SUR
Propres au seryice militaire dans l' armée de terre , et sur leur visite devant les conseils de revision,
ï. Importance des bons choix en hommes pour la formation et l'entretien des régi-^ mens.
La tranquillité de l'Etat à l'intérieur, sa sûreté à l'extérieur, la protection due aux citojens et aux ])ropriétés, le besoin d'une force toujours active et présente pour maintenir des droits ou repousser l'agression , ont nécessité chez toutes les nations civilisées , dans les temps anciens et mo* dernes, la formation et l'entretien de troupes el d'armées plus ou moins nombreuses, dont une politique inquiète, ambitieuse et subversive ne s'est malheureusement que trop souvent servie pour opprimer les peuples et faire d'injustes conquêtes.
Quel que fut le mode d'appel au service > tous les hommes d'Etat ont senti qu'on ne devait admettre dans la composition d'une force armée que des individus bien organisés, et doués d'une corn-
plexion forte et vigoureuse, qui les reridît capables de supporter les fatigues de l'état militaire. Tel est le vœu constant du monarque, le sentiment du législateur, et l'esprit de la loi de recrutement en France: on ne saurait donc trop s'attacher à remplir un but aussi essenliel.
Les bons régimens font la bonne armée, et celle-ci reçoit sa principale force ^ dans toutes les circonstances possibles, non-seulement de l'ordre et de la disciplirse militaire , mais encore des excellens élémens qui la composent. Ces élémens sont des hommes doués de qualités morales et constitués pour être propres au rude métier des armes. Un chtf a tout sujet alors de se féliciter et de s'enorgueillir d'avoir à commander des soldats fermes et inébranlables, sur lesquels il puisse sûrement compter; qui, animés sans cesse par les sentimens séduisans de leur force, de l'honneur et du devoir, soient toujours prêts à obéir et à répondre valeureusement à l'attente du Roi, qui leur réserve les récompenses dues à la bravoure, à la fidélité et au dévouement.
Le courage est la vertu par essence du soldat; il lui fait supporter avec patience, constance et résignation, les peines, les fatigues, les dégoûts et les privations dont est semée la vie militaire; c^est un courage magnanime qui le rend invincible et Je transforme en héros, en lui faisant affronter le danger et braver mille fois la mort au champ de l'honneur. Mais qui peut ignorer que cette grande et utile qualité de l'âme dépende du corps, et ne
(5) se soulienne qu'autant que la force physique conserve un certain degrë d'énergie sans lequel ie moral s'abat? La pusillanimité se trouve presque toujours compagne de la fa-bîesse, et le feu sacré de Mars s'éteint insensiblement ou abandonne prompternent un corps débile, amolli, vicié dans son organisation, qui ne tarde pas à être complètement exténué par les moindres faîigues et les plus légères privations.
Un tableau rapide du genre de vie militaire confirmera encore mieux l'importance de faire de bons choix parmi les jeunes gens que la loi appelle et que le sort désigne pour servir.
II. Genre de vie militaire considéré sous le rapport de la nécessité d'être bien constitué pour le supporter.
Il serait utile et nécessaire que les membres des autorités civiles, que la loi charge de prononcer sur l'admission ou l'exemption des jeunes gens appelés à servir l'Etat, eussent une connaissance parfaite du genre de vie que mène l'homme devenu soldat, de tout ce qu'il doit supporter en temps de paix et en temps de guerre, et qu'ils n'ignorassent point l'influence qu'exercent sur sa santé les causes multipliées de maladie auxquelles il est fréquemment exposé. Eclairé par de telles notions préalables, celui qui, bien logé, bien nourri et bien vêtu , vit heureux et content, serait forcé, par une comparaison établie entre lu
vie civile et la vie militaire, de s'intéresser à là posilion et au sort des hommes que la nature n'a pas doués d'un bon tempérament, et de la force naturelle suffisante et absolument indispensable pour embrasser l'honorable, mais péîïible profession des armes.
Il en coûte de le dire^ mais il n'est que trop avéré que les membres de plus d'un conseil de révision ont à se reprocher la rigueur qu'ils ont quelquefois mise dans les choix, rigueur qui les a aveuglés sur le compte d'individus faibles et chétifs qu'ils ont exposés à devenir victimes du faux jugement prononcé sur leur validité pour le service militaire.
Le jeune homme que lajoi de l'Etat arrache à son pajs, à ses parens, à ses amis, et qu'elle éloigne de ses aiFections les plus chères pour le faire soldat, est forcé d'embrasser un genre de vie bien différent de celui qu'il menait au sein de sa famille, ou dans toute autre posilion avantageuse. Son début dans la carrière militaire est marqué par une commotion morale, dont les causes sont l'éloignement des lieux qui l'ont vu naître^ la ré- Tolulion opérée dans ses goûts et ses habitudes, le sacrifice d'une portion de sa liberté, la profonde soumission à plusieurs chefs et une obéissance muette et passive qui forment essentiellement les premiers devoirs de son nouvel état. Le changement d*aUmens, une nourriture frugale et modérément substantielle, la privation d'une boisson tonique et stimulante, l'usage de l'eau, la différence
des heures des repas, la ^éne causée par certaines pièces de l'habiliement, les exercices, les manœuvres^ les factions ,^ les corvées, la brusquerie de certains inslrncleurs, les abus, les petites vexations, l'amertume des reproches, les punitions injustes ou nullement proportionnées aux fautes, les excès ou les désordres par lesquels les jeunes soldats cherchent généralement à tromper Tennui et à bannir le chagrin que kur causent leur étrange ])osition et Ta ppren tissage d*un métier pénible ,^ pour lequel ils ne peuvent encore avoir pris du goût, soumettent leur santé, pendant les premiers mois de leur arrivée au corps^ à de fortes épreuves que surmontent ordinairement les sujets forls et bien organisés, mais qui laissent souvent des traces d'altérations manifestes et plus ou moins profon des, chez les individus physiquement mal disposés et d'une constitution évidemment débile.
