Mémoire sur la structure et la texture des artères
Lorsque, à l'insligalion de noire maître M. Robin, nous entreprîmes l'élude du système artériel, notre désir était d'en faire la comparaison avec le système veineux. Mais la question était trop vaste, et nous avons cru qu'il était plus sage de la scinder en deux parties, dont l'une est le sujet de ce travail, et dont l'autre, qui traitera de la structure des veines, sera l'objet d'un prochain mémoire. Cette partie de l'histologie semble épuisée de prime abord, et cependant que de lacunes ne laisse-t-elle pas à combler ! Ouvrez les livres d'histologie moderne, vous ne tarderez pas à vous convaincre que les auteurs ont fait du système artériel une étude hypothétique sur bien des points. La plupart ont pris quelques artères de calibres différents, jugé approximativement de la proportion relative de chaque élément en ces différents points, sans s'appesantir sur le mode de connexion de ces parties entre elles, sans chercher si les vaisseaux n'offraient point des variations de texture suivant qu'ils sont en rapport avec tel ou tel organe spécial, auquel est dévolue une fonction propre.
Mais en anatomie faut -il procéder ainsi? Faut-il donner comme réels des faits créés hypothéliquement?Nous ne le croyons 1 pas, et nous nous rattachons à l'opinion de notre maître qui, d;ins I un mémoire inséré sur ce sujet dans les premiers bulletins de la : Société de biologie (18/j9), a tracé la voie analyliquc à suivre.
GlMltERT. 1
Nous avons pris sa niélliodc à laquelle l'aualomiy el la |)liysiologie (loivcnl tant de belles découverles déjà, en prenant ponr point de départ l'aorte; nous avons suivi progressivement les rameaux artériels dans leur multiplicité cl leur décroissance, partout nous avons fait deux ordres d'examen, celui des coupes transversales et celui des sections longitudinales. A chaque point nous avons mesuré l'épaisseur de chaque tunique, établi leur mode de connexion, leur structure. Si, avec celle rigueur d'observation, nous ne sommes point parvenu à faire des découvertes, nous aurons au moins la satisfaction, bien grande, d'avoir donné plus de consistance encore aux opinions de nos maîtres, el surtout de celui qui nous a diiigé dans ce travail, el auquel ses bontés et sa science attachent à jamais les élèves.
Les procédés que nous avons employés sont des plus simples. Nos coupes ont été faites sur des artères fraîches cl des artères sèches. Le ])lus souvent, sur ces dernières, qui nous permettaient d'obtenir des tranches plus minces et |ilus transparentes, et qu'il suOit de mettre dans l'eau pour (ju'elles acquièrent tout de suite les dimensions qu'elles avaient dans leur premier état, l'eau revenant aux éléments constitutifs el les gonllant. L'acide acétique et la teinture ammoniacale de carmin sont les seuls réactifs cm- |)loyés par nous. Le dernier a l'effet surtout de colorer les libres musculaires cl les rendre plus visibles. Le carmin ne colore pa^ les fibres élastiques. Comme corps neutre destiné à donner la transparence, nous nous sommes servi de la glycérine et du baume du Canada. Ce sont là tout autant de moyens qui sont à la portée de tout le monde el d'une exécution facile.
Les résultats sont basés sur l'observation d'un millier de coupes, que nous avons toutes soumises aux mêmes réactions chimiques, afin de pouvoir obtenir une grande uniforniilc d'observations. Les dimensions données pour la tunique externe paraîtront peut-être un peu exagérées; c'est le résultai de l'action de l'acide acélitjue; mais comme toutes les artères onl été soumises à ce réaclif, le fait en lui-môme reste vrai.
CROSSE DE L'AOHTE.
