‹ Mémoire sur la généralité de Rouen (1665) Analyse et extraits, avec notes et appendicesChapitre 49 sur 199 · env · texte numérisé non relu

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Vauquelin 33.

Flaucamberg 34.

Cartault 3j.

La Balle 3G.

Simon 37 La Balle.

(La Voûte 38.

^Sellier. Blanchard de la Servanière 39 id.

La Mothe ^o.

Bespierre *■!.

(vacant) *2.

A. Je résume dans le tableau suivant les indications données par notre mémoire. Les commentaires qu'a parfois ajoutés Voysin à l'article de chaque temple sont reportés dans les notes.

1. Le temple de Quevilly, situé à une petite lieue de Rouen, desservait toute la ville et les faubourgs. V. Leprévost, dans la Rei->. de Norm., 1863, p. 844, et Floquet, Hist. du Pari., t. YI, p. 107 et suiv.

2. Le temple de Bosc-Roger, situé à la porte de Bosc-Roger, appartient à un gentilhomme de la R. P. R. La démolition en sera ordonnée par arrêt du Conseil du 17 mars 1681 (E. Benoist, Hist. de redit de Nantes, IV, p. 420).

3. A Gisors, les Réformés « n'ont point de temple basty, mais ils ont plusieurs lieux d'assemblée chez des gentilshommes qui font presche dans leurs

60 GENERALITE DE ROUEN.

salles... et ces maisons de gentilshommes sont Saucourt, Mesnil et Montcornet... en vertu de fief de haubert » (Voysin). L'intendant ajoute que « le sinode de Normandie appelle ces assemblées-la eglize de Gisors dans leurs convocations ». Cependant on trouve aussi la désignation « l'église de Gisors et Saucourt >■ (Cf. par exemple, Hull. Prot., XV, p. 514). Dans sa visite du diocèse en 16G4, le vicaire-général Dufour avait appris « que le ministre de Saucourt faisoit la presche chez le seigneur de Villcrets contre et au préjudice des reglemens sur ce intervenus » ; il avait ordonné en conséquence qu il en serait • informé par le doyen dans le temps du sinode » (Arch. S. Inf., G, 725).

4. Le temple de Honfleur « est incorporé dans une maison du fauxbourg composée de deux chambres hautes qu'on a accommodées pour y faire le presche... Il n'y a pas longtemps que ceux de la R. P. R. possèdent ce temple; ils s'assembloicnt auparavant dans une grande gallerie qui regarde la mer et qui appartenoit a un d'eux, lequel s'estant faict catholique vendit cette gallerie; et le reste de ladite R. P. R. de Honnefleur 1 ayant quittée, ils firent du lieu qu'ils occupent présentement leur presche, qui leur a esté donné par testament » (Voysin). La destruction en sera ordonnée par arrêt du Conseil du 30 juin 1081 (publ. clans Bréard, Les Archives de la ville de Honfleur, p. 135-7). V. aussi Decharme, La ville el les gêna de Honfleur..., p. 03-07.

5. Le temple du Mcsiiil-Poisson « est une chapelle située dans la cour du sieur du Mesnil-Poisson, qui fut bastie par ses prédécesseurs et qui a servy longtemps a dire la messe, ce qui se veoit encore par sa structure et par les images et les crucifix qui sont dans les vitres » (Voysin). Le curé du Mesnil- Poisson invoquera ces faits pour demander la restitution de la chapelle au culte catholique (Arch. Nat., TT 201).

0. Le temple de Caër, à une bonne lieue d'Evreux, dessert cette ville. Il fait partie d'un fief du comte de La Suze; ce temple n'est « qu'un bout de maison qu'on a faict servir pour cela » (Voysin).

