‹ Mémoire sur la Généralité de RouenChapitre 55 sur 228 · TEMPLES PASTEURS · texte numérisé non relu

TEMPLES PASTEURS

Classe de Rouen.

Jean-Maximilien De Langle ?2#.

Quevilly (pour la ville de Samuel De Langle fils 25,

Rouen) 1. . . . . . . . .|Plus de 40 000 20. Etienne Lemoyne ?5, Jansse ?7.

BasC-RogerE NM cure. env. 120 Jean Le Tellier ?$. (GR Eee A ME RP 50-60 De Bures 21.

HO HEUTE NET t-on 70 Legendre 50.

Mesnil-Poisson(le)(pourPont-

LEyéquet)# NME 50-60 id.

Caër (pour Evreux) 6. . .. 50 BontAudemer tic re env. 50 Jean Le Tellier 31. DEDECS AS Eee Mes ME ee env. 60 Tosnay ??.

Classe de Caux.

Vauquelin 53.

BÉCDDEL RM nr 7 000-8 000 Jrlaucamberg 34, Cartault 55.

Eunerayr10% 1. PO 600-700 La Balle 36.

Bacqueville Pr une LS 500-600 21 |Simon ?7.

indebeut ee" 0r 300 La Balle.

GrosmesnilMss Cu env. 30 TT MÉRITE UE 300-400 22 Se ER ellier.

Hougerville(pour Fécamp) 15. 400-500 Blanchard de la Servanière 9, Maupertuis 16 . . . . . . .|Les mêmes qu’à id. Hougerville.

Criquetot ie MER, à 12-15 La Mothe #1, Sénitot (pour Harfleur et Montivilliers) 18 . . . . . 500-600 Bespierre #1.

Sanvic (pour Le Havre) 19.| env. 10002? |(vacant) #2.

LP

A. Je résume dans le tableau suivant les indications données par notre mémoire, Les commentaires qu'a parfois ajoutés Voysin à l’article de chaque temple sont reportés dans les notes. !

1. Le temple de Quevilly, situé à une petite lieue de Rouen, desservait toute la ville et les faubourgs. V. Leprévost, dans la Rev. de Norm., 1863, p. 84h, et Floquet, Hist. du Parl., t. VI, p. 107 et suiv. L

2. Le temple de Bosc-Roger, situé à la porte de Bosc-Roger, appartient à un gentilhomme de la R. P. R. La démolition en sera ordonnée par arrêt du Conseil du 17 mars 1681 (E. Benoist, Hist. de l’édit de Nantes, IV, p. 420).

3. À Gisors, les Réformés « n’ont point de temple basty, mais ils ont plusieurs lieux d’assemblée chez des gentilshommes qui font presche dans leurs

salles... et ces maisons de gentilshommes sont Saucourt, Mesnil et Montcornet... en vertu de fief de haubert » (Voysin). L'intendant ajoute que « le sinode de Normandie appelle ces assemblées-la eglize de Gisors dans leurs convocations ». Cependant on trouve aussi la désignation « l’église de Gisors et Saucourt » (Cf. par exemple, Bull. Prot., XV, p. 514). Dans sa visite du diocèse en 1664, le vicaire-général Dufour avait appris « que le ministre de Saucourt faisoit la presche chez le seigneur de Villerets contre et au prejudice des reglemens sur ce intervenus »; il avait ordonné en conséquence quil en serait « informé par le doyen dans le temps du sinode » (Arch. $. Inf., G, 725).

4. Le temple 4 Honfleur « est incorporé dans une maison du fauxbourg composée de deux chambres hautes qu’on a accommodées pour yÿ faire le presche. 11 n’y a pas longtemps que ceux de la R. P. R. possedent ce temple; ils s’assembloient auparavant dans une grande gallerie qui regarde la mer et qui appartenoit a un d'eux, lequel s’estant faict catholique vendit cette gallerie; et le reste de ladite R. P. R. de Honnefleur l'ayant quittée, ils firent du lieu qu’ils occupent presentement leur presche, qui leur a esté donné par testament » (Voysin). La destruction en sera ordonnée par arrêt du Conseil du 30 juin 1681 (publ. dans Bréard, Les Archives de la ville de Honfleur, p. 135-7). V. aussi Decharme, La ville et les gens de Honfleur.., p. 63-67.

