre lî^nemisul* 1« teofips^meltreiVtilkvîeetb^boiiiapes ààwven^k^squfyb neaoRtpas ewpl^rj^^esaiU»]^ maia n'estnl piiiiévid/^l q^e: cé& deui .éém^ÛB .inoon** testaUes de toute bonoiàdéfeitieyW valeur «lit )»'ind;attrie^ sont ici Gombiiiési de la manière k {^ils^aTontégeilse? tandis que dasis les procédés 'onMiia>tiresy ils* le sont sanâ fruit y que le Btcatuà .y manque- albsolunwnt^ et que le mauvais emploi du ptemiev. ne Êdt qo^ac^ célérép la perte totale def Fasâiégé^ < ^
, xxviij DISCOURS PRÉLIMINi^E.
...La méthode proposée est fondée sur les coups de main^ellecopsîsteessentiellemetità convertir le système général de k défense en unesèrie d'attaques partielles t mads^remarquons que ce^ coups de main se font tou- .jours ea. opposant le fort au faible, un détachement de ^eps armés^contre un groupe de travailleurs surpris et peu ou point soutenus j remarquons que ces attaques partielles n'ont jamais lieu au: loin, que ht scène se piasse -toujours sur le glacis et soùs le feu immédiat de la place j que si l'ennemi y vient, il est accabl^ de feux verticaux, que s'il n'y viewt pas, où n'a rien à teh <iraindre, et qu'on reste alors maître du champ de, bataille. ■ r V .; .
*rr L'expérience prouve <ju*ofl coiirt bien moins de risque «n Élisant piar intervalle des incursions momentaikées pouifsiirjA'einch^ l'ennemi , qik'ewdemeurant; toute; un^e journée collé deit-ière un paï^pet, enfilé et plongé dé toutes^ jpâits-'^ et cependant la première m9ii»oeavi% produit jun tout autre eâet que la seconde , au mcirai a%issi Hen qu'au physique. Elle entretient le coinragè V elte'iâoùtieiatt' la confiance qui est le gage de la victoire. Le oaraetére- national du Français est d'attaque^ toujours'^ il ^ighe de l'audace en allant à l'ennemif ilsen';perd s'il attend ^ un: rôle passif ne lui cqmvint ) jamais. ^Pourquoi .ne. fec^it'K)n pas usage de ces données dans là défense dés places ,, aussi bien
DISCOURS PRÊLIMINAmE; xxix
que dans la guerre de campagne? Cesruné grande erreur que de négliger, dans un calcul ,- ces résultats d'une longue suite de faits.
Dans le système actuel des retirades méthodiques , la peapte de la place est inévitable j dans le nouveau système, au contraire, on n'est jamais forcé de la rendre, aussi long-temps qu'on a des hommes, des subsistances et des munitions 5 parce qu'on ne perd pas un seul point du théâtre de la défense rapprochée , qu'on ne le reprenne aussitôt, et avec moins de perte d'hommes, que s'il avait fallu le défendre quelques heures seulement de pied ferme. La valeur est donc mieux employée dans le nouveau mode, mieux secondée par •l'industrie.
La valeur et l'industrie sont les deux élémens de la défense, et chacune fait le sujet d'une des parties de mon ouvrage. -C'est dans la première de ces deux parties, que j'ai cité une multitude d'exemples de sièges anciens et modernes, pour Êiire connaître combien le premier de ces élémens influe sur la défense des places, combien il est fécond en ressources, combien il prête de secours à l'industrie elle-même.
Ce serait cependant prendre le change, que de considérer ces exemples comme des règles k suivre littéralem^ullsnèsont tels,ni soùsle rapport de l'industrie, ni même sous celui de lai l^avoure. Sous celui de
l'indtisstm?, (faoîqiifiU, «aggèreat une fmilel de strata*gèiûe&tQi^ouxrsf uûles,ib o^nt néaomoins)ei!D généra des procédés trop infériemrsk Fétat des eon^aaissanoa» actuelles : S0M6 cei))aiide.U bravoure^ ife n'c^B^enipoint une conduite •saiTisaJnmmt tempérée pour ie» mceurs de notre siècle j ilfe se pessenlentderlaifaarbaiie qcte le» cordons de places fortes, ont euK- mêmes infiniment contribué kbannir de Fart militaire. L'Qpinioo.générale se révolterait contre les fureursqu^ont souvent inspi-^ rées dans la défense despkcesancienneS) FaveuglaBeni des prétentions et les.haines.personneUes.Ce n'est plus là du courage, car le courage est généreux ; il sait faire le sacrifice Àe ses ressentimeins<, et reconnaître les lois de la nécessité.
