Mél. Colb. 140, f
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date, nous n'avons plus d'indications sur la gravure de la carte!; toujours est-il qu'elle fut terminée, et qu’elle constitue pour nous un document précieux.
. En même temps qu'il faisait graver cette carte, Beauplan, on l’a vu, travaillait à dresser celle de la Bretagne ?. Le 5 avril 1666, il envoie à Colbert un mémoire sur Granville, les îles Chausey, Cherbourg et Honfleur *; le 16 avril 1668, un projet de construction d'un grand port de guerre à Cancale‘. En 1673 il publie, au Havre, son traité de l'Usage de la sphère plate universelle, puis nous perdons complètement sa trace ?.
1. À cause des lacunes dans la correspondance des Mélanges Colbert.
2. Le 8 septembre 1665, Beauplan écrit de Nantes à Colbert pour l’informer qu’il travaille à relever les côtes de Bretagne. (Mél. Colbert, 133°%, f° 977). Le 20 octobre suivant il lui écrit de Rouen, qu'il est revenu de Bretagne depuis 8 jours : « j’ay travaillé, dit-il, avec toute dilligence possible a desbrouiller et mestre au net 200 lieues de costes ou environ que nous avons observées pendant nostre dit voiage ; mais ce travail est si espineux que l’on n’en fait que tres peu en beaucoup de temps; neanmoins je vous promets que je ne m'en departiray point jusques a ce qu’il soit entierement et parfaitement achevé. De vous en designer le temps, c’est ce que je ne peux pas, seulement peus-je vous assurer que moyennant le secours du bon Dieu, je vous feray voir la plus belle chose du monde, et qui sans doute vous agréra beaucoup » (Mél. Colbert, 132°%, f 586). Le 21 septembre 1666, Des Essarts écrit à Colbert que Beauplan « rôde la Bretaigne » (ibid., 140, f° 461), et on perd également sa trace à partir de ce moment. Je n'ai pu savoir si sa carte avait été gravée, ou même terminée.
3. V. ce mémoire, Arch. du serv. hydrogr. de la marine, carton 20, pièce 10.
L, Tbid., pièce 14.
5. D’après les Compies des Bütiments, il reçoit le 17 juin 1668 une somme de 1 200 1. « a compte des cartes géographiques qu’il fait pour le Roi » (t. I, col. 283). Le 23 juin 1669 on trouve encore un payement de 1 200 1. « au sieur Beauplan, ingénieur, qui travaille a lever les cartes géographiques de Normandie et Bretagne, en considération de son travail » (t. [, col., 362); son nom disparaît ensuite des Comptes.
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