h. Le temple du Mesnil-Poisson « est une chapelle située dans la cour du sieur du Mesnil-Poisson, qui fut bastie par ses predecesseurs et qui a servy longtemps a dire la messe, ce qui se veoit encore par sa structure et par les images et les crucifix qui sont dans les vitres » (Voysin). Le curé du Mesnil- Poisson invoquera ces faits pour demander la restitution de la chapelle au culte catholique (Arch. Nat., TT 261).

6. Le temple de Caër, à une bonne lieue d’Evreux, dessert cette ville. Il fait partie d’un fief du comte de La Suze; ce temple n’est « qu’un bout de maison qu’on a faict servir pour cela » (Voysin).

7. Le temple est situé « au fauxbourg du Ponteaudemer, sur terre d’eglize » (Voysin).

8” Le temple d'Orbec est dans une maison donnée par M. De Laigue (ou de Laigle, suivant le ms. B), baron d’Orbec. « On ne voit pas bien en vertu de quoy ce temple est fondé. Orbec n'est pas de la généralité de Rouen » (Voysin). L'église d'Orbec avait été constituée en 1631, par division de celle du Mesnil-Imbert. (Aymon, Synodes nationaux, II, p. 495).

9. Le temple était situé à l'extérieur et au Sud-Est de la ville. V. les plans de Dieppe, Bibl. Nat., Est., Va 389 et Arch. du Serv. hydrogr. de la marine, Portef. 36, divis, III. « Le lieu de la scituation est terre d’eglize, qui appartient aux chartreux de Gaillon » (Voysin). Il avait été brûlé dans une émeute populaire en 1660. Voir S. Hardy, Hist. de l’église protestante de Dieppe, Dieppe, 1894. S. Coche, dans Bull. du Prot., 1903, p. 73-74. Lesens et Madelaine, Le Prot. dans le pays de (aux, Paris, 1906. Asseline, Les antiquités et chroniques de la ville ee Dieppe, Dieppe, 1874, t. II, p. 312 et suiv. [Daval], La seconde partie de l'histoire de l’église réformée de Dieppe, publ. par L. Garreta, Rouen, 1902-3, 2 vol.

10. L'église de Luneray existait déjà en 1559. Le temple avait été bâti en 1620. Il sera démoli en vertu de l’arrèt du Conseil du 19 mai 1681 (Lesens et Madelaine, p. 350). D'après le Factum pour M'° Antoine Gaulde, le temple serait édifié « sur un fief qui appartient à l’abbaye de Tyron » (1bid., p. 366).

11. Le temple de Bacqueville, d’après le Factum pour M'° Antoine Gaulde (antérieur à 1675), serait bâti « sur un fief appartenant a l’abbaye de Fecamp » (Lesens et Madelaine, p. 366).

12. « Mme de La Tour pretend faire demolir [le temple] de Limbeuf, ayant

faict veoir qu’il est mal fondé », dit Voysin. Or la suppression de ce temple avait été ordonnée par un arrêt du Conseil du 23 avril 1665, « parce qu'il etoit bâti dans la seigneurie d’un catholique » (E. Benoist, Histoire de l'édit de Nantes, t. IV, p. 17; v. Arch. Nat., TT 267). Le mémoire de Voysin est cependant daté du 31 décembre 1665. 11 faut supposer, soit que cette partie avait été rédigée avant le 23 avril (par exemple si elle est le résumé d’un mémoire remis à Voysin), soit que l'arrêt n’était pas venu à la connaissance de l’intendant; on a de nombreux exemples de ce dernier cas, mais la première hypothèse est étayée par ce qui est dit ci-dessous, notes 39, 40 et 42. 13. Le prêche à Grosmesnil n’a licu qu’une fois par mois « dans la salle du sieur de Grosmesnil, en vertu du fief de haubert... ce sont les ministres de

Luneray, Basqueville, Limbeuf qui y preschent » (Voysin). Grosmesnil est un hameau de la commune de Cottévrard, canton de Bellencombe. D’après Lesens et Madelaine, la localité n'aurait eu un exercice de fief que de 1651 à 1685 (p. 355). Notre mémoire permet de rectifier cette assertion.