La ligne de démarcation quieptiste entre la biravoure qui fait la gloire des héros, et la férocité qui déshonore les faux braves, est tracée dans les coeurs. Les lois positives qui doivent toujours être les interprètes de l'opinion des sages, la déterminent clairement j elles assignent le terme auquel un gouverneur peut se rendre, et je dirai même qu'alors il le doit; car elles ne l'autorisent point à faire égorger la population d'une ville confiée à sa surveillance. Elles ont marqué l'ouvBTture du dernier retranchement pour le terme de la capitulation, mais elles, exigent de lui qu'il se hâte de foire ce retranchement, et qu'il défende tout ce qui
DiSGOURS rRÊUMINÂîBE. xxxj
est en aysnt jusciuli son <l^:*i^er soupir. ILa loi exige des défenseurs tout ce qui est dans IWdre dès dlwDses possibles 5 exiger plus qu'elle, c'est vouloir qu'elle we s'exécute pas.
H n'y a aucune contradiction, à poser en principe qu'une place ne doit jamais se rendre , tant qu'elle est pourvue d'hommes , de vivres et de munitions^ et à fixer néanmoins pour terme de la défenscv, l'au^?etture de la brèche au dernier retratichement. C'est qu'en effet, cette brèche ne peut jamais avoir lieu, si la place est bien défendue. Car pour faire brèche au retranchement, il feiut que l'ennemi dresse sa batterie sur l'enceinte du corps de placer or cette batterie sera on ne sera pas soutenue ; si elle n'est pas soutenue^ elle doit être enlevée sur-le-champ d'un coup de main par la garnison; et si elle l'est, elle sera écrasée ainsi qoe le détachement qui la soutient, par les feux verticaux sans nombre, qui doivent être Uindés ou casemates derrière leparapet du retranchement. C'est la brèche ati corps de place qui doit être défendue à toute extrémité^ en la défendant ainsi, on empêchera qu'il n'en soit fait une au retranchement , et le salut dés habitans ne sera jamais compromis. En posant doric en prindpe que la place ne doit point se rendre, on ne fait qu'imposer aux comman^ dans l'obligation de la défendre avec toute la bravoure dont ils sont capables, et avec tous les moyens d'indufr-
xxxij DISCOURS PBÉLIMINAIRE.
trie .dont ils ont pu acquérir la connaissance, par une constante application k des devoirs d'une si haute importance.
Il serait trop long de faire voir ici, combien sous divers autres rapports, le nouveau système de défense, épargne de rigueurs et de dévastations gratuites. J'observerai seulement, comme ce qu'il y a de plus remarquable k cet égard, que, comme il concentre toute la défense sur le glacis même, il n'exige plus ni le rasement des maisons qui sont au-delk sous le canon de la place, ni l'incendie des faubourgs 5 que l'expulsion même des bouches appelées inutiles, n'est plus une chose qui doive paraître indispensable, d'après le mode d'approvisionnemens qui dérive des principes généraux établis.
Ce n'est donc point au système que je propose, mais au système que je combats, qu'il faut imputer de sacrifier inutilement les hommes et les choses. Suivant ce dernier, le mérite d'une forteresse doit se mesurer uniquement par la durée probable du siège, sans aucun égard aiix pertes respectives ^es deux parties belligérantes : il vaut mieux pour l'assiégé, dans ce système, rétâï'der d'un jour la marche des atlaques,que d'anéantir la moitié de l'armée ennemie 5 il vaut mieux gagner une heure que de sauver la moitié de la garnison. On ne calcule que le temps : faut-il être étonné que les
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE. xxxiij
sectateurs d'une pareille doctrine se mettent si peu en peine de procurer des abris à leurs défenseurs , et qu'ils n'imaginent rien de mieux que d'entasser chicanes sur chicanes ?