7. Le temple est situe « au fauxbourg du Ponteaudemer, sur terre d'eglize • (Voysin).

8. Le temple d'Orbec est dans une maison donnée par M. De Laigue (ou de Laiglc, suivant le ms. B), baron d'Orbeo. « On ne voit pas bien en vertu de quoy ce temple est fondé. Orbec n'est pas de la généralité de Rouen » (Voysin). L'église d'Orbec avait été constituée en 1631, par division de celle du Mesnil-lmbert. (Aj'mon, Synodes nationaux, II, p. 495).

9. Le temple était situé à l'extérieur et au Sud-Est de la ville. V. les plans de Dieppe, Bibl. Nat., Est., Va 380 et Arch. du Serv. hydrogr. de la marine, Portef. 30, divis. III. « Le lieu de la scituation est terre d'eglize, qui appartient aux chartreux de Gaillon » (Voysin). Il avait été brûlé dans une émeute populaire en 1G60. Voir S. Hardy, Hist. de l'église protestante de Dieppe, Dieppe, 1894. S. Coche, dans Bull, du Prot., 1903, p. 73-74. Lesens et Madelaine. Le Prot. dans le pays de Cau.r, Paris, 1906. Asseline, Les antiquités et chroniques de la ville de Dieppe, Dieppe, 1874, t. II, p. 312 et suiv. [Daval], La seconde partie de l'histoire de l'église réformée de Dieppe, publ. par L. Garreta, Rouen, 1902-3, 2 vol.

10. L'église de Luneray existait déjà en 15511. Le temple avait été bâti en 1620. Il sera démoli en vertu de l'arrêt du Conseil du 19 mai 1681 (Lesens et Madelaine, p. 350). D'après le Factuni pour ^P' Antoine Gaulde, le temple serait édifié « sur un fief qui appartient à l'abbaye de Tyron » (Ibid., p. 366).

11. Le temple de Bacqueville, d'après le factuni pour M" Antoine Gaulde (antérieur à 1675), serait bAti « sur un fief appartenant a l'abbaye de Fecamp » (Lesens et Madelaine. p. 366).

12. « Mme de La Tour prétend faire démolir [le temple] de Limbeuf, ayant faict veoir qu'il est mal fondé », dit Voysin. Or la suppression de ce temple avait été ordonnée par un arrêt du Conseil du 23 avril 1665, « parce qu'il etoit bâti dans la seigneurie d'un catholique >• (E. Benoist, Histoire de l'édit de Nantes, t. IV, p. 17; v. .\rch. Nat., TT 207). Le mémoire de Voysin est

de l'intendant; on a de nombreux exemples de ce dernier cas, mais la première hypothèse est étayée par ce qui est dit ci-dessous, notes 39, 40 et 42.

13. Le prêche à Grosmesnil n'a lii-u qu'une fois par mois « dans la salle du sieur de Grosmesnil, en vertu du fief de haubert... ce sont les ministres de

Luneray, Basqueville, Limbeuf qui y preschent » (Voysin). Grosmesnil est un hameau de la commune de Cottévrard, canton de Bellencombe. D'après Lesens et Madelaine, la localité n'aurait eu un exercice de fief que de 1681 à 1685 (p. 355). Notre mémoire permet de rectifier cette assertion.

14. Le temple « est scitué tout proche l'eglize », dit Voysin, voulant sans doute insinuer qu'on pourrait prendre ce prétexte pour les upprimer. Ce motif sera repris par Gauîde, quelques années plus tard : « Il est justifié par un procez-verbal d'arpentage que ledit temple n'est éloigné de l'église paroissiale, — compris le cimetière — que de 54 toises [105 mètres], et il est rapporté par information authentique que les voix dudit temple se portent jusque dans ladite église, et troublent le service divin, spécialement quand l'on fait la procession autour de ladite église » (Lesens et Madelaine, p. 367). Le temple avait été bâti en 1660, dans le fief de haubert du sieur Du Parc (Bibl. Soc. Prot., dossier ms. sur les églises de Normandie, art. Lintot). Il sera supprimé en 1G81 (E. Benoist, Hisi. de ledit de Nantes, IV, p. 420).

