MAITRISE DE ROUEN
Officiers de la maîtrise :
Maître particulier : Charles Le Comte, sieur du Mesnil; « son office lui couste 54 000 1. ° ». Lieutenant général : Robert Mariage.
Lieutenant particulier : Antoine ?s'avarre. Contrôleur particulier : Henri Bance.
Avocat du roi : Jean Legrand.
Procureur du roi : Adrien Du Saussay.
moings de ce qu'on vouloit faire. » Le 5 octobre il renouvelle encore ses lamentations [Ibid.. Vi'l, V 210). Mais Voysin est très précis dans ses accusasations : Matharel a changé l'assiette des coupes, s'est entendu avec les adjudicataires, a exigé des soaimes indues, et l'intendant offre de faire faire son procès (Ibid., 133, f° 7o3; voir toute la lettre). Matharel est remercié, on n'entend plus parler de lui ensuite; il est remplacé par Du Molinet, auquel succède Mascrany en juillet 1670 (B. Nat., Cinq Cents Golbert 249, f SI).
Voysin omet de mentionner ici le contrôleur général des eaux et forêts de Normandie, qui est le sieur Testu, propriétaire des quatre offices créés par édit de juin 1659 : cf. un arrêt du conseil de IGG'i ordonnant qu'il lui soit payé pour ses gages et taxations la somme de 5 287 1. 10 s., ea considération de ce qu'il a « travaillé avec les grands maistres dudit département en exercice ez années 1660 et 1661 a la deslivrance des coupes de bois ordinaires dont les nommés Laleu et Legougeux avoient traité », et qu'il a, en 1663-64, aidé Du Doulay à faire les ventes de bois (Cinq Cents Colb. 247, P^ 40-41).
1. <- Auparavant qu'il fut estably, il y avoit nn lieutenant gênerai du grand maistre qui alloit partout pour rendre la justice » (V.).
2. « Anciennement les jugemens qui y estoient rendus estoient intitulés du nom du grand maistre qui y presidoit et y prononçoit; a présent, les jugemens ne sont plus intitulez de leurs noms, et conceus en ces termes : Les s;ens terians le siège de la Table de marbre, et le lieutenant gênerai ne les souffre pas y prononcer, mais seuUement leur accorde la première séance et voix doliberative. et prétend mesm(^ qu'il la pourroit contester, et qu'il y a arrest par lequel le grand maistre de l'isle de France est privé d'avoir voix deliberative ad insli^r du bailli » (V.),
•■'. Ces officiers étaient encore en fonctions en 1663 : Farin, IP part., p. 118.
4. Farin (II, 118), n indique qu'un avocat en 1668, Raoul Masselin, sieur du Jonquay. Cf. le tableau des offices, ci-dessous, p. 223.
5. Cf. ci-dessous, p. 224 : l'office n'est estimé que 30 000 1.
Receveur des bois et du domaine : Louis Broussaud.
Un greffier. — Un premier huissier. — Deux huissiers audiencicrs. — Cinq sergents traversiers ou « dangereux » '. — Un sergent collecteur des amendes. — Cinq arpenteurs.
« Pour chaque forest de la maistrise, il y a un verdier, un greffier de la verderie, deux huissiers audienciers, deux sergens à cheval, deux sergens à garde selon Testendue de la forest et le nombre des gardes esquelles elle est divisée, deux sergens à cheval, un sergent collecteur des amendes de la verderie, et deux gardes des chasses. »
1. Forêt de Rouvbay^. 8 030 arpents, 6 lieues de tour; divisée en six gardes, qui sont des sergenteries nobles et fieffées.
« C'est la forest la plus ruinée de toutes celles de la province, tout est en jeune recreu, s'estant faict très grand nombre de rccepage les années dernières, et en restant encore beaucoup a faire. Le bois le plus aage de cette forest n'est que de 18 à 20 ans et il n'y en a qu'environ 300 arpens de cet aage, qui est un reste des superficies allienées au sieur de Gomont, et du restant de la forest le bois le plus aagé n'est que de 6, 8, 10, 12, jusques a 14 ans, toute cette forest ayant este coupée depuis 1650, quelques trieges mesmes ayans este usez deux fois.
« Il y a environ moitié de cette forest dont le fonds est ires bon pour bois, ou le recreu a l'aage de 20 ans peut valloir cent vingt livres l'arpent l'un portant l'autre, et presque une autre moitié dont le fonds est sablonneux plein de bruieres et très ingrat et ou le bois ne vient qu'a peine; de laquelle moitié de mauvais fonds il y en a une partie ou le recreu a l'aage de 20 ans vaudroit 60 livres l'arpent l'un portant l'autre, et dans l'autre partie le bois y vaudroit au mesme aage 20 ou 25 1. l'arpent. »
Elle est voisine de la ville de Rouen, a ou le bois se débite, et s'y porte par chevaux la pluspart, n'y ayant que celuy des trieges plus esloignez qui se porte par eau en la ville ».