14. Le temple < est scitué tout proche l’eglize », dit Voysin, voulant sans doute insinuer qu’on po prendre ce prétexte pour les upprimer. Ce motif sera repris par Gaulde, quelques années plus tard : « Il est justifié par un procez-verbal d’arpentage que ledit temple n’est éloigné de l’église paroissiale — compris le cimetière — que de 54 toises [105 mètres], et il est rapporté par information authentique que les voix dudit temple se portent jusque dans ladite eglise, et troublent le service divin, specialement quand l’on fait la procession autour de ladite église » (Lesens et Madelaine, p. 367). Le temple avait été bäti en 1660, dans le fief de haubert du sieur Du Parc (Bibl. Soc. Prot., dossier ms. sur les églises de Normandie, art. Lintot). Il sera supprimé en 1681 (E. Benoist, Hist, de l'édit de Nantes, IN, p. 420).

15. Hougerville, aujourd’hui hameau de la commune d’Angerville-la-Martel, est distant de Fécamp d'environ 6 kilomètres. D’après Lesens et Madelaine, p- 354, le temple aurait été construit en 1629. Il est situé, dit Voysin, « sur un fief de haubert appartenant à des damoiselles de la R. P. R. » Il s’agit probablement des demoiselles d'Hougerville, seigneurs du lieu.

16. Maupertuis, aujourd’hui commune de Gerville, canton de Fécamp. Là « s’assemblent de quinzaine en quinzaine les mesmes personnes qui vont [au temple] d'Hougerville... Mais a present ce temple de Maupertuis ne peut plus subcister, le seigneur a qui en appartient la terre s estant faict catholique, c’est M, de Longueil » (Voysin). I1 y a lieu de supposer que Voysin, dans cette dernière affirmation, commet une erreur : le chanoine Gaulde dans son Factum n’invoque pas ce motif pour demander la suppression du temple, et dit qu’il « fut bâti en 1624 sur un héritage donné à cet effet par le sieur de Teuville » (Lesens et Madelaine, p. 361), et le temple ne sera condamné que par l'arrêt du Conseil du 10 mars 1681 (ibid., p. 353).

17. D'après le Factum pour M° Antoine Gaulde, le temple aurait été construit en 1608 « sur deux vergées de terre que le sieur de La Voute leur donna

roche sa maison, avec un droit de chemin pour y aller » (Lesens et Madelaine, p. 362). Voir l'arrêt du Parlement de Rouen du 13 août 1685 ordonnant la démolition du temple pour contravention aux règlements sur les N. C., ibid., p. 381-91, et, p. 391-5, le procès-verbal de visite du temple, du 3 sept. 1685. Cf. Elie Benoist, Hist. de l’édit de Nantes, V. p. 781.

18. Senitot, aujourd’hui commune de Gonfreville-lOrcher. « M. le président de Novion, dit Voysin, en entreprit la demolition [du temple] il y a quelque temps, mais le procès est demeuré indécis.» Nicolas Potier, sieur de Novion, président à mortier au Parlement de Paris depuis 1645, possédait les aides d’Arques, Fécamp et Montivilliers (cf. son « portrait » dans Depping, Corresp. administr., IL, p. 34), il était seigneur de plusieurs paroisses de la généralité. Je n'ai trouvé aucun renseignement sur cette tentative pour faire supprimer le temple de Senitot; en tout cas la suppression ne fut ordonnée que par l'arrêt du Conseil du 30 juin 1681 (Lesens et Madelaine, p. 354; cf. ibid., p. 376 le Factum pour M° Antoine Gaulde). V. E. Dumont et A. Martin, ist. de Montivilliers, t. J, ch. vu.