15. Hougerville, aujourd'hui hameau de la commune d'Angerville-la-Martel, est distant de Fécamp d'environ 6 kilomètres. D'après Lesens et Madelaine, p. 354, le temple aurait été construit en 1629. Il est situé, dit Voysin, « sur un fief de haubert appartenant à des damoiselles de la R. P. R. » Il s'agit probablement des demoiselles d'Hougerville, seigneurs du lieu.

16. Maupertuis, aujourd'hui commune de Gerville, canton de Fécamp. Là « s'assemblent de quinzaine en quinzaine les mesmes personnes qui vont [au temple] d'Hougerville... Mais a présent ce temple de Maupertuis ne peut plus subcister, le seigneur a qui en appartient la terre s estant faict catholique, c'est M. de Longueil » (Voysin). Il y a lieu de supposer que Voysin, dans cette dernière affirmation, commet une erreur : le chanoine Gaulde dans son Factum n'invoque pas ce motif pour demander la suppression du temple, et dit qu'il « fut bâti en 1624 sur un héritage donné à cet effet par le sieur de Teuville » (Lesens et Madelaine, p. 3611, et le temple ne sera condamné que par l'arrêt du Conseil du 10 mars 1681 (ibid., p. 353).

17. D'après le Factum pour M" Antoine Gaulde, le temple aurait été construit en 1608 « sur deux vergées de terre que le sieur de La Voûte leur donna proche sa maison, avec un droit de chemin pour y aller » (Lesens et Madelaine, p. 362). Voir l'arrêt du Parlement de Rouen du 13 août 1685 ordonnant la démolition du temple pour contravention aux règlements sur les N. G., ibid., p. 381-91, et, p. a91-5, le procès-verbal de visite àa temple, du 3 sept. 1685. Cf. Elle Benoist, Hist. de Védit de Nantes, V. p. 781.

18. Senitot, aujourd'hui commune de Gonfreville-l'Orcher. « M. le président de Kovion, dit Voysin, en entreprit la démolition [du temple] il y a quelque temps, mais le procès est demeuré indécis. » Nicolas Potier, sieur de Novion, président à mortier au Parlement de Paris depuis 1645, possédait les aides d'Arqués, Fécamp et Montivilliers (cf. son « portrait » dans Depping, Corrcsp. adminisir,, II, p. 34), il était seigneur de plusieurs paroisses de la généralité. Je n'ai trouvé aucun renseignement sur cette tentative pour faire supprimer le temple de Senitot; en tout cas la suppression ne fut ordonnée que par l'arrêt du Conseil du 30 juin 1681 (Lesens et Madelaine, p. 354; cf. ibid., p. 376 le Factum pour M" Antoine Gaulde). V. E. Dumont et A. Martin, IJisi. de Montivilliers, t. I, ch. VII.

19. « Ce temple n'est point basty sur le lieu porté par les pattentes qui en ont esté obtenues », dit Voysin. Néanmoins il ne sera supprimé que pour contravention aux règlements sur les N. C. par arrêt du Parlement de Rouen du 30 juin 1681 (cité dans Amphoux, p. 197 et dans Lesens et Madelaine, p. 381-91; cf. ibid., p. 376-78, la partie du Factum pour M" Antoine Gaulde qui s'y rapporte). De nombreux détails sur ce temple se trouvent dans A. Martin, Hist. de Sanvic et du prot. dans celte paroisse, le Havre, 1877, et dans Amphoux, Essai sur Vhistoire du prot. au Havre et dans ses environs, le Havre, 1894, p. 101-235. La résidence au Havre était interdite aux pasteurs ; v. une requête des échevins du Havre au Roi à ce sujet en 1644, B. Nat., ms. fr. 15 833. Sur les entreprises de conversion de protestants du Havre au catholicisme vers 1665, V. une lettre de Louis XIV au duc de Saint-Aignan, du \" avril 1666, dans les Œuvres de Louis NI]', éd. Grimoard et Grouvelle, t. V, p. 375.

