En voir la liste dans Neustria pia, p
6. Emmanuel-Joseph de Vignerod, neveu du cardinal de Richelieu, avait été en même temps abbé de Marmoutiers et de Saint-Martin des Champs; il avait succédé en cette abbaye à son frère, en 1652, et venait de mourir. Il ne sera remplacé qu'en 1667 (Farin, V° part., p. 71). h'Etal de la France pour 1665 le donne encore comme abbé de Saint-Ouen (t. II, p. 126).
20 GENEnALITÉ DR IlOUEN.
Abbaye de Saint-Amancl de Rouen (Bénédictines) : 80 ou 90 religieuses, dont près de 50 filles de chœur. « Les relio-icuscs sont pour la pluspart filles de Rouen, dont il y en a environ une douzaine filles de conseillers ». — Revenu : 22 000 1., « sans les pensions de quelques religieuses, l'abljcsse en recevant communément plusieurs sans prendre pension ». . — Abbcsse : Mme de Souvré, fille du premier gentilhomme de la Chambre, nièce du commandeur de Souvré et du duc de Villeroy. « C'est une personne de pieté qui a restably un grand ordre dans celte abbaye. Elle est aagee d'environ quarante-six ans, et d'une constitution infirme et délicate*. Madame sa sœur est coadjutrice^. »
Prieuré de Saint-Lô, de l'ordre de Saint- Augustin, réformé' (il reste encore 2 ou 3 religieux non réformés). — Revenu : 5 000 ou 6 000 1. Le prieuré forme paroisse; la cure, tenue par un des religieux, vaut de 1200 à 1500 1. de revenu*. — A la nomination du Roi.
Prieuré du Pré ou de Bonnes-Nouvelles. Bénédictins réformés. — Revenu du prieur : G 000 à 7 000 1. ; des moines, 3 000 à 4 000 1. — Il a haute justice dans une partie du faubourg Saint-Sever de Rouen, où il est établi. Ce bénéfice est à la nomination du roi, « estant bénéfice consistorial et qui s'expédie en plomb » ".
Prieuré de Saint-Michel de la côte Sainte-Catherine ^ « Est
1. Éléonore do Souvré, née en 1618, fille de Jean de Souvré, premier gentilhomme de la Chambre, et de Catherine de Villeroy. Devenue abbesse aprc8 la mort de sa tante (11 mars 16.51), elle resta en fonctions jusqu'à sa mort, 28 août 1672. Sa sœur, Madeleine de Souvré, était sa coadjulrice depuis 1657 (Farin, \° part., f>. 143-l'i4). V. l'histoire de l'abbaye par Dom Pommeraye à la suite de son Ilisi. de l'abbaye royale de Saint-Otien de Jîoiién, Rouen, 1662 et 1064, in-fol.
2. L'abbesse « présente a plusieurs bénéfices ou cures. Lorsqu'un nouvel nrchevesque de Rouen fait son entrée, il passe devant l'abbaye de Saint-.\mand, et l'abbesse luy donne un anneau pour marque d'union, lequel après la mort de l'archevesquc liiy doit eslre raporlé » (Voysin). Y. Delabarre, L'abbaye de Saini-Amand, Rouen, 1908.
3. Réformé i)ar des religieux de Sainte-Geneviève de Paris, le 3 août 16S9 (Farin, VI° part., p. 7). Voir de Glanville, Histoire du prieuré de Saint-Lô de Rouen, Rouen, 18U0-'.)1, 2 vol. in-8. Le t. H de cet ouvrajfc est entièrement consacré à l'étude des biens du prieuré. Au t. I, p. 311-312 est un étal des revenus du bénéfice en 1647, lors de la « partition • faite entre le prieur et les religieux : le total dépasse 12 400 liv. Le chiffre de Voysin est donc beaucoup trop fiiible.
4. Le prieur commendataire, en 1665, est Armand de Simiannes de Gordes, nommé par le roi en 16'i0, à l'âge de dix ^ns. Il résignera son bénéfice en 1075 (De Glanville, I, p. 294-336).
5. Réformé par les Bénédictins de Saint-Maur en 1626. Le prieur en 1665 est Doni F. C. Maulian (1663-69). V. Fnrin, V« part., p. 150-160; P. Duchemin, Soilei'iUc-U-s-Rouen et le faubourg Saint-Sci'er, Rouen, 1893, p. 430-'i46 (on trouvera p. kk'i-'i un état des biens du prieuré en 1712). Une vue de l'édifice en 1683 est publ. dans le Monasticon gallicanum, t. II, pi. 120.
G. V. Farin, V° part., p. 112.
a un religieux non refformé de Saint-Ouen, nommé de Bretinieres ». Revenu : 2 000 1.
Prieuré du r'Jont-aux-malades ; ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin ; renferme encore 6 ou 7 religieux non réformés. — Prieur : l'abbé Berthaut, conseiller au Parlement de Paris. — Revenu du prieur : au moins 6 000 1. *; des moines, de 3 000 à 4 000 1. Il forme une paroisse, dont la cure produit 300 ou 400 1. de revenu.
