‹ Mémoire sur la Généralité de RouenChapitre 141 sur 228 · Lecon donnée par les deux mss. Pour seigneurie · texte numérisé non relu

Lecon donnée par les deux mss. Pour seigneurie

6. La ville perdait de jour en jour de son importance, à mesure que Le Havre se développait. Ses murailles avaient été abattues en 1621. Cf. T. Duplessis, t. I, p.11; de son temps elle « n’est presque plus rien ». En voir un bon plan

14° Eu et ze Tréporr. — Le Tréport est faubourg d'Eu. Les deux localités ont été abonnées; elles sont maintenant imposées par la commission des tailles pour l'abonnement et la subsistance.

Trois paroisses. Couvents de Jésuites, Capucins et Ursulines.

15° NeUrCHATEL. — Purement taillable.

Une seule paroisse, qui est une collégiale.

« Ÿ à un vieil chasteau dont est gouverneur M. de Bully. »

16° Aumarce. —. Ville purement taillable, que domine un vieux château.

« Aumale est une duché qui appartient à Miles de Nemours; elles y ont un baïlly nommé Le Cointe, un lieutenant, un procureur et advocat fiscal, un vicomte nommé Picard, et un lieutenant — l’advocat et procureur fiscal du bailliage servent aussy en viconté —, plus un maistre des eaux et forests du duché ? d’Aumalle et un lieutenant.

« Il n'y a qu'une parroisse qui est Sainct Pierre. Y a des Peni« tens et des religieuses de l’ordre de Sainct Dominique. »

17° Gisors. — Ville purement taillable, avec un « bon chasteau, de grande estendue ».

Une paroisse : Saint-Gervais‘. Couvents de Récollets,

Annonciades, Ursulines (60 religieuses) et Carmélites; à un uart de lieue hors de la ville est un couvent de Mathurins fondé par M. de Champigny.

Le lieutenant général du bailliage de Gisors siégeait jadis à Gisors; mais depuis l'érection du présidial d'Andely, il est établi à Andely*.

« Le domaine de Gisors appartient a Mesdemoiselles de Nemours, [tequel]° est affermé 44 000 livres par an. Il ÿ a des charges con-

à grande échelle, daté de 1687, dans le ms. 971, f 94, de la Bibliothèque du Serv. hydrogr. de la marine. L'histoire de Harfleur fut publiée, en 1676, par l’échevin La Motte, sous le titre : Antiquitez de la ville de Harfleur, avec des documents sur les privilèges de la ville. Cette histoire a été refaite par Dumont et Léger (Le Havre, 1868; v. p. 48 et suiv.). Cf. Th. Corneille, Dictionnaire, art. Harfleur : on y trouve la description de la ville en 1704.

1. Voir la notice sur M. de Bully, ci-dessus, p. 69 et 75. Sur la ville, cf. l’art de Dictionnaire de Th. Corneille, d’après des mémoires de 1704; la ville à cette date à un commerce florissant et compte « environ mille feux ». Voir aussi Dom Bodin, Hist. civile et mil. de N., publiée par Bouquet, Rouen, 1885 (Soc. Hist. de Norm.), et Documents concernant l'hist. de N., publ. par le même, ébid., 1884.

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