XXXIX. — De vente feite dehors la banlieue de Rouen
Se aucun vent aucune chose hors la banleue de Rouen, il n'est pas tenu à amender lei.
XL — De celi à qui l'en baille le merci , et puis le pert.
Se l'en baille à aucun merel , por signe d'estre aquité à la visconté de Rouen , et puis avient que il le perde , l'en le doit feire jurer que il ne le feit pas malicieusement , porli ne por autre , ne en fraude que il ne pait la coustume de la viscontée de l'eaue de Rouen. Et, se il ne veut jurer , il le doit amender et paer .m. sols por l'amende.
Et se il emporte le dit merel outre les bornes , ne que il ne l'ait baillié en lieu establi à rechevoir lei , à la porte par oii il a passe , il doit forfeire toute la marcheandise qui il porte, ou il le doit amender, et païer .xyiii. s., por l'amende.
XLI. — Des couslumiers qui pleident en la visconté de l'eaue de Rouen.
Se aucun coustumier se complaigne devant les viscontes desus dis de aucun autre coustumier, le coustumier
(1) Dans les coutumicrs des xiv« et xve siècles, que j'ai vus, ce chapitre manque toujours et la phrase qui le compose termine le chapitre xxxYiii.
compleignant est tenu païer les destreis, avant que la semonse soit feite ou Tarrest , c'est à savoir : .i. denier de chascuns .XII. deniers, combien que ce soit que k demande du compleignant soit grande.
Et por les destreis desus dis , paies du compleignant , sera, le dit compleignant, quite de l'amende » se il decbiet de sa demande.
Et se celi de qui il se plaint enchiet , il l'amendera,
XLII. — De la poeste que les mariniers et les bateliers ont de arrester en leur vessiaus.
Chascun marinier ou chascun batelier puet , de sa propre auctorité , arrester en sa nef ou en son batel, les marclieandises qui i sont aportées , por son freit ou por son salère seulement.
Et por autre dette , quelle que èle soit , ne por autre chose ne poent-il pas ce feire , se ce n'est par le côngié des viscontes de Teau Rothom., par devant les quiex le plèt de ce sera mené , se il en convient pleidier.
XLIII. — De ce que le meire et les peirs Rothom. doivent venir au mandement des viscontes de Teaue de Rouen.
Toutes les foiz que il est besoig ne mestier de feire jugement à là visconté de Teaue de Roen , le meire et les peirs sont tenus à venir à la dite viscontée , au mandement des dis viscontes , por conseillier les et por jugier aveuceus, selonc les choses proposées et alléguiés en jugement , par devant les dis viscontes.