Cf. ci-dessus, p
122 GENERALITE DE liOUEX.
Verdier de Beauvoir, décédé; Adrien Delamare est commis à sa place.
Verdier de Neiifmarché : François Denier.
Verdier de Longchamp : Charles Bréant'.
Un greffier pour Lyons.
Un greffier pour Gisors.
14 sergents à garde pour la forêt de Lyons -.
1. FoiiÈT DE Lyons. 21862 arpents'; environ 16 lieues de tour; « c'est plustost plusieurs lambeaux et morceaux de forest qu'un corps de forest ». Elle est traversée par le Lieur et l'Andelle*, sur lesquels le bois peut être flotté jusqu'à Pitres et Romilly, où il est embarqué sur la Seine à destination de Paris et parfois de Rouen.
Les quatre verderies sont subdivisées en 13 gardes; une quatorzième « ayant esté presque entièrement allicnée, ce qui en restoit [fut] reuny a la prochaine garde ».
Le fonds est partout bon pour le bois, mais principalement dans les verderies de Lyons et de Beauvoir, où les arbres atteignent 100 et 120 pieds de hauteur.
« Dans ces deux verderies, qui contiennent les deux-tiers de la forest, il faut faire distinction de ce qui est du costé de la rivière d'Andelle et de celle de Lieure dont le bois se pouvant flotter^ il seroit a propos de l'user de 60 en 60 années auquel aage il sera assez gros pour le convertir en bûches, l'arbre se pouvant carteler c'est adiré mettre en 4 ou 6 bûches et il s'en vendroit en plus grand nombre que si on luy donnoit plus d'aage et par conséquent fera un plus grand revenu, le bois qui se flotte venant a Paris et Rouen ou le débit en est asseuré; et y laissant 8 balliveaux de chesne par arpent cela suffiroit pour donner du bois propre pour les navires et bastimens; et à Faage de 60 ans vaudroit l'un
1. « Il y avoit un verdier pour le Buisson de Bleu, dans la vicomte de Gisors, lequel [Buisson] est engagé à M de Longueville » (V.).
2. « Il y en a un qui ne sul)c"iste plus depuis l'allienation faicte en 1G55 de la garde presque entière ajipelli'e la Croix Escnllée, qui a esté dcffrichée, le surplus de la garde ayant esté reuny a la garde la plus proche. — 11 y avoit aussy un sergent pour le îîuisson de Bleu et un ser|.:ent dangereux » (Voysin). Cf. le plan de Delavigno, B. Nat., mss fr. nouv. acq. 1 464, et Est. Ve lOS, p. 1)7, pour l'étendue des défricliements faits dans la forêt de Lvoiis, et la lettre de Voysin à Golbert du 5 février i(j(5fi, B. Nat., Mél. Col'oert l'.W. {" 117.
3. Le chidre est omis dans le ms. B. Voir le plan de la forêt par P. Delavigne. I(i(î6, B. Nat., niss fr. nouv. acq. I'i6'i; Delavigne précise que, dans les 21 8()2 arpents, n'est pas compris « ce qui est defTriché des nouvelles aliénations ».
4. Cf. le Mémoire de 1698 : « On a dessein de rendre navigable la petite
rivière d'Andelle; elle traverse la forest de Lyons On prétend que ce seroit
une grande commodité pour voiturer le bois de cette forest qui est rovalle et considérable » (B. Nat., ms. fr. 4 280, f 10, v").
.5. Voir dans le plan de Delavigne, mentionné ci-dessus, noie 2. l'indication de la zone dont le bois pourrait être flotté : elle aurait une surface de 11 980 arpents, soit un peu plus de la moitié de la surface totale.
portant Tautre 300 1. Tarpent. 11 y en a bien 10 000 ou 11 000 arpens. Le reste de la verderie de Lyons qui est du costé du Vexin au nombre d'environ 4 000 ou 1 200 arpens et qui est separ'ée de la vallée de Lizors et de Mortemer, qui empesche que le bois puisse estre porté pour flotter, est plus propre a mettre en cordes et cotterets qu'a autre usage par la considération du pillage ou il est exposé et du débit qui sen faict chèrement dans le Yexin, et se pouvant aussy porter sur le bord de la rivière de Seyne a Andely par charroy ou il n'y a que quatre lieues, doit estre usé a Taage de 30 ans ou environ et a cet aage vaudroit 150 livres l'arpent, l'un portant l'autre.
" Le reste de la verderie de Beauvoir consistant ez trieges du Grandval. du Castelier, des Estaux et des Brulins, d'environ 3 000 arpens, est propre pour les verreries estal)iies dans cette forest dont il y en a deux dans ce canton et l'autre en la verderie du Neufmarché ', se doit user a l'aage de 50 années; le bois qui n'est pas consommé par les verreries se convertit en charbon qui a son débit dans le Beauvoisin. et le bois a cet aage de 50 années seroit de valleur de 150 ou 200 1. l'arpent. Les autres trieges de cette verderie qui sont la Mare pavée, le Gresliot, Mereherbe, Cornets, Hautes iVvesnes, Bruieres Lyonceaux, Vallée brot, Landelle et autres d'environ 3000 arpens. doivent estre mis en coupe par 120 ans pour faire du bois d'ouvrage, attendu qu'ils sont trop esloignez de l'eau, ne se pouvant pas flotter. Il faut donner plus d'aage au bois pour servir aux manufactures, ce qui le faict doubler de prix et pourroit valloir 500 1. l'arpent"-. »
La verderie d'Etrépagny a 1 300 arpents. Elle
« ne peut estre mieux réglée pour la couppe qu'elle est, qui est de 15 années, estant plus avant dans le Vexin ou le bois est cher et ou il est plus exposé au pillage; et a cet aage de 15 années doit valloir 70 ou 80 1. l'arpent. »
La verderie du Neufmarché a 1 800 arpents. Presque toute en bois de charme, bon pour faire du charbon, elle « doit estre coupée a l'aage de vingt-cinq ans, et a cet aage doit valloir 100 ou 120 1. l'arpent ».
2. Buisson de Bleu. Il dépendait du siège de Gisors avant d'être engagé à M. de Longueville; actuellement les officiers
1. Ms. B : « les deux verderies qui sont dans ce canton et en celle du Neufmarché ».
2. YoTsin ne parle pas de l'état dans lequel est le bois de cette verderie. Un arrêt du conseil de Itifj'i nous apprend quelle avait été particulièrement gâtée par les coupes inégales et excessives de futaie : « le bois est presque tout en jeune recreu et sans fustaye flottable et d'ouvrage, ny propre a mettre en vente ordinaire » ; l'arrêt limite à 65 arpents au lieu de loO la surface à couper chaque année, et prescrit qu'on coupera dans la verderie de Lyons l.'iô arp. de bois flottable au lieu de 120 antérieurement, et dans celle de !Xeufii!arché 70 arp. de bois pour fagots et 50 arpents de recépage (Bibl. Nat., mss Cinq Cents Colb. 247, f° -11, v").
de Gisors n'ont plus à s'occuper que de la pêche dans l'Epte et des bois sujets à tiers et danger.
Sa surface est d'environ 700 ou 800 arpents.
« Planté presque tout de chesne, dont l'arpent a l'aage de 14 a 15 ans est de valleur de 100 !., Tun portant l'autre, estant en bon débit. On en use tous les ans 52 ou 55 arpcns et la couppe vaut année commune 5 a 6 000 livres. Est alliené pour environ 22 000 livres'. »
Les « Sept villes de Bleu » ont de grandes « communes » qui proviennent de défrichements du Buisson de Bleu '^