Les causes ci - dessus énoncées , soit qu'elles agissent isolément ou simultanément, développent dans l'économie animale une susceptibilité qui prédispose les organes intérieurs à un surcroit d'irritation qui forme déjà le premier pas vers la maladie. En effet, si Fou observe attentivement les jeunes soldats, et ceux surtout naturellement i'aibles, on les voit dépérir chaque jour : ils sont tristes, taciturnes; une teinte de langueur est répandue sur leur phjsionomie; les jeux perdent de leur éclat et de leur vivacité; la langue est molle et blanchâtre; ils mangent peu, et maigrissent; ils ont une petite toux 3 le sjslème gastrique ou le
(6) système pulmonaire devient le siège d'une irritalion peu vive qui coïneide avec le décroisse ment graduel des forces. J'ai constamment observé ce que je viens de décrire sur les jemies gens de lai^ b'e constitution, dont la santé se détériorait encore de plus en plus, quand la nostalgie venait augmenter le danger d'un pareil étal.
Si Ton jette maintenant un coup d'œd sur le soldat obligé de guerrojer , combien ne recon« noîlra t-on pas de causes capables de porter atteinte à ses forces e( deleurlivicr de terribles et funestes assauts , s'il n'e^t pas heureusement constilné pourse conserver en santé, et sortir triomphes ni de la lutte qu'il n'a que trop souvent à soutenir contre de faeheux événeniens et une mauvaise forlune difficiles ou impossibles à prévoir! L< s expéditions lointainesjes longues routes, les marches forcées, les contre-marches, les bivouacs, la cruelle privationdu sommeil, la fatigue et la douleur, occasionnées par le poids du bavre-sac , des armes , de la giberne, des munitions de guerre, des provisions de bouche et des ustensiles de campagne, les vicissitudes atmosphériques , l'inclémence des saisons, la différence des climats, le vent , la neige, la pluie , les brouillards , l'ardeur du jour , la fraîcheur de la nuit, la poussière qui s'applique sur la surface du corps , ou s'introduit dans l'estomac et les poumons, l'humidité du terrain choi>i pour asseoir un camp , les vents coulis de Ja lente ou de la cabane, l'habitation près des lieux malsains, le genre Je vie irréguiier et desordonné , la mau-
(7)^ vaise qualité des alîmens , Tobligation d'endurer lono" teuips la soif et la faim , le passage fréquent aux extrêmes , l'abondance succédant à la pénurie la plus complète, l'activité et l'agitation du corps, ainsi que l'émotion de l'âme un jour de combat, le ciirnage d'une bataille sanglante, les inquiétudes continuelles, les retraites précipitées, faites le plus souvent au milieu du désordre et de la confusion, les horreurs d'un long siège , les blessures, le séjour des prisons, des hôpitaux , la perle de ce que l'on possédait, les mauvais trailemens, la durée indéfinie de la captivité, sont autant de causes qui assiègent la santé du guerrier, aflPaiblissent son phj-^ sique et son moral , et le prédisposent aux maladies par irritation ou par faiblesse , si communes dans les armées , et qui portent un caractère bien différent de celles que l'on ob erve chez les liabitans des villes et des campagnes.
Or je demande à tout homme impartial , s'il ne faut pas être vigoureusement constitué et doué d'une complexion robuste pour paraître propre au service militaire. L'être que la nature n'a point favorisé originairement dans le développement de son organisation , doit finir par succomber tôt ou tard sous le poids des causes ofiensives qui viennent d'être énumérées. Il serait donc aussi impolitique qu'inhumain de mal composer l'armée, et le gouvernement doit veiller avec d'autant plus de raison sur sa composition, que la puissance militaire, sagement empTojée, devient un moyen direct de conservation et de salut dans un cas inévitable de
(8) cléclaraHon de guerre, ou dans les circonstances difficiles et critiques où peut malheuieusemeul se trouver un Etat sourdement travaillé par le volcan mal éleint des révolutions. Une armée perd sea^ siblement de sa force, quand, au mornent de xiuir^ cher, tous les hommes comptés sous les drapeaux ne sont point en état déporter les armes et d'entrer en caropagne. J'avais déjà remarqué depuis longtemps qu'une grande partie des soldats renvoyés du service pour cause d'invalidité , abstractiosi faite de ceux qui l'étaient par suite de blessures, avaient apporté au corps le germe des maladies ou infirmités qui ont provoqué leur réforme, et que ce germe existait primitivement dans la délicatesse de leur tempérament et la faiblesse de leurconstitution, qui auraient dû être des motifs suffîsans pour les dispenser de servir. Dans la caserne, ce sont toujours les individus faibles et de mauvais physique que les chirurgiens des corps voient souvent reparaître à l'infirmerie, et auxquels ils sont forcés d'accorder de temps en temps des exemptions de service. Que l'on parcoure les hôpitaux, et l'on se convaincra encore que ce sont en grande partie les sujets que je signale, qui les peuplent , qui en sortent et j rentrent fréquemment, et finissent par présenter à la un de l'année , sur le conirôle des régimens, un nombre étonnant de journées d'bôpilal. Il est impossible, ce me semble, de rien ajouter davan» tage pour démontrer la vérité du principe qui doit régler le choix des hommes pour la parfaite conv^ position des troupes.
