‹ Mémoire sur la généralité de Rouen (1665) Analyse et extraits, avec notes et appendicesChapitre 177 sur 199 · LES JUSTICES DE LA GÉNÉRALITÉ DE ROUEN EN · texte numérisé non relu

LES JUSTICES DE LA GÉNÉRALITÉ DE ROUEN EN

Parmi les nombreux documents réunis par l'abbé de Dangeau ^ pour une Description de la France, se trouve une série de mémoires sur l'état des justices de Noi^mandie ; ils occupent les folios 47 et suiv. du ms. fr. 22612 de la Bibliothèque Nationale. Ils sont rédigés sur un plan uniforme : pour chaque bailliage sont indiqués les offices qu'il comprend, les justices subalternes qui en dépendent, les paroisses de son ressort; ils ont été visiblement rédigés tous en même temps. La plupart ne portent pas d'indications sur la date, sur l'auteur, sur le destinataire. Mais le mémoire sur le bailliage de Neufchâtel est intitulé : « Mémoire du procui*eur du roy de Neufchâtel pour M. le procureur gênerai du Parlement de Rouen ». Celui de Pont de l'Arche se termine par : « Délivré à M. Le Guerchois, procureur gênerai au parlement de Rouen, pour en certifier Monseigneur le chancelier, le 21 décembre 1689. Signé Breant, procureur du roy dudit Pont de Larche ». Une mention analogue figure au bas de l'état du bailliage de Passy, avec, en plus, la date de la lettre du procureur général : 24 novembre 1689'^. Enfin, dix de ces mémoires sont datés, et les dates s'échelonnent entre le 4 décembre 1689 et le 4 janvier 1690. Ces indications nous renseignent avec précision sur leur origine.

Par ordre du chancelier, le procureur général du Parlement de Rouen adressa le 24 novembre 1689 un questionnaire aux procureurs du roi de son ressort, et ceux-ci lui envoyèrent en réponse les mémoires que nous possédons, et qui furent communiqués à l'abbé de Dangeau.

Nous n'avons pas ici les originaux, qui restèrent sans doute aux

1. L'abbé de Dangeau a réuni une collection très importante de documents sur l'état de la France à la fin du xvii" siècle. Erudit scrupuleux, esprit clair, ouvert à toutes les nouveautés, il eut le défaut de ne publier presque rien de ses recherches, et son oeuvre est demeurée presque inconnue jusqu'à nos jours. M. de Boislisle, qui le premier en a signalé l'importance, dans son édition des Mémoires de Saint-Simon, songeait à écrire une étude sur l'œuvre de l'abbé de Dangeau lorsque la mort l'enleva à son travail.

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