Prieuré de Grandraont, à Rouen : les Jésuites de Rouen sont prieurs commendataires. — Revenu du prieur : 6 000 ou 7 000 1.; des moines, 4 000-5 000 1. -.
Prieuré de l'Hôtel-Dieu de la Madeleine, ordre de Saint- Augustin réformé ; restent 5 ou 6 religieux non réformés .^ — Revenu du prieur et des moines, distinct de celui des pauvres : environ 4 000 1.. Les biens des pauvres sont administrés par 2 conseillers du Parlement, 2 chanoines, 2 bourgeois, nommés par leurs corps; on en change 3 chaque année; en outre, le premier président du Parlement, le procureur général et l'archevêque sont administrateurs de droit. Les pauvres sont servis par 30 religieuses de l'ordre de Saint-Augustin, nommées par les administrateurs; le prieur est leur supérieur. Revenu des pauvres : environ 20 000 1. en fonds. Les malades sont ordinairement au nombre de 300*.
Prieuré de Saint-Paul, réuni depuis peu à l'abbaye des Bénédictines de Montivilliers. — Revenu : 300-400 L. La cure du faubourg Saint-Paul de Rouen en dépend; l'abbesse de Montivilliers y a la haute-justice.
Prieuré des Filles-Dieu de Saint- Augustin. Prieure : Madame du Regnouard. Il y a de 25 à 30 filles de chœur.
1. Le ms. B donne 1000 1. Cf. Farin, VP part., p. 25-30, et Langlois, Hist. du prieuré du Mont-aux-Malades de Rouen, Rouen, 1851. Le prieur, en 1665, est Bertaul de Fréauville, frère de Mme de Motteville.
2. V. l'histoire du prieuré dans P. Duciiemin, SoUeville-lès-Rouen et le faubourg Saini-Sever, Rouen, 1893. p. 343, et dans Farin, VI, p. 31 et suiv.
3. Sur ce prieuré, v. Farin, V part., p. 75-112; De Beaurepaire, Recherches sur la répression de la mendicité dans l'ancienne généralité de Rouen, dans Précis anal, des trav. de l'Acad. Rouen, 1887, p. 2 il et suivantes; Hire, Histoire de l'hospice général de Rouen, Rouen, 1903. Le lieu de santé de Rouen, réimpr. par G. Panel, Rouen, 1905; Le P. Edouard. Les capucins do Rouen pendant les pestes du XVII" siècle, Paris, 1890. De Masseville, Hisi. séminaire de Normandie, t. YI, p. 517-521. Un « estât au vray du bien et rev9nu » de l'Hôtel-Dieu avait été imprimé en 1646 (un es. aux .\rch. S. Inf., G, 1 2i7), mais il était destiné à solliciter les offrandes du public, et on ne peut y avor entièrement confiance. Les archives du prieuré sont aux Arch. S. Inf., série H (non inventoriée); Cf. aussi ibid., G, 3 664.
4. « Alors qu'il y a des malades de la contagion, qui estoient autresfois receus dans ledit Hostel-Dieu ou hospitaî, et que l'on met a présent dans le lieu de santé, c'est l'hospital qui en faict la despence; alors qu'ils sont convalescens et qu'on les met a l'esvent, cet hospitaî paye le tiers de leur despence et nourriture, et la ville les deux autres tiers » (Voysin).
22 GÉNÉnALITÉ DE IlOUEN.
Revenu : ,3 000-4 000 1. en fonds. — A la nomination du roi. Il est plaeé sous la juridiction de l'archevêque'.
Collégiale et cure de Noire-Dame la Ronde, à Rouen : un doyen et 3 chanoines, à la nomination du roi, et 4 chapelains ou vicaires, à la collation des chanoines. — Revenus de chaque canonicat : 500-600 1. ; du doyen, le double, « outre le dedans de la cure » ; de chaque chapelain, environ 300 livres ^
Collégiale du Sépulcre ou de Saint-Georges ^ : 4 chanoines, dont le plus ancien est doyen ; la collation appartient alternativement au roi et à l'archevêque. Revenu du doyen : 120-150 1. ; de chaque chanoine : 60-75 1.
Prieuré des Célestins : 18 ou 20 religieux, 4 000-5 000 1. de revenu. Prieur élu.
Les prieurés des Chartreux, 8 000 1. de revenu, et d'Estouteville*, environ 20 religieux, 2 000 1. de revenu, sont supprimés et réunis à leurs monastères respectifs ; cependant ils payent encore les décimes ^ comme anciens prieurés.
Préceptorie des Ermites réformés de Saint-Antoine, 7 ou 8 religieux, 4 000 1. de revenu.
B. — CLERGE SECULIER
Paroisses de Rouen '^ :
Saint-Etienne la Grande-Eglise (les chanoines de Notre- Dame), 600 1. — Saint-Maclou (l'Archevêque), 4000-5 000 1. '.
— Sainte-Croix-Saint-Ouen (l'abbaye de Saint-Ouen), 3000 1.*.
— Saint-Nicaise (id.), 3 00() 1. — Saint-Etienne-des-Tonneliers (id.). 2 000-3 000 1. — Saint-Pierre-du-Chàtel ou en Port (l'abbaye de Saint-Ouen), 1 200 1. — Saint-Cande-le