CULTURE DE LA LYMPHE ANIMALE
La lymphe animale, quoique gagnant du terrain ces années dernières, est d’une culture difficile et délicate. Il est presque impossible qu’il ne se mêle pas du sang à la lymphe, même avec les plus grandes: précautions, C’est surtout dans l’opération par laquelle on ouvre la vésicule ; une main peu exercéee ou gênée par les mouvements de l’animal peut froisser le fond ou les bords de la vésicule et ajouter quelques globules de sang, sans que la lymphe soit changée de couleur,
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Si l'enlèvement de la lymphe se fait par suceion ou par pression, il peut y avoir encore quelques capillaires de lésés et du sang épanché ; du moins, il ne peut y avoir certitude du contraire.
Le médecin chargé de cultiver la lymphe animale aura-til toujours la patience voulue pour ces opérations délicates ? Peut être se fera-t-il remplacer par un aide qui, n'ayant pas autant de responsabilité, ira plus vite en besogne et sans discernement, surtout si le maître n’est pas présent ou n’exerce pas une surveillance active.
Le temps qui s'écoule entre la sortie de la lymphe et sa destination est suffisant pour qu’elle se contamine au contact des germes microscopiques de l'air ambiant.
C’est principalement quand elle est mise sur pointes que le danger est plus grand, parcequ’elle est exposée à l'air plus longtemps avant que la dessication ‘soit parfaite. Plus la dessication est lente, comme dans une température humide, plus l'infection de la Iymphe par les germes de décomposition est imminente, Le sang qu’elle contient entrant en putréfaction, est très virulent dans ses effets constitutionnels. Je crois que c’est là l’unique cause des érésypèles qu’on attribue trop souvent à la constitution atmosphérique.