III. Caractères et conditions physiques d'une bonne constitution.
Il n'e'^t point inutile de rappeler, dans l'intérêt du sujet que je traite, quels doivent être les carac-' tères d'une bonne constitution ; et afin d'en faire mieux ressortir l'inaportance et de prouver l'absolue nécessité de les trouver, sinon tous, au inoins en grande partie réunis, il m'a paru con- -venable de leur opposer ceux qui décèlent une mauvaise constitution.
Il faudrait pouvoir choisir sur un grand nombre d'individus, pour rencontrer des hommes qui réuiiissent les qualités physiques qui doivent , selon Végèce , constituer l'homme de guerre. On est éloigné d'avoir la facilité et la latitude suffisante pour obtenir de pareils choix. Le service militaire est aujourd'hui en France un impôt également réparti sur les individus qui ont atteint l'âge de vingt ans , et chacun doit satisfaire à celle obligation envers l'Etat, d'après ses facultés piijsiques. On ne pourrait donc , sans être injuste , ne faire tomber le choix que sur l'élite des jeunes gens doués de ce phjsique imposant et martial , relevé par une contenance fière et menaçante , dont le même auteur nous a tracé le tableau. Il est possible cependant, sans être ni aussi exigeant, ni aussi sévère que cet historien , de faire d'excellens choix en suivant le mode assigné par la loi du recrutement , pourvu toutefois que les autorités compétentes ,
chargées de son exécution , n'opèrent point dans un sens opposé à son esprit et h sa volonté.
La fleur de i'age , ou le moment du développement complet des facultés physiques, est sans contredit l'époque de îa vie la plus favoris ble pour façon >jer au métier des armes celui que la loi ou sa propre volonté j destine. Le jeune liomme est vif , lier, impétueux; lien ne Tarrête; il v< le intrépidement à l'exécution ; son ardeur naturelle Teuiporte vers tout ce qui peut lui fournir l'occasion de se signaler et de méiiter de la considération.
Quoique la valeur, comme le dit un de nos poètes, n'attende pas le nombre des années, elle trouve cepCTidant son plus ferme soutien dans la force organique, sans quoi elle succombe. A dixhuit ans le travail de l'accroissement n'est pas toujours parfait, et les forces n'ont point acquis assez de consistance pour être mises à de rudes épreuves. ^ vingt ans au contraire, époque à laquelle la loi du recrutement a fixé avec raison l'appel au service, l'homme possède, au phjsiqueelau moral, îjn degré d'énergie qui le rend capable d'embrasser sans danger pour sa santé la profession des armes. Quand, à cet âge,le développementducorps se montre tardif, incomplet, et la constitution non en<:ore bien affermie, il est très présumable qu'une cause radicale a entravé la force organique. , Comme l'on se trompe alors sur le compte des jeunes gens délicats et fluets que Ton envoie dans les régimens j dans l'espoir et la persuasion que
leurs forces s'y dévelopjDeront successivement et que leur complexion s'j fortifiera I Ils y dépérissent au contraire , et ils ne tardent pas, peu de temps après leur incorporation , h prendre involontairement un profond dégoût pour l'état militaire. Quoique quelques exemples rares militent en faveur de l'opinion que je combats, il n'en est pas moins vrai que les chefs des corps et les officiers de santé ont eu trop de preuves irrécusables sous les jeux , pour ne pas demeurer convaincus qu'il faut se défier de la constitution des individus chez lesquels le développement n'est point dans un parfait rapport avec Vàga.