19. « Ce temple n’est point basty sur le lieu porté par les pattentes qui en ont esté obtenues », dit Voysin. Néanmoins il ne sera supprimé que pour contravention aux règlements sur les N. C. par arrêt du Parlement de Rouen du 30 juin 1681 (cité dans Amphoux, p. 197 et dans Lesens et Madelaine, p. 3831-91; cf. ibid., p. 376-78, la partie du Factum pour M° Antoine Gaulde qui s’y rapporte). De nombreux détails sur ce temple se trouvent dans A. Martin, Hist. de Sanvic et du prot. dans cette paroisse, le Havre, 1877, et dans Amphoux, Essai sur l’histoire du prot. au Havre et dans ses environs, le Havre, 1894, p- 101-235. La résidence au Havre était interdite aux pasteurs ; v. une requête

.des échevins du Havre au Roi à ce sujet en 1644, B. Nat., ms. fr. 15 833. Sur les

entreprises de conversion de protestants du Havre au catholicisme vers 1665, v. une lettre de Louis XIV au duc de Saint-Aignan, du 1° avril 1666, dans les Œuvres de Louis XIV, éd. Grimoard et Grouvelle, t. V, p. 375.

20. Cette indication est donnée par le ms. À, en toutes lettres. Le ms. B porte : «environ vingt mil personnes en tout », et ensuite est ajouté : « qui

se partagent et s’y trouvent [au temple] une partie un dimanche et l’autre le

dimanche ensuivant ». Cette importante variante montre que les deux mss ne sont pas copiés exactement l’un sur l’autre ni sur un original commun (cf. l'introduction). Il est probable que c’est le chiffre du ms, B qui a été arrêté en dernier lieu.

Sur le nombre des protestants de Rouen, v. Bianquis, La révocation de VEdit de Nantes à Rouen…, publ. par E. Lesens, Rouen, 1885. Floquet, Hist, du parl. de Norm., t. II, p. 236. Fermanel écrit à Colbert, le 25 janvier 1665, qu'à Rouen les Religionnaires « sont les plus riches marchands », et « composent les deux-tiers de la communauté » (Depping, t. III, p. 384). Cf. une lettre de Beuvron du 14 janv. 1669, Bibl. Nat., mss Mél. Colbert 150, {° 56, et une autre de Louis XIV à l’archev. de Rouen, du 22 mars 1663, Œuvres de Louis XIV, éd. Grimoard, t. V, p. 125.

21. Le ms. B porte : « 4 ou 500 personnes ». Sur cette variante, v. ci-dessus, note 20.

22, Elie Benoist affirme que l’église de Lintot comprenait « pour le moins 3 000 communians » en 1681, lors de son interdiction (ouv. cité, IV, p. 420). S'il n’y a pas erreur de sa part, il faudrait expliquer cet accroissement d’effectif par l’affluence à Lintot des fidèles des églises voisines, après qu'elles furent supprimées (Cf. ce qu’il dit de Criquetot, V, p. 781).

23. Un essai de statistique des protestants du Havre a été fait par A. Martin, Notice historique sur Sansic, p. 189 et 344-8 : il a pris les chiffres des mariages, naissances ei décès annuels, et les a multipliés par des coefficients approximatifs : 134 pour les mariages, 32 pour les naissances; il arrive ainsi au chiffre de 1700 protestants à la fin du xvi° siècle, 1 100 en 1620, et 1 000 en 1670. Ce dernier chiffre est le même que celui de Voysin. Cependant on ne peut le considérer que comme très approximatif. V. au même endroit quelques chiffres relatifs à d’autres localités, mais pour la fin du xvi° siècle seulement : Harfleur et Montivilliers, 1 030; Criquetot, 221; Octeville, 611, ete.

24. Jean-Maximilien Baux de Langle, né à Evreux en 1590, avait épousé Marie Bochart, sœur du célèbre érudit. Il était pasteur à Rouen depuis 1615, il y mourut en fonctions le 13 sept. 1674 (Dict. Past. * et Haag, France protestante, 1'° éd., t. 11, p. 54-57).

25. Samuel Baux de Langle, fils du précédent, né à Londres en 1622, pasteur à Rouen en 1647, quitte la ville pour aller desservir le temple de Charenton en avril 1671, meurt à Londres en 1693 (Dict. Past.); cf. Douen, La révocation de l'édit de Nantes à Paris, t. I, p. 218, et Haag, La France protestante, 1° éd., t. II, p. 54-7.