L'étude de l'aorte a toujours intéressé les anatomistes. il importe, en etlet, de savoir quel rôle cet organe, en connexion directe avec le cœur, joue dans la migration du sang. La détermination de l'élément principal de son tissu, élément qui porte foujours avec lui sa propriété et l'impose au tissu, peut seule donner la clef de la fonction vraie. Dès lors cette étude appartient aux histologistes, et Bichat qui, de prime saut, a dit des choses si vraies sur les artères de gros calibre surtout, se trouve ici insuffisant. Les micrographes se sont mis à l'œuvre, mais sur bien des [loints leurs conclusions ne sont point identiques. Ouvrez le livre de Morel, de KôUiker, la texture de l'aorte y est à peine indiquée ; bien des points de structure y sont négligés; Henle n'étabhssant pas de distinction entre la structure et la texture d'un tissu, donne une description diffuse et embrouillée où il est parfois difficile de se reconnaître. En France, nous voyons M. Sappey, dans son livre, refuser à tous les vaisseaux en général, et à plus forte raison à l'aorte la muscularilé. M. Robin est le premier qui ait essayé de mettre de la clarté dans ce sujet. Ici, comme dans toutes ses descriptions analomiques, cet auteur s'est préoccupe de déterminer l'espèce, la nature, la proportion des éléments anatomiques, leur importance relative d'abord, et de les grouper ensuite. iNous n'avons que des éloges à faire d'une pareille méthode, qui simplifie ainsi les recherches anatomiques. Mnis arrivons à notre sujet.
La liiniqtie interne do l'aorte apparaît sous l'orme de membj-ane grisâtre, striée en long sur les coupes longitudinales, pointillée sur les coupes transversales (fig. 1, 2, 3, pl. I). Son épaisseur varie entre 0""",00 et 0""",!. J'ai vainement cherche le^ U'uus que la plupart des auteurs signalent dans cette membrane; je ne les ai jamais trouvés ici, soit sur les pièces fraîches, soit sur les coupes sèches; il est vrai que je les ai constatés ailleurs, Pour mon compte, je crois fort que ces trous ont été vus dans la membrane sous-jacente. La tunique interne est tapis.séo
en dedans par un épilhclium à cellules polyi;onales qui manque très-souvent chez le vieillard. Il a à peine l'épaisseur de 0""",001 , En dehors, la limite est plus difficile à établir, elle n'est point également nette dans tous les points de l'aorte. Aussi pour la bien déterminer, faut-il comparer des coupes transversales et des coupes longitudinales (fig. 1 et 2). On voit alors entre la iunique moyenne et l'interne une couche de fibres élastiques, au milieu desquelles sont quelques fibres cellules et une substance amorphe. Leur direction est généralement transversale (fig. J, 2 i). Mais dans d'autres points, la direction longitudinale prédomine. Cette couche est comme une transition entre la tunique interne et la moyenne. Nous reviendrons plus loin sur ses caractères qui sont très-importants. La tunique interne, ou mieux la membrane interne, est consliluée par une substance amorphe, striée en long. Elle estéiasli(iue. Cette propriété peut être constatée de visu sous le microscope, où l'on voit souvent celle membrane contournée sur son bord libre. Ces faits sont également vi ais pour le fœtus et bon nombre d'animaux, le chien, le lapin, etc. Chez le fœtus néanmoins, les limites de la tunique interne sont plus ncLles que chez l'homme, une ligne brune, qui n'est autre chose qu'une cloison élastique, sépare les tuniques dans les deux directions (fig. 2). L'épilhélium est ici légèrement prismatiqu'^}.
Tunique moyenne. — La divergence des opinions émises sur la constitution de cette Iunique, montre clairement combien il est difficile d'en débrouiller la structure et la texture. Ici nous n'avons pas voulu copier les auteurs, et les résultats auxquels nous sommes arrivé à grand'peine nous appartiennent, et si sur quelques points nous différons de nos maîtres, nous en acceptons la responsabilité.
Lorsqu'on examine une coupe longitudinale (fig. ■!) ou une coupe transversale d'aorte (fig. 2), on trouve au premier coup (l'œil une texture analogue ; on voit un grand" nombre de fibres, d'un jaune brillant, homogènes, à contours nets, épaisses de 0""",001 à 0""",003, parallèles entre elles en un pointde leur longueur, s'anaslomosant de distance en distance, soit directement par des indexions terminales, soit par des comnmnications lalé-
raies, de telle façon qu'il en résulte un vrai réseau à fibres brillantes, étendu dans toute la tunique moyenne.
