‹ Mémoire sur le commerce maritime de Rouen, depuis les temps les plus reculés jusqu'à la fin du XVIe siècle (volume 2)Chapitre 29 sur 68 · LXX. — De Tofiice as bermans · texte numérisé non relu

LXX. — De Tofiice as bermans

Il a .1, office en la cité Roth. des bermans, que Ten apèle la bergue , de antiquité.

Les bermans carchent les tonneaus et autres marcheandises à terre et en Teaue de Seinne. Des quîex le serement doit estre renouvelé , une foiz en l'en , en la visconte de Teaue Roth. , à la feste Saint-Michiel , sus leur office qui est à feire. Et doit le serement estre feit en ceste forme , c'est à savoir : Que la compaignie des bermans, qui est nommée bergue , si com il est desus dit , dira le nombre des compaignons de la dite bergue , en la viscontée de Roen , et mosterra le nombre de cèle bergue, neneporra estre acreupar Tespace d'iceli an. Mes se la bergue de .1. compagnie (2"' eit besog d'autres bermans,

(1) Non pas du viconte de l'eau, mais du vicomte de Rouen.

(2) C'est-à-dire je pense : s'il arrive une année où la compagnie soit insuffisante, h certains jours.

èle les porra apeler aveques li , à ouvrer ovec eus à jornée et à aidier leur.

LXXI. — Des chevaus et des quarètes passans par la ville de Roen , à tout marcheandises et sans marcbeandises.

Cheval et quarètc portans marcheandises aquitez ovec les marcheandises à la viscontée de Teaue de Rouen , trèspassans la ville Rothom , seront quites de coustume , se il reviennent vois par la dite ville , se iceuz ou Pun dMceus ne issent au revenir vois de la dite ville , par autre porte que il n'i avoient entré par devant, quant il estoient carchiés.

LXXII. — De ce que l'en doit de rente à la viscontée de Teaue de Rouen (1).

Les hcirs monseigneur Jehan des Vignes doivent à la dite viscontée , .nu. Ib. v. s. de rente, por .11. les quiex doivent estre rendus le jor de Chandeleur , por la coustume des estaus au poisson de Honnefleu et de Kquefleu. Et pucent les sergansde la dite viscontée justice feire sur les dis estaus se la dite rente n'est païée au terme que èle est deue, desus dit.

(2) Des choses que les personnes de Sainte- Yglise sont tenus païer as portes de Rouen , que l'en apèle les barres.

La prioresse de St-Pol-Juxte-Rouen , à toutes les barres, .XII. peins, à Noël, por toutes les portes.

(1) Le manuscrit delà Gn du xiv^ siècle ne contient pas ce chapitre. Celui du xy« siècle se termine par des lignes sans titre, mais qui répondent certainement au présent chapitre. On les trouvera plus loin aux Additions.

(2J Voir ci-dessus chap. xxviii.

L'abeesse de St-Amant, .11. sommes de orge, rendues par ail â la feste St-Michiel, por toutes les portes.

L'abé de Sf-Oein de Rouen, à chascune porte, chascuns .m. mois, .xxxiiii. peins ; et valent chascuns .11. peins, .1. denier. Item, il doit le diemenche aprez la St-Oein, à chascun barrier, .1. pichier de vin et .11. peins, dont chascunvalle.ii. deniers, et .1. mes debeùf,et .i.mès de porc. Item, il doit à icôli diemenche, à la viscontée de Teaue de Roen, un. peins de convent à disner, et .1111. pichiés de vin et les pos touz miès, et 11. ouès, et iiii. pouchins, etdemi-cent de gales, et .1111. tartes.

Item, le prieur de St-LôRoth., pour toutes les portes, exceptée le pont deSeinne, à Noël, .1111. pichiers de vin et .iiii. peins, dont chascun valle .11 deniers, et .vu. mes de char. Item, il doit a la porte du pont de Seinne, par an, .11. chapons.

Item, Tabé de Fescamp doit à la porte beauvesinne .1. mine de forment por aler querre les torteaus à Sle-Marie de Fonteinnes. Et doit le fermier du dit abbé feire rendre au barrier les toileaus, à ses cous.

Item, ceus d'Estouteville doivent, por le fieu d'Estouteville, chascun au ,lx. guerbes, c'est à savoir : .xx guerbes d'aveinne, .xx. guerbes d'orge et .xx. guerbes de blé, à chascune des portes ; et les doit l'en prendre à la granche monseigneur Jehan d'Estoutevile, chevalier.

Item, à la porte Caucheise, .xl. guerbes de blé. Et sont prise à la granche au conte de Eu, à Rommare. De ce doivent les fermiers des portes, .1. sixtier de vin, en .11. canes vergnies, et une longne de beuf.

Item, à la porte Caucheise, de la granche à la dame de Courchèles, .xx. guerbes de blé. De ce doit l'en à la dite dame, .xviii. deniers.