20. Cette indication est donnée par le ms. A, en toutes lettres. Le ms. B porte : « environ vingt mil personnes en tout », et ensuite est ajouté : « qui se partagent et s'y trouvent [au temple] une partie un dimanche et l'autre le

02 GKNKliALITJ: DE IIOUEX.

dimanclie ensuivant ». Celte importante variante montre que les deux mss ne sont pas copiés exactement l'un sur l'autre ni sur un original commun (cf. l'introfluclion). Il est probable que c'est le chiffre du ms. B qui a été arrêté en dernier lieu.

Sur le nombre des protestants de Rouen, v. Bianquis, La révocation de l'Edit de Nantes à Rouen..., publ. par E. Lesens, Rouen, 1885. Floquet, Ilist. du pat l. de iXorm., t. III, p. ^36. Fermanel écrit ù Golbert, le 25 janvier 1665, qu'à Rouen les Religionnaires <• sont les plus riches marchands », et « composent les deux-tiers de la communauté » (Depping, t. III, p. 384). Cf. une lettre de Beuvron du 14 janv. 1609, Bibl. Nat., mss Mél. Colbert 150, l" 56, et une autre de Louis XIV à l'archev. de Rouen, du 22 mars 1663, Œuvres de Louis A/T, éd. Grimoard, t. V, p. 12.=..

21. Le ms. B porte : « 4 ou 500 personnes ». Sur cette variante, v. ci-dessus, note 20.

22. Elie Benoist affirme que l'église de Lintot comprenait « pour le moins

3 000 communians » en 1681, lors de son interdiction (ouv. cité, IV. p. 420). S'il n'y a pas erreur de sa part, il faudrait expliquer cet accroissement d'effectif par l'affluciice à Lintot des fidèles des églises voisines, après qu'elles furent supprimées (Cf. ce qu'il dit de Criquetot, V, p. 781).

23. Un essai de statistique des protestants du Havre a été fait par A. Martin, Notice hisloriquc sur Sanfic, p. Is9 et 3'i4-8 : il a pris les chiffres des mariages, naissances et décès annuels, et les a multipliés par des coefficients approximatifs : 134 pour les mariages, 32 pour les naissances; il arrive ainsi au chiffre de 1 700 protestants à la fin du xvi" siècle, 1 100 en 1020, et 1 000 en 1670. Ce dernier chiffre est le même que celui de Voysin. Cependant on ne peut le considérer que comme très approximatif. V. au même endroit quelques chiffres relatifs à d'autres localités, mais pour la fin du xvi* siècle seulement : HarUeur et Montivilliers, 1 030; Criquetot, 221; Octeville, 011, etc.

24. Jeaii-Maximilion Baux de Langle, né à Evreux en 1590, avait épousé Marie Bochart, sœur du célèbre érudit. Il était pasteur à Rouen depuis 1615, il y mourut en fonctions le 13 sept, 1674 (Dici. Past. ^ et Haag, France protestante, V éd., t. II, p. 54-57).

25. Samuel Baux de Langle, fils du précédent, né à Londres en 1G22, pasteur à Rouen en 1647, quitte la ville pour aller desservir le temple de Charenton en avril 1071, meurt à Londres en 1693 {Dict. Past.); cf. Douen, La révocation de ledit de Nantes à Paris, t. I, p. 218, et Haag, La France protestante, ['" éd., t. II, p. 54-7.

20. Etienne Lemoine, né à Caen en octobre 1624, pasteur à Geffosse en 1050, passe à Rouen en 1653; il quitte la ville en 1676, pour aller à Leyde, où il meurt le 3 avril 16«9 (Haag, France prot., 1" éd. t. VI, p. 544; cf. 2° éd., t. I, p. 1038).

27. Lucas Jansse, né à Rouen, y est pasteur de 1632 à septembre 1082; il se retire à Rotterdam où il meurt le 24 avril 1680. Cf. Haag, France prot., V édit., t. VI, p. 32.