Ces fibres limitent des espaces quadrilatères, losangiques ou irrégulièrement circulaires, dans lesquels sont des éléments spéciaux: nous verrons plus tard que ces espaces sont pour la plupart des cavités, et que dès lors les comparaisons faites d'après le premier aspect sont insuffisantes.
Ces espaces sont plus longs dans les coupes transversales que dans les coupes longitudinales ; ils sont également larges dans les deux cas; ils atteignent leur largeur maximum au centre de la tunique moyenne, et vont en diminuant d'étendue vers les limites de la tunique. Quelle est la nature, la forme, la structure des fibres jaunes, des éléments contenus dans les espaces précités? Ce sont là tout autant de problèmes que nous allons essayer de résoudre.
Les fibres jaunes son! des éléments élastiques d'une forme très-remarquable. Al'inspection de la fig. 5 (et c'est toujours sur la plancbe I jusqu'à la fin de la description de l'aorte) on reconnaît qu'elles ne sont autre chose que la section de lamelles élastiques a c, qu'elles sont fenôtrécs et perpendiculaires au plan de la figure.
C'est là un résultat que j'ai obtenu vingt fois en dilacéranl mes coupes, et je puis ici m'autoriser du témoignage de mon maître qui a constaté le même fait. La forme de ces éléments ne peut être comparée à rien, ce sont des lamelles irrégulièrement triangulaires, losangiques ou quadrilatères, larges de 0""",02à 0"'™,03, d'une longueur impossible à déterminer, vu leurs connexions mutuelles.
Sur leurs bords qui sont généralement curvilignes, naissent desfibres élastiques, larges, mais qui s'amincissent en s'éloignant de leur point d'origine e F. Leur centre est percé de trous, véritables fenêtres circulaires ou ovales, par lesquelles passent des fibres élastiques ou des fibres musculaires, et ce fait n'est point une invention, je l'ai constaté. Ces lamelles sont souvent incurvées sur elles-mêmes de telle façon, que toute leur surface n'est pas constamment sur le môme plan ; elles s'infléchissent pour s'anastomo-
ser, EF'"; leur direction esl à la fois transversale et lon(^iludinale. Les fibres qui en naissent, au contraire, sont surtout transversales, tandis que les anastomoses qui les unissent entre elles sont longitudinales. Le prix considérable des gravures m'a empêché de mettre pour ce fait une planche spéciale sous les yeux (lu lecteur, dans laquelle cela est de toute évidence.
Les lames ont entre elles des connexions nombreuses : tantôt elles se confondent par une grande portion de leur circonférence EF'" — EE"; d'autres fois elles s'unissent entre elles par de larges prolongements élastiques; enfin, un dernier mode d'union, mais qui est plus rare, s'opère par des fibres élastiques ordinaires F K'.
Les anastomoses se font dans différents sens, mais toujours par les bords, rarement jiar la surface. Dans la figure /|, chaque lame s'anastomose avec celles qui sont immédiatement en avant, en arrière, au-dessus, au-dessous, sur le même plan — F'F — FE — F'" E, etc. ; de plus, chaque lame encore s'anastomose avec celles qui sont immédiatement en arriére ou en avant d'elle dans des plans différents, de telle façon que, un ensemble de lamelles dans un plan donné, forme une membrane fenêlrée qui s'anastomose avec celle qui est placée dans un plan postérieur ou antérieur, ou tout autre encore. Ces plans, ou mieux ces membranes formées de lamelles, correspondent aux cloisons, on s'explique très-bien alors leur différence d'aspect.