Mais malheureusement tous ces petits moyens ne remplissent point l'objet qu'on s'en était promis: ils ne retardent en aucune manière la perte de la place, qui suit nécessairement toujours celle de ses défenseurs. Le seul moyen de relarder cette perte, de l'empêcher, lorsqu'elle peut être empêchée,est donc de tourner ses vues sur la conservation de ces mêmes défenseurs, et la plus grande destruction des ennemis. Or, c'est assurément ce qu'on n'obtiendra pas , en abandonnant ces défenseurs à toute la fureur des batteries dont ils sont plongés et enveloppés par l'ennemi 5 pendant qu'au contraire, celui-ci demeure dans ses tranchées, inaccessible à tous les coups directs, les seuls qu'on ait résolu de lui porter.Hest évident que c'est justement le contre-pied de ce procédé qu'il faut prendre j qu'il faut donner des abris aux défenseurs, aller chercher l'ennemi au fond de ses tranchées par des feux plongeans, et empêcher en même temps, qu'il ne puisse en éluder les effets : que pour cela il faut le contraindre à s'accumuler dans ces mêmes tranchées, et k y demeurer constamment en force, par la crahite de voir k chaque moment ses sapes surprises etises travaux détruits par des coups
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de main inopinés. Or telle est dans son ensemble ia nouvelle marche proposée.
Ces moyens, dira-t-on, ne sont-ils pas employés j ne fait-on pas des sorties; n'a-t-on pas des pienws pour la défense des places ?
Ouij on fait des sorties, «t l'on a des pierriersj mais ces moyens sont infiniment secondaires dans la défense actuelle, tandis qu'ils doivent en Êiire le moyen principal. On fait des sorties grandes et raresj il feut qu'elles soient au contraire petites et fréquentes j et que pour en assurer l'eflfet, il y ait sur toutes les avenues de la place, une multitude de débouchés : or ces débouchés n'existent pas. On a quelques pierriers; mais il en faut un très grand nombre, il faut qu'ils soient rendus indestructibles, et pour cela il faut des abris blindés ou casemates 5 ctf* il n'y a point de semblables abris. Ce sont les demi-moyens qui pwdent tout, qui discréditent les meilleures choses, qui font échouer tous les projets, et qui ne font jamais qu'a^raver le mal en tous genres.
Les contre-mines, dira-t-on enccH-e, sont depuis longtemps considérées comme méritant la préférence sur tous les autres moyens connus , pour rétablir autant que possible l'équilibre entre l'attaque et la défense j ne vaudrait-il pas mieux employer ce moyen que ceux que vous proposez? Sur cela j'obiserve, 1®. qu'un des moyens n'empêche pas l'autre, et qu'au contraire ces
DISCOURS PRÉLIMINAIRE. xxxv
dewcmoyiensse secondcat très dficacement Fun l'autre 5 2°. que laalgré l'utilké. bien cecoanue des contre-mines^ et les avantages réels qu'on en a ûrés dans quelques occasions, Texpéiriencenta pas en général répondu aux grands effets qu'on s'en était promis 5 3°. qu'au contraire depuis l'invention des mines surchargées et de la suppression possible du bourrage, la guerre souterraine paraît être un nouveau moyen d'abréger encore laprise des places, plutôt qu'un moyen de» prolonger leur défense 5 4°. que les grands systèmes de contre-mines n'existent presque nulle part et entraîneraient à des dépenses énormes, s'il fallait les établir ; 6°. que les grands systèmes qui s'étendent au loin dans la campagne, en leur supposant tout le succès possible, ne font que gagner du temps, mais sans contribuer efficacement k la destruction bien plus importante de l'ennemi, qui est encore trop éloigné^ 6°. que la guerre souterraine ne peut produire k la fois ces deux effets, savoir, le retard des progrès de l'assiégeant^ et sa destruction , lesquels ne peuvent avoir lieu que dans la défense rapprochée, en le retenant sous le feu voisin des remparts. Mais alors les simples fougasses produisent le même effet que des contre-mines préparées d'avance : et l'emploi de ces fougasses entre tout aussi bien dans notre nouveau plan de défense que dans le mode actuel.
xxxvj DISCOURS PRÉLBVaNAroE.
Tel est le compte préliminaire que j'ai cru devoir rendre de mon Ouvrage, aux personnes dont on doit respecter l'opinion, et qui s'identifiant au bonheiu* de leur patrie, ne peuvent cependant approfondir toutes les questions qui s'y rapportent.
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