28. Jean-Jacques Le Tellier, né vers 1618 à Saint-Lô, est pasteur à Pont- Audemer. Il assiste au synode de 1660 comme représentant de l'église de Pont-Audemer seulement {Bull, du Prot., t. .XV, p. 514). Au synode de 1669, l'église de Bosc-Roger est représentée par les pasteurs de Rouen (Bibl. hist. du Prot., Pièces mss originales, Normandie, t. II, f" 59); à celui de 1674, on trouve Cognard, pasteur de Bosc-Roger (ibid., f° 86).

29. Laurent de Bures, né à Dieppe, est nommé pasteur à Gisors en 1648 (Dict. Past.). La dernière trace qu'on avait de lui jusqu'ici dans ce poste était sa présence au synode de 1660 (Bull, du Prot., t. XV, p. 514). Mais on le trouve encore au synode de 1669 comme représentant de la même église (Bibl. hist. du Prot., Pièces mss originales, Normandie, t. II, 1° 60); en 1674 on trouve à sa place M. de Fequeville (ibid., f 87); c'est donc entre ces deux dates qu'il a cessé ses fonctions à Gisors.

30. Philippe Legendre, né à Rouen en 1636. On ne connaissait jusqu'ici que ses fonctions pastorales à Rouen, de 1671 à 1685 (Dict. Past. ; cf. Amphoux, Ilist. du Prot. au Havre, ^. 188, et Haag, France prot.. t. VI, p. 515). Au synode de 1660, les églises de Honfleur et Pont-l'Evêque sont représentées par de la

a) Je désigne par celte abréviation un dictionnaire manuscrit des pasteurs de France, qui se trouve à la Dibliothùque de la Société d'histoire du protestantisme français, à Paris.

Motte {Bull, du Prot., t. XV, p. 514); à celui de 16ti9 par Le Genevois (Bibl. hist. Prot. Pièces mss originales, Koi-mandie, t. II, £" 59).

31. Yoysin ne donne aucun nom de pasteur pour l'église de Caër (ou Evreux). Au synode de 1669, le pasteur de cette église se nomme Durel (Bibl. du Prot. Pièces mss originales, Normandie, t. II, P 59). En 1674, l'église n'est pas représentée (Ibid., f"' S7).

32. Jean Taunay (ou Tosnay), né ù Criquetot, figure déjà au synode de 1660 comme pasteur d'Orbec (Bull, du Prot., t. XV, p. 514). En 1666 on le trouve pasteur à Criquetot {Dici. past.); il l'est encore en 1682; il meurt à Rotterdam en 1714 (Ibid.).

33. Jean Vauquelin, d'abord pasteur à Pujole, près de Valence, fut reçu pasteur ordinaire de l'église de Dieppe le 23 nov. 1638. Il figure en cette qualité au synode de 1660; il y demeura jusqu'en 1685 (Hardy, y/tsi. de icglise prot. de Dieppe, p. 265, 344, 462).

3i. Flaucamberg, ou, plus ordinairement, Focquemberg, était pasteur à Boissay-sur-Eaune en 1646 (Lesens et Madelaine, p. 356). Il est déjà à Dieppe en 1660 {Bull, du Prot.. XV, p. 514).

35. Jiloïse Cartault, né à Dieppe, débute au même lieu comme pasteur en 1653; il y reste jusqu'à la Révocation (Hardy, llist. de Végl. prot. de Dieppe, p. 291 et'suiv.).

36. Isaac de La Balle est déjà pasteur à Luneray, lors du synode de 1660 {Bull. Prot., t. XY, p. 514). Au synode de 1669, cette église est représentée par M. Hébert (Bibl. List, du Prot., Pièces orig. mss, Normandie, t. II, f° 60); cependant il semble y avoir exercé jusqu'à sa mort, 14 octobre 1673, d'après la déclaration du pasteur De Lare au synode de 1674, qui nous apprend aussi qu'il avait exercé pendant dix-sept ans (ibid., f° 86). Hébert aurait exercé en m.éme temps que lui à Luneray, d'après Lesens et Madelaine, p. 350. — Cf. Hardy, p. 236.

