‹ Mémoire sur la prostitution publique et parallèle complet de la prostitution romaine et de laChapitre 37 sur 56 · PROSTITUÉES AUPRÈS DESQUELLES ILS ONT CONTRACTÉ LEURS MALADIES · texte numérisé non relu

PROSTITUÉES AUPRÈS DESQUELLES ILS ONT CONTRACTÉ LEURS MALADIES

Je m'étonne de l'importance attachée à ces indications par le règlement sanitaire de Bruxelles. Les avantages qu'elles promettent pour la découverte des prostituées infectées sont très séduisants en théorie, mais dans la pratique ils ne se réalisent guère. Parent-Duchatelet fait remarquer (ouv. cit., 1. 1, p. 598) que les soldats fournissent presque toujours des indications fausses; c'est précisément ce que j'ai eu l'occasion de vériiier^à Bordeaux. Il en donne des raisons très justes, tirées du caractère et des habitudes des soldats. J'ajouterai que, d'après les résultats constatés à Bordeaux (V. plus loin, 3"® Part.), les visites hebdomadaires faites avec soin suffisent pour purger les prostituées des affections vénériennes, et que, si la prostitution clandestine est en même temps poursuivie et efficacement reprimée, il ne restera plus grand'chose à attendre des dénonciations, car la proportion des malades diminuera très rapidement; mais si les visites sanitaires sont insuffisantes, si la police de la prostitution clandestine est mal faite, la proportion des malades sera stationnaire, malgré les dénoncia-

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tions impérieusement exigées de la part des militaires contaminés.

Est-ce à dire qu'il faille négliger complètement les indications recueillies auprès des militaires malades? Assurément non. Quand même ces indications ne feraient découvrir une femme infectée qu'une fois sur vingt, elles auraient encore une utilité positive ; mais ce qui est incontestable, c'est qu'elles ne sont qu'un accessoire très peu efficace des mesures sanitaires réalisées par le Dispensaire et le Bureau des mœurs.

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