‹ Mémoire sur la Généralité de RouenChapitre 120 sur 228 · Forèr pb Eawvy*. 14500 arpents, environ 10 lieues de · texte numérisé non relu

Forèr pb Eawvy*. 14500 arpents, environ 10 lieues de

1. Plan de la forêt par Delavigne, B. Nat., mss. 1 464, et Est. Ve 108, p. 1.

2. Voysin renvoie ici à ce qui « est plus amplement porté par le procezverbal que nous avons faict de cette forest ».

3. « Héritier de M. de Blerancourt par l’eschange faicte en 1550 du domaine du Pontautou et du Ponteaudemer dans lequel est comprise la forest de Montfort .. pour le comté de Rovel et marquisat de Salusse [Saluces] » (V.).

k. Q&I1 y avoit... cy-devant la maistrise particuliere d’Arques et Eauy dont les forest ont été allienées en vertu d’un ecdit particulier du mois de may 1656

ni

tour; elle a 10 gardes; un tiers du bois a de huit à vingt ans, un autre tiers de vingt à trente-cinq ans, le reste de quarante ans ou de cinquante à soixante ans, sauf environ 300 arpents qui ont quatre-vingt-dix où cent ans.

Le fonds est bon presque partout, et capable de futaie; il faudrait aménager 10 000 arpents en coupes de cent ans, qui donneraient, outre du bois à brüler et du charbon, du bois d'œuvre; le reste de la forêt, c’est-à-dire les rives ! et l'entrée, « se pourroit regler par trente et trente-cinq ans, attendu qu'il est exposé au pillage ».

Forèr p'Arques. 1900 arpents, 3 lieues de circuit ?; 2 gardes; grâce au voisinage de Dieppe, « son bois se débite facillement en la ville, par charroïs et par batteaux sur la rivière d'Arques ». Bon fonds, qui pourrait produire de la futaie de 100 et 120 ans, « mais attendu la facilité du debit qui se faict du bois qui en provient en ladite ville de Dieppe, il est plus a propos d’en faire les couppes par 40 années ». Un tiers est en jeune recru de moins de 15 ans, et les deux autres tiers ont de 20 à 45 ans *.

Vi. = VICOMTÉE DE L'EAU--CONSULS

La vicomté de l’eau‘ est une juridiction qui siège en la vicomté, où est le poids du roi, dit poids de la vicomté.

« Elle connoist des differents qui naissent entre les basteliers, tant pour l'embarquement et desbarquement des marchandises, des

a feu M.le duc de Longueville, et en mesme temps les officiers ont esté suprimez et remboursez » (V.). Plan de la forêt, B. Nat. Est. Ve 108, p. 77.

1. Le manuscrit A porte « les rilles », et le ms. B : « les risles ».

2. Plan de la forêt par Delavigne, 1665, B. Nat., mss 1 464, et Est. Ve 108, p. 73.

3. Voysin ne décrit, dans son mémoire, que les forêts royales. Il a énuméré au début, lors de la description des « pays » de la généralité, les principales forêts appartenant à des particuliers, savoir : la forêt du comté d’Ea (environ 18 000 arpents), à Mademoiselle, celle de Croixdalle (au duc de Longueville), la Verte-Forêt (à l’abbaye de Saint-Ouen), le Buisson de Jumièges, la Forêt de Montfort (au duc de fresmes), celle de Mosny (au maréchal d’Etampes), et celle de Touques (à Mademoiselle) (Ms. A, #3 à 5).

k, Sur la vicomté de l’eau, voir Farin, Il° part. p. 125; Ch. de Beaurepaire, Recherches sur la vicomté de l’eau de Rouen et ses coutumes aux XII° et XIV° siècles, Evreux, 1856 (donne aussi des renseignements sur l'institution au xvire siècle); De Fréville, Mem. sur le commerce marilime de Rouen, 1867, 2 vol.; Wallon, La vicomté de l’eau et le commerce de Rouen au XVIII siècle, dans Précis anal. des trav. de l'Acad.….. de Rouen, t. CV (1902-3), p. 185-242; Le Corbeiller, Hist. du port de Rouen, Rouen, 1902. Recueil des arrets et reglements donnez. sur le faict de la jurisdiclion et competence de la vicomté de l'eaue de Rouen, Rouen, 1624. Le coutumier de la vicomté a été publié en 1717

per de la Tour (Rouen, 1 vol. in-12).

droicts qu’elles doivent au domaine du Roy, du poids et voitures d'icelles entre toutes personnes, comme aussy du halage pour faire tenir libre le grand chemin le long des rivieres et le cours d'’icelles, du sallaire des officiers qui travaillent sur les quays, des decrets et ventes de batteaux, des crimes qui se commettent sur les quays, dans les isles et batteaux et generalement sur la riviere. »

Elle se compose de :

Un vicomte ‘ nommé Duval ?.

Un lieutenant.

Un procureur du roi.

Juridiction des Consuls des marchands de Rouen. Elle est

« composee de trois marchands, dont il s’en eslit un tous les ans qui s'appelle prieur, et qui preside; les deux autres changent tous les trois ans. Pour pouvoir estre consul, il faut avoir esté scindic des marchands. L’eslection s’en faict en presence d’un conseiller de la grand'chambre, et d’un des gens du roy, qui leur font prester le serment ÿ. »

Consuls de Dieppe.

Etablis en 1589, en même temps que le présidial, ils ont été supprimés ensuite, puis rétablis en 1643. Ils sont élus comme à Rouen, « en presence d'un conseiller de la Cour et d'un des gens du roy, qui s’y transportent au mois d’aoust* ».

1. « Le Viconte de l’eau pretend estre le plus antien juge de Rouen, et qu’en cetie qualité on luy meine le prisonnier qui a esté delivré le jour de l’Assention, et que la jurisdiction du Viconte est demembree de la sienne et aussy celle du baïlly de Rouen » (Voysin).

2. Le ms. B ajoute qu’il est maître particulier des eaux et forêts à Pont de l'Arche. Cf. ci-dessus, p. 118.

3. Cf. Farin, Il° part., p. 147-152. En 1665, le prieur est Nicolas Bouëtte le jeune, les deux consuls sont Nicolas Turgis et Nicolas Bence. Voir aussi T. Duplessis, Il, p. 168, E. Girard, Trois livres des offices de France, éd. 1658, liv. II, tit, xy et additions, p. 1 888 ; et J. Rondeaux, dans le Précis analytique des travaux de l’Acad. de Rouen, t. XLVI, p. 118 et suiv. Un acte de nomination des consuls en 1634 a été publié dans le Bull. de la Soc. de l’'Hist. de Norm., 1905-1909, p. 185. Voir aussi le Recueil des édits, déclarations. concernant la juridiction consulaire de Rouen, nouv. éd., s.1. 1775, in-4° (la 1'° éd. est de 1718). On y trouve notamment l’édit de création de la juridiction (mars 1556). Les Archives du Consulat sont aux Arch. $S. Inf., série B (non inventoriée), 288 art., surtout du xvir1° siècle.

4. Cf. Duplessis, t. I, p. 132 : le jour de l'élection est dans la semaine de la Pentecôte ; le commissaire du Parlement qui y assiste se prend alternativement parmi les présidents à mortier et les conseillers de la grand’chambre. Cf. Arch. S. Inf., G. 887. Voir les édits relatifs à la juridiction des consuls, dans le Recueil des privilèges de Dieppe, indiqué ci-dessous, p. 142, n. 2 :

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