Les deux mss donnent Saint-Germain-sur-E
y. Ces totaux sont donnés par le mémoire lui-même. Les chiffres des colonnes donnent 647 paroisses et 41 738 hommes : mais il faut observer que les nombres do paroisses manquent pour deux capitaineries, et ceux des hommes pour trois. La différence (14 paroisses et 1 262 hommes) pourrait donc correspondre à ces nombres omis. Il faudrait alors supposer que Voysin a eu ces totaux d'une autre source que les chiffres partiels. Mais on peut faire aussi l'hypothèse qu il a mis ces totaux par approximation : le nonibre rond 43 000 fait incliner pour cette dernière explication, du moins en ce qui concerne le nombre des hommes. Dans le ms. B, on a seulement les deux premiers chiffres (43) de ce nombre; dans le ms. A, les trois zéros sont écrits d'une autre encre.
1. Ici encore, les chiffres ne se correspondent pas. On ne peut guère imputer cette anomalie ii une faute de copiste, qui se trouverait à la fois dans les deux mss. La différence entre 73 000 et 29 371 est de '13 62U. Peut-être ce dernier nombre représente-t-il le total exact des hommes en 1665 (ci-dessus, note'.*).
Il est évident que la conclusion tirée par Voysin de cette diminution d'hommes est aventurée : il n'est pas certain que les deux statistiques aient porté sur les mêmes paroisses, et que le nombre des exempts de garde ne se soit pas accru de 1614 à 1665. Les paroisses de l'intérieur cherchaient ù se soustraire à cette lourde charge; celles de la vallée de la Seine jusqu'à Rouen y étaient parvenues en 1()65. Cf. appendice IV.
2. Pour tout ce chapitre, je renvoie aux ouvrages de biographie et de généalogie de La Chesnaye des Bois, du P. Anselme, de d'Hozier, de Moréri, de La Roque, à la ISivgraphie normande de M""" Oursel, et enfin aux mss de la Recherche de la noblesse faite dans la Généralité en 1668, B. Nat.. mss fr., 16 898-16 900 (v. mon élude sur La taille en .\orniandie, chap. v). Ces travaux me dispensent de donner une note biographique sur chaque personnage cité ici.
mil livres de rente; a crédit parmy la noblesse et les peuples, et demeure a quatre lieues de Dieppe.
« Monsieur de Fontaine-Martel, qui se dit descendre de la maison de Basqueville, demeure a Bollebesc ou Fontaine *, de Feslection de Caudebec ; vieil et goûteux -, a espouzé Fheriliere de la maison de Clere, a présent deffuncte. Cette maison de Claire est une ancienne baronnie a quatre lieues de Rouen ^, laquelle a este possédée plus de cinq cens ans j^ar les sieurs barons de Claire succesivement de père en fils. Cette baronnie qui est possédée présentement par le sieur comte de Claii'e, fils aisné du sieur de Fontaine-Martel, peut valloir vingt-cinq a trente mil livres de rente *.
« Les père et oncles dudil sieur de Fontaine-Martel, au nombre de quatre ou cinq, tinrent tousjours le J^arty de la Ligue sous les règnes de Henry trois et Henry quatre, et durant ces troubles esleverent la maison de Fontaine (qui avoit peu de bien auparavant) au point ou elle est [présentement] ', c'est a dire des plus puissante du pays de Caux.
« Il y a trois a quatre fils vivans ®, scavoir : le dit sieur comte de Claire capitaine des gardes de Monsieur frère du Roy, lequel a espouze la fille de Monsieur de Bourdeny président aux requestes du Pallais à Paris, veuve du sieur marquis de Rottelin; le dit sieur de Claire faict grande despence a la Cour, a crédit dans le pays, et a tousjours tenu le party du Ro}»^ avec INIonsieur le comte de Harcourt dans les derniers mouvemens de la province. Les cadets ^ dudit sieur comte de Claire sont le sieur baron d'Arsy, brave et vaillant, et le chevallier de Fontaine, non mariez. »
M. le marquis de Raffetot-Canouville est le seul héritier de la famille, qui, « depuis soixante années est entrée dans l'alliance de messieurs les mareschaux de Fervaques, ... Praslain et de Grammont ». Il a « près de 80 000 1. de rentes ».
M. de Bréauté. vicomte de Montivilliers, d'illustre l'amille, « a crédit dans le pays parmi la noblesse ; peut posséder '^ quarante ou cinquante mil livres de rente'*. »
1. Il s'agit du liourg- actuel de Bolbec. Voysiri paraît dire que Fontaine est un autre nom de Bolbec; mais, dans son esprit, « ou » signifie sans doute « ou plutùt », car en réalité Fontaine est un hameau voisin de la ville.