Une taille proportionnée , c'est-à-dire en harmonie avec le tronc et les membres , est celle qui convient. La taille se divise en grande, en mojenne et en petite : elle ne doit jamais être au-dessous d'un mètre cinquante- sept centimètres (4 pieds lo pouces). Des individus de toute taille sont admissibles et nécessaires pour la composition des différentes armes auxquelles ils paraissent spécialement plus propres. Les hommes d'une moyenne stature et un peu trapus sont généralement préférables. Les hommes très-grands sont communément moins forts, à moins que le développement physique ne soit chez eux dans une proportion directe avec la taille, ce qui donne alors la première espèce d'hommes que l'on choisit de préférence pour les grenadiers, les carabiniers, les cuirassiers, les drainons et l'artillerie à cheval. On doit toujours considérer la taille dans son rapport avec
l'ensemble de rorganisation. Ainsi plus la taille sera grande, ou s'éloignera de la moyenne, plus on devra insister sur la condition d'un physique^ robuste qu'annoncent une poitrine bien développée , et des membres épais, arrondis par une forte musculature. -Une taille haute, chez un individu grêle, est l'indice d'une débilité primitive, et surtout de la faiblesse des organes de la respiration. Une petite taille, jointe à une complexion frêle et délicate, dénote aussi presque toujours une chélive constitution. J'ai souverit remarqué que les sujets organisés de la sorte faisaient rarement un bon service , qu'ils étaient fréquemment forcés de le suspendre, quoique pleins d'amour-propre et portés de la meilleure volonté.
Les caractères particuliers d^une bonne constitution , rigoureusement exigibles pour être reçu dans l'armée, me paraissent devoir être les suiyans :
1°. La rectitude du corps et un port aisé;
2°. Une conformation extérieure exempte de défauts ;
3°. Une tête grosse, élevée et bien chevelue;
4**. L'œil vif et le teint un peu coloré ;
5". Des lèvres et des gencives roses;
6". Des dents blanches, fortes et ea bon état;
7°. L'haleine douce ;
8°. La voix, sonore;
g**. Une complexion forte et vigoureuse que ca-^ ractérisent essentiellement :
Une peau ferme , et une belle carnation ;
tJne poitrine carrée, large, voûtée, sonore, «îobile et se dilatant avec facilité ;
Des épaules épaisses, basses, bien ejffacéeSj et également tombantes ;
Le ventre peu saillant; '
Des parties génitales bien développées, et annonçant réner^âe virile;
Des membres richement musclés, et des articulations réunissant la force à la souplesse;
Des pieds maigres, secs, voûtés, et de longueur médiocre ;
Des mains fortes.
Le contraste des conditions qui sont l'apanage de la force corporelle avec les caractères qui décèlent un tempérament débile, une faible complexion , une mauvaise constitution, ou une constitution prédisposée aux maladies , est on ne peut plus frappant, et l'esprit qui le saisit bien évitera de porter un faux jugement sur les qualités physiques reconnues indispensables chez un homme pour devenir un bon soldat. Les êtres que la nature a condamnés dès leur enfance à rester faibles toute leur vie, et qui souvent ont puisé dans le sein de leur mère le germe ou la cause radicale et primitive de leur dégénérescence ou de leur mauvaise organisation, offrent, à cette époque de la vie où les individus sains et bien conformés jouissent avec confiance de leurs forces , les signes évidens d'une, mauvaise constitution, que l'œil et le tact découvrent sans peine, et que je vais exposer d'une manière succincte. Ces signes sont :
f". La maigreur générale;
2**. Le lempérament Ijniphatique, prononcé^ surtout chez un sujet mou, blond, à peau lâche, blanche ou d'un blanc mat , tachetée de jpousseurs, de couleur d'albinos ;
5°. L'absence de la barbe, des poils à la poitrine, aux aisselles et aux parties génitales;
4**. Le pouls faible, peu développé et lent;
5°. Une inégalité dans les proportions et formes organiques , dépendante d'un accroissement trop rapide ou d'un vice originaire dans le développement de la charpente osseuse ;
6*. Une figure efféminée;
7**. L'air triste et sombre;
8". L'extérieur apathique ;
9". La lenteur ou l'ineptie des réponses;
lo" Un défaut de rapport entre l'expression de^ traits de la figure, le regard et le langage;
11°. Des cheveux fins et rares;
12". Un visage pale ou bouffi; des joues caves et un teint blême;
i3°. Des paupières tombantes, boursoufflées ou bleuâtres;
i4*. Les yeux chassieux ou habituellement humides;
i5*, La couleur jaunâtre ou bleuâtre de la conjonctive;
16". Les pupilles habituellement très-dilatées et se contractant lentement;
17*. Le cillement presque continuel et la diffieulté de supporter une vive lumière ;
18*. Le regard morne et abattu ;
jg". Des lèvres grosses , blafardes et pendantes ;
20^. Les gencives pâles, livides, engorgées ou saignantes;
21**. Des dents sales, brunes, noires, branlantes, ou en partie cariées;
22^ La langue molle, large et blanchâtre;
23**. L'haleine forte;
24". Le cou long et grêle;
25*. Le menton avançant sur la poitrine;
26°. Une poitrine étroite, aplatie ou enfoncée, maigre ou décharnée:
27°. Une voix faible, grêle ou rauque;
28°. La respiration courte en parlant, et laborieuse au moindre exercice;
29". Des épaules hautes , saillantes et ailées ;
5o". Les traces de l'application de cautères et de vésicaloires sur le tronc et les extrémités des sujets qui ont une poitrine maigre et peu élevée, ce qui ne dépose pas en faveur de leur force ou de leur bonne santé ;
5i". L'abdomen très-déprimé ou saillant, mollasse ou très-dur;
32*. Les facultés génératrices peu développées, l'absence des testicules dans le scrotum, une verge molle et flasque, le scrotum très-relâché;
33". Des membres très-longs , grêles, et disproportionnés avec le reste du corps;
34°. Des membres gras et nullement dessinés, ce qui dénote un homme lourd et inactif ;
35*. Le gonflement ou l'empâtement des atli-* culations ;
56**. Des mains maigres et des doigts efiilës ;
37°. Des pieds allongés, écrasés, habituellemeni tendres et humides;
SS*». Des cicatrices sur diverses parties du corps^ provenant d'abcès ou d'ulcères dont la cause était probablement constitutionnelle.
