Cf. ci-dessus, p
2. François Goyon, sire de Matignon, comte de Thorigny, Gacé et Montmartin, né en 1607, 4° fils de Charles; avait servi à l’armée sous Louis XIII, et recu le grade de mestre de camp en 1643. IL avait été fait gouverneur de Cherbourg en 1638, et de Granville en 1639. Il fut gouverneur de Basse-Normandie de 1639 jusqu'à sa mort (19 janvier 1675). Il fut un instant « engagé » dans les agitations de la noblesse normande en 1658-59 (Clément, Lettres... de Colbert, t. 1, p. 367, et Legrelle, Les assemblées de la noblesse de Normandie, 1893). Sur la puissance des Matignon en Normandie, voir une curieuse lettre anonyme d’un habitant de Saint-Lô, du 26 août 1685, dans Depping, Corresp. administrative, t. IV, p. 685-6 : « leur autorité est desja trop grande pour l'oppression que l'on en souffre depuis plus de trente ans... ».
3. Les deux mss portent : « Par l’ordre du roy ». C’est évidemment une mauvaise lecture de l’abréviation : l’ord°*.
Le gouverneur et les deux lieutenants ont entrée et voix délibérative au Parlement. Quand le gouverneur y siège, soit à l'audience, soit à la chambre du conseil,
« on pare sa place d’un tapis de velours et on met un carreau sur son siege et un autre a ses pieds ; la Grande Chambre depute quatre conseillers qui le vont recevoir au parquet des huissiers et l'y accompagnent en sortant!. »
Quand ce sont les lieutenants de roi,
«on met un carreau de velours au lieu ou ils doivent s’asseoir. Pour veriffier leurs lettres, on faict difference du lieutenant de roy de la Haute Normandie d'avec celuy de la Basse : a l’esgard de celuy de la Haute Normandie, on veriffie ses lettres sans difficulté, et a l’esgard de celuy de la Basse Normandie, on ÿ a mis la clause : sans tirer a consequence, comme la chose estant plus deue au lieutenant de roy de la Haute Normandie, a cause que la ville ou le Parlement tient sa seance est dans l’estendue [de sa ?] charge. »
TM OTTEUTENANTS DES /BIILETAGES ET GOUVERNEURS DES VILLES
Bailliage de Rouen, lieutenant : M. le duc de Tresmes , qui a succédé à feu M. de Blerancourt, et ne s’est pas encore fait recevoir “.
Bailliage de Gisors : M. de Flavacourt, en même temps gouverneur de la ville de Gisors’. « M. de Blerancourt l’estoit aussy par mesmes provisions que du bailliage de Rouen; M. de Tresmes en est aussy pourveu et non receu. »
Bailliage d'Evreux, lieutenant : M. de Maisons °, succédant
à M. d’Alègre.
1. À son entrée dans la province, « le Parlement luy depute un président, quatre conseillers de grand’Chambre, et quelques-uns des enquestes et le procureur général, qui vont avec deux huissiers le salluer de la part de la compagnie » (Voysin).