‹ Mémoire sur la généralité de Rouen (1665) Analyse et extraits, avec notes et appendicesChapitre 8 sur 199 · Ibid. 150 "", fol · texte numérisé non relu

Ibid. 150 "", fol

XIV INTRODUCTION

périodiquement à Golbert répondaient à la plupart des questions posées en 1664.

En définitive, Colbert n'obtint pas l'état descriptif général du royaume que sollicitait sa circulaire. Mais les mémoires qu'il recueillit sont très précieux pour nous, car ils fournissent, sur les pays qu'ils concernent, des renseignements que l'on ne saurait généralement trouver ailleurs.

IL — L'intendant Voysin de la Noiraye.

L'auteur de notre mémoire, Jean-Baptiste Voysin, sieur de la Noiraye ', est né à Paris vers 1620. Son père, Daniel, « d'une très basse famille » de Touraine^ avait acheté une charge de secrétaire du Roi en 1593, puis, six ans après, celle de principal commis du greffier civil du Parlement; enfin il était devenu greffier criminel en 1622'. Sa mère, Marguerite de Verthamon, fille et sœur de conseillers au Parlement, était riche*. Jean-Baptiste eut quatre frères et deux sœurs : l'aîné, François, acheta une charge de conseiller au Grand Conseil, qu'il résigna en 1650 pour se faire prêtre. Le second, Daniel, sieur du Plessis au Bois, devint successivement conseiller au Grand Conseil, maître des requêtes, intendant en Auvergne (1656), puis en Champagne, membre de la chambre de justice en 1661, prévôt des marchands de Paris le 16 août 1662, conseiller d'État semestre en 1666, enfin conseiller d'Etat ordinaire en 1672; il mourut le 22 novembre 1693 ^ Un autre frère, Charles, sieur de la Bressetière, acheta une charge de conseiller au Parle-

1. La terre de la Noiraye était dans la paroisse de Saint-Christophe, en Touraine.

2. Mémoire de D'Hozier, Bibl. Nat., mss Clairambault 664, p. 729. C'est pour cela que Saint-Simon dit que le chancelier, petit-fils de ce Daniel Voysin, appartenait à « la pleine et parfaite roture » (Mémoires, éd. de Boislisle, t. XVII, p. 450).

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