Les signes caractéristiques d'une faible consti-* lulion ne viennent d^étre mentionnés que d'une manière générale , et abstraction faite des maladies ou infirmités qui forment la série distincte des cas d'exemption. Les officiers de santé, appelés à donner leur avis sur la bonne ou mauvaise constitution des jeunes gens, peuvent encore tirer des inductions utiles de leur profession actuelle ou antérieure: il n'est point non plus indifférent de s'assurer de leurs facultés morales. Quelques questions laconiques faites sur leur âge, leur appétit , leurs parens, les maladies auxquelles ils peuvent avoir été sujets, leur bonne ou mauvaise volonté ou disposition à servir, etc., suffiront à cet effet.
IV. Causes des mauvaises opérations de& conseils de révision.
On ne peut arriver qu'insensiblement auperfectionnement des institutions humaines, et en s'altachant surtout à détruire les abus et les obstacles qui s'j opposent. Les causes qui m'ont particulièment frappé et auxquelles je ne doute point qu'il
îiefailleattribuerle grand nombredesmauvaischoix d'hommes qui ont eu lieu dans les levées opérées jusqu'à ce jour j me paraissent avoir été les suivantes : 1°. Dans un grand nombre de départemens , les chirurgiens -majors des régimens et les officiers de santé en chef des hôpitaux militaires n'ont point été appelés pour donner, conformément à l'article 57 , chapitre 1°', titre IV, de l'instruction sur les appels, leur avis sur l'aptitude ou l'inhabilité des jeun^'s gens au service militaire, pour cause de maladies ou infirmités. MM. les préfets ont préféré appeler des médecins et des chirurgiens civils , parmi lesquels il a dû s'en trouver beaucoup, qui ne possédaient point une série de connaissances particulières que l'on n'acquiert qu'aux armées et dans les hôpitaux militaires , par la longue habitude de voir, de suivre, d'observer et de juger l'homme de guerre en état de santé et en état de jnaladie, habitude qui donne ce coup d'œil exercé et habile à saisir l'ensemble du phjsique et le détail de la constitution de chaque individu. L'influence des autorités civiles dans quelques chefslieux de déparlement, d'arrondissement et de canton , sur les chirurgiens et les médecins , leurs administrés , l'inadvertance , l'ignorance , les promesses et les complaisances arrachées par les prières, les sollicitations, les instances , l'amitié et d'autres considérations , ont contribué à conseiller ou à laisser faire de mauvais choix. Je ne vois donc de motifs probables de la conduite de MM. les préfets qu'une crainte mal fondée que des hommes'
( '8 ) ' aXtachés au service, et particulièrement intéressés à la bonne composition des régimens , n'apportent clans leurs avis une partialité excîasivement favorable au choix ou triage des plus beaux sujets, et à l'enlèvement de la ileur de la population de leur déparlement.
i"". Les opérations des conseils de révision ont étéquelquelbis conduites avec trop de rapidité j et souvent pour les terminer dans un arrondissement, afin de pouvoir aller , en suivant l'itinéraire tracé par avance , les poursuivre le lendemain dans un autre, elles ont été prolongées fort avant dans la nuit.
5**. L'inslrucdoo sur les appels porte que les hommes de Fart donneront leur avis sur les maladies ou infirmités, seulement lorsqu'ils seront consultés. H en est résulté que les individus, appelés dans l'ordre de leur inscription sur la liste de tirage, ont été admis sans être visités, à moins qu'ils n'eussent des in* firmités apparentes, qu'ils n'en accusassent d'euxmêmes , ou bien qu'ils ne fussent remplaçans.
4*'. Quand des jeunes gens n'ont pu comparai» tre, au jour fixé, devant le conseil de révision pour cause de maladies qui j à en juger par les attestations présentées, les mettaient momentanément hors d'état de pouvoir être transportés, des suppléans ont été désignés, dans le doute et la présupposition de leur inaptitude au service, avant que l'on eût prononcé la libération des numéros supérieurs. Rien de mieux jusque-là; mais les individus qui ne s'étaient pas présentés, ajant été ensuite reconnus réellement incapables de seivir, ou étant
parvenus à se faire exempter d'après le résultai des informalions demandées par le conseil, les suppléans ont été obligés de marcher; et comme ces derniers n'avaient point été visités, quelques-uns d'entr'eux ont accusé alors des inlirmités qui les mettaient dans l'impossibilité de servir, et pour lesquelles ils se sont empressés de réclamer l'exemption. C'est ainsi que des individus ont échappé à la loi et que les corps n'ont jamais reçu leur contingent complet. •
6\ Des numéros ont été extraits, à l'époque du tirage, pour le compte des jeunes gens qui étaient absens, et qi^e leur éloignement empêchait de se présen^ter devant le conseil de révision. Ceux qui reparurent après la clôture de la liste départementale, furent aussitôt signalés, et forcés de partir avec le contingent de leur déparleaient ^ ou bien de se rendre isolément, par détachemens, ou conduits par la gendarmerie , comme retardataires , à la légion dont ils devaient faire partie j mais toujours sans avoir été juridiquement visités. Telle est une des causes qui ont augmenté le nombre des infirmes dans les corps. Je présenterai pour la réforme, à la prochaine inspection, un jeune soldat de la classe de 1818 , atteint d'épilepsie constatée , qui se trouvait au banc de Terre-Neuve , au moment du tirage, et qui n'a pu par conséquent être admis à justifier de sa cruelle maladie (ij.