La direction de ces membranes étant àUa fois longitudinale et transversale, chaque cloison, d'une coupe horizontale, aura sa correspondante, avec laquelle elle fusionnait préalablement, dans les coupes longitudinales, fig. 2. Ces lames, ayant une longueur limitée, leur épaisseur n'étant pas égale partout, on s'explique les solutions de continuité qui existent de distance en distance sur les cloisons; les anastomoses des lames entre elles, expliquent les bifurcations et les communications des cloisons entre elles. Les sections transversales des fibres dans les coupes longitudinales surtout, ont leur raison d'être dans la présence et dans la direction des fibres élastiques qui naissent de ces membranes fenêtrées; les quelques rares sections analogues qui se présentent
sur les coupes horizontales sont la ronséquencc de l'existence du petit nombre relatif do fibres longitudinales. On m'objectera peul-èlre que mon assimilation des cloisons aux lamelles fenêtrées n'est pas suffisamment probante. 11 suffit cependant d'examiner les figures li et 5, et de faire des coupes nombreuses dans l'épaisseur de la paroi de l'artère pour se convaincre de l'identité des deux éléments. L'analogie des lames a, c, fig. 5, avec celles qui composent la figure /i, est frappante. Leurs contours sont les mêmes, sauf modification apportée par la coupe, l'aspect dans les deux cas est grisâtre, excepté sur la section et les bords, leur épaisseur, leur largeur, leur direction semblable, leur structure également élastique, les trous dont elles sont percées analogues; ces caractères me paraissent suffisants ))our faire de ces parties (les éléments analogues.
Les lamelles fenôlrées sont surtout abondantes dans la moitié interne de la luni(juc moyenne; dans la moitié externe elles diminuent de largeur. Faut-il faire de l'ensemble de ces lames élastiques une membrane spéciale dans l'artère. Assurément non ; car elles ne sont qu'un des éléraenis constituant la luniquo moyenne dans laquelle elles occupent un rang secondaire.
La connaissance de ces fails m'a conduit à l'interprélalion de la texture de la tunique moyenne de l'aorte.
Les lamelles et les fibres élastiques, par leurs anastomoses, circonscrivent des loges ou des aréoles, suivant que l'un des deux éléments prédomine dans la délimitation de ces espaces.
Les loges sont toujours incomplètes, vu la forme bizarrement déchiquetée de leurs élémenis constituants. Chacune d'elles a dans tous les sens une paroi ou partie de paroi commune avec celles qui l'entourent et avec lesquelles elle communique. Celles-ci, à leur tour, ont les mêmes éléments, communs avec celles qui les avoisinont et des communications analogues, et ainsi pour toutes les autres. De telle façon que leur ensemble forme un nombre Ires-grand de cavités communiquant toutes entre elles, liées les unes aux autres par des parois communes, comme dans un gâteau à miel, chaque alvéole est liée à celles qui l'entourent par une portion de paroi commune à toutes. Ce fait est capital. Si
l'on songe en efîel que vers la périphérie île la lunique moyenne, les cloisons vont s'anastomoser, se confondre en diminuant de largeur avec les fibres élastiques qui constituent en partie la lunique externe, et les fibres placées sous la tunique interne, on comprendra sans peine qu'il existe entre ces différentes parties une solidarité anatomique et physiologique absolue; que dans la portion moyenne, ou mieux dans la tunique moyenne, les fibres ne se sont écartées plus que dans les autres points, que pour faire place à de la substance amorphe et aux fibres musculaires.
La substance amorphe , considérée par quelques auteurs comme un élément nouveau dans l'aorte, occupe une grande place dans la texture de ce vaisseau. Je l'ai retrouvée ici, mais ses caractères ne me paraissent pas répondre à tous ceux qui lui sont donnes par les auteurs. D'abord dans l'aorte, je l'ai trouvée peu fenêtrce, et à mon avis, ici cette dénomination conviendrait plutôt aux cloisons élastiques; les lames de cette substance ne sont pas exclusivement transversales; sur des coupes minces faites dans l'épaisseur de la paroi, j'ai pu constater qu'elles ont une direction également longitudinale, néanmoins la direction transversale semble prédominer. Elles sont logées dans les cavités que j'ai décrites, elles en prennent la forme, passent à travers beaucoup de solutions de continuité des parois, et s'anastomosent avec des lamelles analogues qui se trouvent dans les cavités voisines, dette substance, en un mot, affecte, par rapport i ces espaces, à peu près la disposition que prendrait du plomb fondu versé dans ces loges. On peut constater celte particularité dans les figures 1 et 2. Ces lames, comme les cloisons, s'anastomosent toutes entre elles, forment un tout élastique qui ne dépasse pas la tunique moyenne, et sous ce rapport, on peut dire qu'elle en est la caractéristique. Cette substance est-elle un élément spécial à l'aorte? je ne le crois pas; pour nous, elle est de nature élastique et existe dans presque toutes les artères, et cela ressortira du tableau général que nous ferons de leur texture.