26. Etienne Lemoine, né à Caen en octobre 1624, pasteur à Geflosse en 1650,

asse à Rouen en 1653: il quitte la ville en 1676, pour aller à Leyde, où il meurt le 3 avril 1689 (Haag, France prot., 1'° éd. t. VE, p. 544; cf. 2° éd., t. I, p. 1038).

27. Lucas Jansse, né à Rouen, y est pasteur de 1632 à septembre 1682; il se retire à Rotterdam où il meurt le 24 avril 1686. Cf. Haag, France prot., 1° édit., VID 32

287 done Le Tellier, né vers 1618 à Saint-Lô, est pasteur à Pont- Audemer. Il assiste au synode de 1660 comme représentant de l’église de Pont-Audemer seulement (Bull. du Prot., t. XV, p. 514). Au synode de 1669, l’église de Bosc-Roger est représentée par les pasteurs de Rouen (Bibl. hist. du Prot., Pièces mss originales, Normandie, t. II, © 59); à celui de 1674, on trouve Cognard, pasteur de Bosc-Roger (ibid., f° 86). :

29, Laurent de Bures, né à Dieppe, est nommé pasteur à Gisors en 1648 (Dict. Past.). La dernière trace qu'on avait de lui jusqu'ici dans ce poste était sa présence au synode de 1660 (Bull. du Prot., t. XV, p. 514). Mais on le trouve encore au synode de 1669 comme représentant de la même église (Bibl. hist. du Prot., Pièces mss originales, Normandie, t. II, f° 60); en 1674 on trouve à sa place M. de Fequeville (ibid., f° 87); c'est donc entre ces deux dates qu’il a cessé ses fonctions à Gisors.

30. Philippe Legendre, né à Rouen en 1636. On ne connaissait jusqu'ici que ses fonctions pastorales à Rouen, de 1671 à 1685 (Dict. Past.; cf. Amphoux, Hist. du Prot, au RE à 188, et Haag, France prot., t. VI, p. 515). Au synode de 1660, les églises de Honfleur et Pont-l'Evêque sont représentées par de la

a) Je désigne par celte abréviation un dictionnaire manuscrit des pasteurs de France, qui se trouve à la Bibliothèque de la Société d'histoire du protestantisme français, à Paris.

Motte (Bull. du Prot., t. XV, p. 514); à celui de 1669 par Le Genevois (Bibl. hist. Prot. Pièces mss originales, Normandie, t. II, f° 59). 31. Voysin ne donne aucun nom de pasteur pour l’église de Caër (ou Evreux). synode de 1669, # Se es église se nomme Durel (Bibl. du Prot, ièces mss originales, Normandie, t. II, f° 59). En 7 ’égli 9 représentée (Ibid. f° 87), : PRE et RE teE (pee 32. Jean Taunay (ou Tosnay), né à Criquetot, figure déjà au syn comme pasteur d'Orbec hall Hubs. XV, pe 514). En ant ax pasteur à Criquetot (Dict. past.); il l’est encore en 1682; il meurt à Rotterdam en 1714 (Ibid.).

33. Jean Vauquelin, d’abord pasteur à Pujole, près de Valence, fut recu pasteur ordinaire de l’église de Dieppe le 23 nov. 1638. Il figure en cette qualité au synode de 1660; il y demeura jusqu’en 1685 (Hardy, Æist. de l'église prot. de Dieppe, p. 265, 344, 462). “ 34. Flaucamberg, ou, plus ordinairement, Focquemberg, était pasteur à Boissay-sur-Eaune en 1646 (Lesens et Madelaine, p. 356). Il est déjà à Dieppe en 1660 (Bull. du Prot., XV, p. 514).