(1) J'ai cesse de faire partie de la légion de la Manche pendant Timpression de ce Mémoire; ainsi mon successeur sera chargé de cette présentation.
6°. Les membres des conseils de révision oni refusé, dans plusieurs circonslances, de s'en rapporter à l'avis molivé des hommes de l'art : des doutes craintifs et mal éclairés , des apparences trompeuses . des idées peu exactes et l'amour propre ont fait porter un jugement faux et contradictoire , dans des cas obscurs de maladies réelles que les officiers de santé pouvaient seuls apercevoir, et juger de nature à faire exclure du service les individus qui en étaient atteint.
7". Il s'est souvent élevé un conflit ou une dissidence d'opinions entre les membres de la partie civile et ceux de la partie militaire du conseiL MM. les intendans militaires représentant le<ininistère, MM. les colonels , les lieutenans-eolonels et Jes majors de régimens , désignés pour suivre les opérations du recrutement, se sont plusieurs fois opposés à l'admission d'hommes que l'avis des officiers de santé et leur propre conscience les portaient à rejeter; leurs observations et leurs réclamations demeuraient impuissantes : étant les moins nombreux , ils s'efforcèrent vainement de faire triompher la vérité. Tantôt des jeunes gens très - aptes à serviront été exemptés, tantôt, et c'est ce qui est arrivé le plus souvent, des individus évidemment inadmissibles ont été déclarés propres au service. Il est donc de toute justice de ne point imputer à MM. les intendans et les officiers supérieurs qui ont assisté aux opérations des levées, les mauvais choix effectués jusqu'à ce jour, et de rendre hommage à leurs bonnes inten-
( 21 ) lions pour Te^xcellente composition des troupes.
S". D'autres fois les constiis de révision n'ont point été suffisamment éclairés parles niédt^'cins ou les t?hiriirgiens consulléâ, dont les doutes, l'indécision , le délHul de savoir, l'inexpérience ou l'embarras pour prononcer alfirmalivement ou négativement, dans certains cas de maladies cachées, peu apparentes, douteuses, artificielles ou simulées, ont laissé fluctuante l'opinion du conseil , qui s'est enfin déclarée contre l'individu, tandis qu'elle aurait du lui être favorable , et vice versa,
çf, I/avis des hommes de l'art n'a point prévalu aussi dans quelques occasions, parce que certaines maladies ou infirmités rares et particulières, qu'ils avtiient jugé devoir exempter du service militaire, n'ont point été trouvées désignées dans l'instruction incomplète sur les motifs d'exemption, publiée^ il y a déjà longjtemps, par le conseil de sauté.
10*^. Les renseignemens demandés et exigés relativement aux maladies douteuses, simulées ou difficiles à constater , ont été , dans plusieurs cas , faux, illusoires et insuffisans. Lorsque les jeunes gens dont les numéros n'avaient point encore été appelés, ou les proches de ces mêmes jeunes gens, ont été interpellés par M. le président du conseil de dire, s'il était à leur connaissance que l'individu qui accnsoit une maladie ou une infirmité dénature à le dispenser du service militaire, en fût atteint réellement et depuis long-temps^ on a généralement remarqué que très-peu de voix s'élevaient pour ou contre, et que les réponses aux in 1er-
peîlalions étaient pour ]a plupart évasives on contradicloires. Alors, pour trancher la difficulté et éviter la déception, le conseil ilédaralt, à tort ou à raison , i'incîividu propre au service. Le silence , la réticence , les détours pris pour ne point dire la vérité , la ferme intention de la taire , soit que la maladif- fût vraie, soit qu'elle fut simulée ou factice , provenaient évidemment de ce que les jeunes gens et leurs parens ne voulaient ni dévoiler le faux, ni accuser le vrai, tantôt pour ne point trahir 1'^» mi lié ou se faire des ennemis dans leur commune , tantôt parce que les individus venant à marcher, sauf à être exen^ptés plus tard pour cause de motifs légitimes d'infirmité, il j avcâl alors plus de chances favorables pour la libération des numéros sobséquens , surtout lorsque la liste de tirage d'un canton touchait à sa fin. Les maires des petites comtnunes n'on.t eux-mêmes répondu le pins souvent aux interpellations qui leur ont été faites en pareil cas , que par des ambiguilés , des déclarations vagues et des paroles oblii^^eanles , qui voilaient leur secrète pensée, et qui étaient toujours plus favorables à l'intérêt particulier qu'à celui de la justice el de la vérité.
