Lettre du 19 décembre 1665, Ibid., 134 "'% fol
XVI INTRODUCTION
trouver ma satisfaction que de suivre passionement ce qui me paroistra estre de vos sentimens '. » Il s'applique à rendre de petits services au ministre, par exemple en déchargeant de taille les propriétés de son frère Croissy en Touraine, et Colbert l'en remercie discrètement". Après la mort de l'intendant, Colbert s'occupera de faire la carrière de ses enfants, et il ne sera pas étranger au mariage de la fille de Voysin avec son propre neveu, Desmaretz de Vaubourg, en 1682 ^
Voysin demeura intendant de Rouen jusqu'au milieu de mai 1666*. Il avait été avisé de sa nomination à l'intendance de Tours dès le 11 décembre précédent % mais il ne devait quitter son poste qu'à l'arrivée de son successeur. Il écrit en effet à Colbert le même jour, 11 décembre : « J'attendray pour partir d'icy, ou que M. de la Galissonniere [son successeur] s'y soit rendu, ou que j'en aye reçu vos ordres, et continueray cependant d'aporter l'aplication que je dois aux affaires de la province jusques a mon départ. » Cette nomination, qui pour un autre eût été une disgrâce, était pour lui une nouvelle faveur, car il avait ses terres en Touraine, et il allait pouvoir les administrer sur place. Il s'en montra fort satisfait. A son départ de Rouen, il vint à Paris, où on le trouvé dans le courant de juin. Sa première lettre écrite de Tours, peu après son arrivée, est du 4 août*.