A côté de la substance fenêtrée, il faut placer les fibres musculaires. En traitant les coupes par le carmin, ces éléments se colorent en rouge et se détachent alors nettement sur le fond
gris ou jaune du tissu élastique qui ne se colore point. On voit sur les coupes longitudinales leur section transversale au centre desquelles sont leur noyau. Ces fibres ne sont pas toutes accolées aux cloisons, elles sont le plus souvent englobées dans la substance amorphe. Leur direction est transversale. Leur situation, leur petit nombre, relativement à la masse élastique, nous permettent de les considérer comme des éléments d'une importance secondaire dans l'aorte, analomiquement parlant.
Chez l'enfant de neuf mois, les choses sont peu différentes. Les dimensions seules varient, surtout pour les éléments de la tunique moyenne. Les cloisons ont à peine 0""",001, la substance amorphe, 0""", 006 de large, tandis que, chez l'adulte, elle a environ 0""", 01 ; elle est d'ailleurs, chez le fœtus, plus transparente, plus homogène. Les libres musculaires sont ici plus évidentes. La tunique moyenne, chez l'adulte, a environ 0'"'",780 d'épaisseur.
L'union de la tunique moyenne avec la tunique interne, nous l'avons déjà dit, n'est point directe. Il existe entre ces deux tuniques une texture intermédiaire. La membrane moyenne, à sa limite interne, se réduit en un .réseau de fibres élastiques trèsfines qui dérivent directement de cloison?. Les fibres de cette trame sont, en majeure partie, transversales, les petites aréoles circonscrites étant surtout dirigées horizontalement; ir:ais par place la disposition peut changer, et l'on a sous les yeux un aspect inverse du précédent, les fibres devenant longitudinales; toutefois ce fait est assez rare; le fait constant est la direction transversale des fibres. Dans ce réseau, les mailles sont d'autant plus petites qu'on se rapproche davantage de la tunique interne, et l'on constate là un passage insensible entre les deux textures. La substance élastique amorphe remplit la plupart de ces espaces, mais en laisse d'autres vides ; ces vides sont probablement les trous signalés par certains auteurs.
Dans la membrane interne de l'aorte, ce réseau élastique a été vu par bien des auteurs. Henle, Kolliker, et d'autres l'ont constaté, mais je ne sais pourquoi, M. Malgaigne, qui certes ne s'est guère servi du microscope, en a fait une tunique spéciale.
Nous croyons que celle créalion est ici peu logique el toul au moins inutile, car ses élémenls se rallachenl direclemeni à la I unique moyenne.
Il est non moins difficile de déterminer les connexions de la lunique moyenne avec l'externe. Le mode d'union est si diffus, que, pour en donner une idée nette, il est nécessaire de faire on mémo temps la description de cette tunique dite parfois advenlicc. Vers sa limite externe, la tunique moyenne se dissocie, des cloisons entières se portent en dehors, l'abandonnent et viennent formel" avec quelques libres propres à la tunique exlerne, de gros faisceaux qui se dirigent un peu obliquement en dehors. Ces faisceaux, non en Irès-grand nombre, sont pour la plupart longiliidinaux, mais beaucou|) sont obliques, de telle sorte que pour la crosse, on ne peut dire que la direction longitudinale des fibres esl le l'ail conslanl. Ces faisceaux sont groupés vers la tunique moyenne, dont ils augmenlent la puissance, on n'en trouve plus à la limite exlerne de la Inniquo externe qui e8l surtout celluleuse ou lamineuse dans ce vaisseau.
Dans la tunique exlerne, il y a donc Irois faits essentiels à noter: 1" elle est liée si bien à la tunique moyenne, qu'il est difficile de déterminer leurs limites précises; T là où la fibre élastique cesse, par contre, la libre lamineuse prédomine , 3° njonlons à cela sa faible épaisseur relative et le petit nombre de ses fibres élastiques.