1 1°, La ruse et la dissimulation ont fait plus d'une fois alliance avec l'intérêt pécuniaire , ou elles ont élé mises en œuvre par d'autres moyens de corruption. Des jeunes gens réellement aUeints de maladies qui les auraient fait exempter de droit, se sont bien gardés de les accuser, et ils j étaient engagés par ceux c[ui avaient des numéros supé-
( 33 ) rieurs, ou bien par leurs parens, qui, de celte manière, voyaient se mieux fonder leur espoir que ces numéros ne seraient point atteints, et qu'ils seraient probablement libérés.
12°. L'empressement manifeste à compléter le contingent assigné à chaque canton , sans trop avancer dans la série des numéros, a trahi le motif deFautorité civile, et prouvé que, pour reridre un hommage public au principe libérai de la loi du recrutement , elle désirait libérer un grand nombre d'individus , tandis que la sévérité dans les choix aurait permis d'atteindre de préférence dans l'ordre des numéros suivans , surtout quand les listes nombreuses de canton en donnaient la facilité, les hommes forts, robustes et bien constitués, que la manière d'opérer a exclus au détriment de l'armée, et aux dépens d'individus bien moins propres à servir , qui ne réunissaient pas les conditions phjsiques essentielles pour faire de bons soldats.
]3". Les remplacemens ont fourni beaucoup de mauvais sujets, et sur ce point la religion des membres des conseils de révision a été grandement surprise et trompée. Des maires, peu soucieux de vivre en paix^avee leur conscience , ont délivré^ sans la moindre répugnance, des certificats de bonne vie et mœurs à des individus immoraux dont ils étaient charmés de purger leur commune, et ils se sont étourdis sur les résultats de leur coupable complaisance et d'une pareille infraction à la vérité. C'est ainsi que des vauriens , des indi-
yidus tarés et des repris de justice ont été acceptés pour remplaeaas.
V, Preuves des mauvaises opérations des conseils de révision , et en particulier de celui* du département de la Manche,
La loi du recrutement exprime hautement que les conseils de révision n'admettront que des hommes exempts de maladies ou d'infirmités capables de les empêcher de servir. Cette vérité positive doit et aurait dû servir de règle pour le bon choix des recrues; nxais elle n'a été ni as-^ez appréciée, ni assez profondément sentie par la majeure partie des membres composant les conseils de révision; son oubli même a é\é une des causes de rintrodiîclion dans les corps d'une feule d'hommes débiles et infirmes , qui ont considérablement coûté à l'Etat en frais de solde , de nourriture, d'habillement et de journées d'hôpitaux, sans lui avoir rendu aucun service. Le nombre en a été porté à huit mille dans le tableau statistique de l'armé-e, publié dans les journaux en janvier 1820; mais, à cette époque, tous les docuujens improbatifs des opérations de la dernière levée n'étaient point encore parvenus au ministère de la guerre. Une partie des sujets invalides a été déjà renvoyée; mais il en reste encore beaucoup à faire disparaître de l'effectif des corps. C'est dans les motifs des réformes qui ont étonné avec raison MM. les ins= pecteurs généraux d'armes, qu'il faut puiser les
( 25 ) preuves ostensibles des mauvaises opérations de Il levée des hommes appartenant aux classes de 18 16; 1817 et 1818. J'affirme que le nombre des jeunes soidats réformés eût été bien plus considérable, si MVI. les inspecteurs, craignant sans doute de trop le grossir, n'eussent pas refusé d'accepter tous les individus qui leur ont été consciencieusement présentés comme impropres à faire un bon service. S. E. le ministre de la guerre a dernièrement donné, par un motif d'économie bien entendu , les ordres nécessaires pour que les corps fussent débarrassés de suite des hommes malades ou infirmes de la dernière levée, reconnus incapables de servir, et comme étant véritablement inutiles et à charge à l'Etat.
Les levées des trois classes ci- dessus mentionnées ont fourni à la première légion de la Manche 1061 hommes,dont Sga remplaçans et 6G8 jeunes soldats qui , au fur et à mesure de leur arrivée au régiment, furent tous visités nus delà tête aux pieds. Sur ce nombre, 48 remplaçans et 91 jeunes soldats reconnus incapables de servir, ou impro^ près à faire réellement et strictement un bon service, ont présenté au moment de leur incorporation l'état physique ou les maladies et infirmités assignées à chacun d'eux sur l'état nominatif que je vais en donner. Je suis si pénétré de l'esprit qui doit diriger le choix des hommes , tant pour avoir de bonnes troupes que pour éviter des dépenses inutiles et onéreuses à l'Etat , que je n'aurais point hésité, si j'eusse été appelé au conseil,
à les juger presque tous dans le cas de l'inadmission; car, et je regarde ceci comme une chose importante à faire remarquer, il est bien moins facile de Aure accepter pour la réforme à MM. les inspecteurs d'armes Jes soldats faibles et d'un mauvais phjsique , qui n'ont point toujours une maladie apparente ou bien caractérisée, et qui cependant sont connus et notés par les chirurgiens majors et les capitaines des compagnies, comme des hommes d'une complexion frêle, et faisant un mauvais service , qu'il n'eût été au pouvoir des conseils de révision, et conforme aux principes de toute bonne composition de troupes, d'user pleinement de la faculté et de la latitude accordées par la loi, pour rejeter ces sujets chétifs , médiocres ou de mince apparence , qui ne font et ne peuvent jamais faire que de tristes soldats.