37. On trouve encore le sieur Simon pasteur à Bacqueville en 1668 (Dict. Past.). Lesens et Madelaine disent par erreur (p. 351) que les ministres de Bacqueville, à partir de 1581, sont les mêmes que ceux de Luneray : cf. par exemple le synode de 1674 (Pièces originales, Normandie, t. II, f° 86).

38. Ephraïiu de Yalmont, sieur de La Voulte, représente les églises de Gaudebec et Lintot au synode de 1660 {Bull, du Prot., XV, p. 514). Il assiste encore en la même qualité au synode de 1675. D'après Lesens et Madelaine (p. 352), il aurait exercé à Lintot de 1660 à 1682; on le retrouve à Flessingue en 1691, oii il meurt en 1694 {Dict. Past.).

39. David Blanchard, sieur de la Servanière, né à Condé (Haag, Fr. prot., l" éd., t. IV, p. 278), représente Fécamp, Criquetot et Maupertuis au synode de 16(')0 {Bull, du prot., t. XV, p. 514); il dessert Criquetot jusqu'en 1666 (Ampboux, p. 140). Suivant Lesens et Madelaine, il n'aurait exercé que jusqu'en 1664 à Maupertuis (p. 353). Si cette indication est exacte, le mémoire est, pour cette partie, notablement antérieur au 31 déc. 1665; cf. les notes 12, 40, 41 et 42.

40. M. de La Motle-Muids, pasteur de Criquetot, avait été suspendu de ses fonctions et exclu de la province par le synode au début de 1665 ; il fait appel de cette décision devant le synode d'Ile-de-France, où il fait défaut : la suspension pour un an est prononcée, et l'exclusion de la province confirmée {Dict. Past.). Il n'était donc plus en fonctions en décembre 1665. Cette constatation, jointe à ce qui a été observé précédemment, notes 12 et 39, fait supposer que les renseignements fournis à Voysin pour ce chapitre étaient d'environ un an antérieurs à la rédaction définitive.

41. Heni-y Bespier (ou Bespierre; le ms. B orthographie Bépierre), est originaire de Sedan. Il est déjà pasteur à Sénitot en 1653. Il a été condamné par le synode de Normandie en même temps que La Motte-Muids, en 1665, et à la même peine. Mais, sur appel, le synode de rile-de-France décide, le 8 mai, que la condamnation est mal fondée, et, partant, qu'il sera rétabli dans son église après une suspension de trois mois, « a cause des scandales qu'il avoit causés » {Dict. Past.). Il restera donc à Sénitot jusqu'à sa mort, 5 août 1616. (Ibid.)

42. Au 31 décembre 1665, date de notre mémoire, le siège de Sanvic n'était plus vacant. Nicolas Guérard avait été désigné pour cette église dès 1664 (Amphoux, Hist. du Prot. au Havre, p. 160, sans référence), mais il ne rejoignit pas immédiatement, et l'intérim fut rempli par les pasteurs des églises voisines

GENEn ALITE DE ROUEN,

(ibid.). En tous cas il est peu probable que son arrivée ait tardé au delà du début de 1665. Cette constatation, jointe à ce qu'on a observé ci-dessus notes 12 39, 40 et 41, autorise à supposer que les renseignements donnés dans ce chapitre par Voysin sont notablement antérieurs à la rédaction définitive.

Pour tout ce qui concerne la révocation de l'Edit de Nantes dans la généralité, en outre des indications données ci-dessus, il faut se reporter au Recueil des edits... concernant les gens de la R. P. R. lesquels ont esté registrez en la cour du Parlement depuis l'année i664 jusqu'à présent, Rouen, 1721, in-12, et au t. IV de VHisioire du Parlement, de Floquet.

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