35. Moïse Cartault, né à Dieppe, débute au même lieu comme pasteur en 1653; il y reste jusqu'à la Révocation (Hardy, Huist. de l’égl. prot. de Dieppe p- 291 et suiv.). 4 36. Isaac de La Balle est déjà pasteur à Luneray, lors du synode de 1660 (Bull, Prot., t. XV, p. 514). Au synode de 1669, cette église est représentée par M. Hébert (Bibl. hist. du Prot., Pièces orig. mss, Normandie, t. II, f° 60); cependant il semble y avoir exercé jusqu’à sa mort, 14 octobre 1673, d’après la déclaration du pasteur De Larc au synode de 1674, qui nous apprend aussi qu’il avait exercé pendant dix-sept ans (ibid., f° 86). Hébert aurait exercé en même temps que lui à Luneray, d’après Lesens et Madelaine, p. 350. — Cf, Hardy, p. 236.

37. On trouve encore le sieur Simon pasteur à Bacqueville en 1668 (Dict. Past.). Lesens et Madelaine disent par erreur (p. 351) que les ministres de Bacqueville, à partir de 1581, sont les mêmes que ceux de Luneray : cf. par exemple le synode de 1674 (Pièces originales, Normandie, t. Il, f° 86). 38. Ephraïm de Valmont, sieur de La Voulte, représente les églises de Caudebec et Lintot au synode de 1660 (Bull. du Prot., XV, p. 514). Il assiste encore en la même qualité au synode de 1675. D’après Lesens et Madelaine (p. 352), il aurait exercé à Lintot de 1660 à 1682; on le retrouve à Flessingue en 1691, où il meurt en 169% (Dict. Past.).

39. David Blanchard, sieur de la Servanière, né à Condé (Haag, Fr. prot., ire éd., t. IV, p. 278), représente Fécamp, Criquetot et Maupertuis au synode de 1660 (Bull. du prot., t. XV, p. 514); il dessert Criquetot jusqu'en 1666 (Amphoux, p. 140). Suivant Lesens et Madelaine, il n'aurait exercé que jusqu’en 1664 à Maupertuis (p.353). Si cette indication est exacte, le mémoire est, pour cette partie, notablement antérieur au 31 déc. 1665; cf. les notes 12, 40, 41 et 42.

40. M. de La Motte-Muids, pasteur de Criquetot, avait été suspendu de ses fonctions et exclu de la province par le synode au début de 1665; il fait appel de cette décision devant le synode d’Île-de-France, où il fait défaut : la suspension pour un an est prononcée, et l'exclusion de la province confirmée (Dict. Past.). Il n’était donc plus en fonctions en décembre 1665. Cette constatation, jointe à ce qui a été observé précédemment, notes 12 et 39, fait supposer que les renseignements fournis à Voysin pour ce chapitre étaient d'environ un an antérieurs à la rédaction définitive. 41. Henry Bespier (ou Bespierre; le ms. B orthographie Bépierre), est originaire de Sedan. Il est déjà pasteur à Sénitot en 1653. IL a été condamné par le synode de Normandie en même temps que La Motte-Muids, en 1665, et à la même peine. Mais, sur appel, le synode de l’Ile-de-France décide, le 8 mai, que la condamnation est mal fondée, et, partant, qu’il sera rétabli dans son église après une suspension de trois mois, « a cause des scandales qu'il avoit causés » (Dict. Past.). Il restera donc à Sénitot jusqu'à sa mort, 5 août 1616. Ibid.

42. Le 31 décembre 1665, date de notre mémoire, le siège de Sanvic n’était

lus vacant. Nicolas Guérard avait été désigné pour cette église dès 166% (Amphoux, Hist. du Prot. au Havre, p. 160, sans référence), mais il ne rejoignit pas immédiatement, et l’intérim fut rempli par les pasteurs des églises voisines

(ibid.). En tous cas il est peu probable que son arrivée ait tardé au delà du début de 1665. Cette constatation, jointe à ce qu’on a observé ci-dessus notes 12, 39, 40 et 41, autorise à supposer que les renseignements donnés dans ce chapitre par Voysin sont notablement antérieurs à la rédaction définitive.

Pour tout ce qui concerne la révocation de l'Edit de Nantes dans la généralité, en outre des indications données ci-dessus, il faut se reporter au Recueil des edits.… concernant les gens de la R. P. R. lesquels ont esté registrez en la cour du Parlement depuis l’année 1664 jusqu’à présent, Rouen, 1721, in-12, et au t. IV de l'Histoire du Parlement, de Floquet.

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