Etat des hommes de nouvelle levée incorporés dans la légion de la Manche jusque au ï,^^ janvier 1820^ indiquant les maladies ou infirmités dont ils étaient atteints à leur entrée au corps.
|]NOMSr)
et prÉno>ts.
ETAT PHYSIQUE
MALADIES ET INFIRMITES.
jiL. É.
TVI. J.-L.
') Je n'indiquer
REJ^îPLAÇANS.
C JDifFovmité à l'cpaule gauche résultant d'une <^ fracture de la clavicule , dont un des fragmens /forme un angle très-ai^u. '
f Fluxion chronique et habituelle sur les yeux^ ( huite de la variole.
I Eraillement de la paupière inférieure du côté < droit, avec chute à,es cils et larmoiement. Vissage hideux , mutilé par la variole.
C Dents supérieures et inférieures altérées parj ; la carie. Petite taille et mauvaise conformation \ générale ; physique tout à fait désavantageux. ' Idiotisme.
Faible constitution ; tempérament ruiné.
Varices volumineuses à la jambe droite.
Poitrine faible 5 toux, catarrhaîe habituelle.
Atrophie de l'œil droit ; perte presque totale de l'usage de l'oeil gauche.
Fièvre quarte, ci;roniqiie , avec lésion orga-' uique des viscères abdominaux. |
Aîbugo sur l'œil gauche obscurcissant beau-! coup la Vie j faiblesse de l'œil droit. !
Idiot , butor , tout à fait inepte au service. j
Hernie inguinale du côté gauche. j
1' Dartres au nez et à la lèvre supérieure j cica-i " trices dartreuses sur le cou. !
son cîu convenance , que les lettres initiales dos coms et
i KOMS j et
I PRÉNOMS
CLASSES
ETAT PHYSIQUE
MALADIES ET INFIRMITES;
{ P-elâcheinent de la paupière supérieure de l'œil ^gauche.
j Dépilation du sommet de la tête.
{Faible constitution jointe à une petite stature j physique désavantageux. Idiotisme.
f Asthme et vomissement habituel. Constitu- *J tien délabrée.
I Mauvaise conformation ; dos voûté. 5 Fluxion habituelle sur les yeux , avec chute Vdes cils.
I Faible complexion. Dents en mauvais état.
{Varices à la jambe droite. — Dyspnée. — Sri jet mou.
«- Constitution délabrée; poitrine faible, à 1 \ suite d'hémoplysies. Jambes uq peu arquées en ( dehors.
! Fluxion chronique et habituelle sur les yeux.
! Myopie confirmée. Perte de la presque totalité des dents par la carie. Yarices volumineuses aux jambes.
Abcès scrofuleux qui a donné lieu à un ulcère compliqué de la carie de la côte correspondante. Constitution scrofuleuse,- anciennes cicatrices qui le prouvent.
(Tempérament mou. Forte dyspnée. — Pieds mal conformés, longs, très-plats j malléoles internes très-saillantes.
l' Faible constitution; disposition à la phthisie pulmonaire. Sujet délicat.
Faible constitution; tempérament ruiné.
Epaule gauche très-basse.
Sujet mou, lymphatique, inactif.
Myopie constatée.
Hémorroïdes internes , volumineuses , sortant par paquets.
(' Palpitations de coeur accompagnées de forte Ydyspnée.
i NOMS et
PRÉNOMS
CLASSES
iS 18
ETAÏ PHYSIQUE/
MALADIES ET INFIRMITES.
iPalpitatious de cœur accompagnées de forte dyspnée. Perte de l'usage de l'œil gauche. Strabisme. Cicatrices scrofuleuses et peu solides au cou.
r Faible complexioa.
Epaule gauche plus basse que celle du côte'j
droit. — Poitrine étroite ■ trace d^un cautère au
bras. Cicatrices scrofuleuses sur le cou. Fluxion
chronique sur l'œil droit. Dartres.
Betite taille et chétive complexion.
I Faible complexion 5 poitrine étroite.
/■ Faible constitution j mauvaise conformation
% générale.
Faible constitution j poitrine rétréciej épaule us basse que celle du côté gauche j lé iation des genoux en dedans j pieds trèsgrosses malléoles.
Varices volumineuses et multipliées à la jambe droite.
Homme lourd et mal conformé. Ventre saillant. Pieds très - plats J gros orteil du pied droit dévié, et croisant la direction des autres doigts.
Taille élancée 5 poitrine étroite; trace d'un vésicatoire au bras. Fpilepsie constatée , dissimulée.
Faible constitution.
Constitution un peu faible ; poitrine e'troite.
Petite stature ; faible complexion.
Faible complexion.
Faible complexion 3 poitrine étroite.