Item, à la porte Caucheise, doit l'abbé de Jumiéges .1. sextierdevin, et .vm peins; .viu. mes de char, .1. car-

tcron de harenc et .i. sextier de orge, et .ix. bachins d'à* veinne. qui se doivent monter à .i. boissel.

Item, les Juis de Rœn doivent .y. sols, à Noël, por tout l'an; as portes.

LXXIII. — Des nons des Sarrazîns convertis à la foi christienne , et combien il ont de gages , chascun jor, et combien Tan , por leur mesons , assignez à prendre sur la viscontée de Teaue de Rouen.

A Alart, .viii. deniers parisis, de jor. Item, .11. s. à chascun eschequier, por sa mèson .

Redoin, .vin. deniers parisis, de jor. Item, .vni. s. à chascun eschequier, por sa mèson.

Suseyre, .v. deniers parisis, de jor. Item, .v. s. à chascun eschequier, por sa mèson.

Jaqueline, .yi. deniers parisis, de jor. Item, .vi. s à chascun eschequier. por sa mèson.

Marguerie, .1111. deniers parisis, de jor. Item, .ini. s à chascun eschequier, por sa mèson.

Additions,

Dans un manuscrit du xv*" siècle , qui appartient à H. A. Pottier, les chapitres concernant les fermes (les chapitres I à vu de notre copie) sont suivis du paragraphe que voici :

<( La viconté a tel franchise que nul ne peult amener a vins par Rouen que, puis que il sont passés cate- « rage, il ne doivent leur muèson Et se il demeurent outre « Quaterage et desous le port St Ouen, celuy qui est pour « le viconte à Eulebeuf lez peult arrester, jusques à tant <x qu'il soit paie de la viconté pour sa mueson. Et si Ten a a coustume à païer, de chascun tonneau. .11 s. .vi. d. tource noiS; des tonneaus qui demeurent aus Villais, soient en

a charète Et (se) il estoient menés, en lieu qu'il fussent <( chargés, outre Rouen et Caudebec, pour aler contreTal, « outre Caudebec, ils paieront autretant muèson ou cous* <( tume, comme se il descendoient à Rouen. Et lacoustume (( seroit pour homme coustumier... »

Après ces phrases, qui me semblent fort obscures, se trouvent deux chapitres, qui se rencontrent également dans un autre manuscrit appartenant aussi à M A. Pottier. Celui-ci est de la fin du xiy* siècle. Voici ces deux chapitres qui manquent dans le manuscrit de la Bibliothèque Imp , n"* 10,391 13. Je transcris d'après le plus ancien manuscrit :

Les mesurez de la ville de Rouen.

ik II ne puet avoir nule mesure, dedens la banlieue de « Rouem, pour mesurer blé, ouavayne, ou poys, ou au- « très choses, qui ne soit ou doie estre seelée des seaus « de la viconté et qui ne soit essiaiiée as talons de la vi- « conté. Et nul ne doit avoir la garde des estalonsne des « seaus, fors la viconté de Teaue. Et se nul estoit trouvé « qui eust mesure pour mesurer, pour vendre o pour « acheter, qui ne fust seelée des seaus de la viconté, la « mesure seroit prise et Tomme pris, et la viconté en (( prendroit amende à sa volenté.

« Du pois le Roy.

« Le pois le Roy doit estre de .c. Ib.; et doit avoir « .1111. livres dé tret, et non plus. »

Enfin le manuscrit du xv** siècle se termine par les lignes suivantes , qui répondent au chapitre lxxii de notre copie :

« Le roy a de rente tant seulement , en sa viconté , par a an, .lx. chapons et .m. corlieus, aprisagiésà .iiii.lb.v.s.,

« les chapons, et à .lx. s., les m. corKeus par an. Et c( doivent estre rendus à la Chandeleur, à Rouen, à la \i- « conté. Et nions*^ Jehan de Jumiéges tient le fief d'où la a rente est rendue au Roy. Et sMl avenoit chose que la <K rente ne fut rendue au Roy et au terme nommé, le « viconte de Teaue de Rouen envoyroit faire là justice aus (c estaus de Honnefleu et de Fichestre^ ou en pi^endroit « bonne amende. »

Le paragraphe final se rapporte au chapitre de notre copie intitulé : Des choses que les personnes de S^^ Yglise sont tenues à païer as portes de Rouen^ que Ven apèle les barres.

« Premièrement : Deulx mines d'orge et .ix. bacins « d'avoyne, .viii. pains petis et .m. galons de vin.

« L'office de la cuisine : ni mes de lart, m mes de buef , « ung quarteron de harenc.

(( Saint-Lô doit : ii. chapons et ini. mes de char, .un. « galons de vin, .iiii. pains. »

des Rouennais dans le comté de Boulogne. — Lagan (1).

Noverint universi présentes et futuri quod ego Reginaldus, comes Bolonie, et Ida cometissa, uxor mea et heredes nostri quitavimus cives Rothomagenses et eorum heredes de omni Lagan, per totam terram nostram. Et si

(1) Arcli. municip. de Rouen, charte encadrée, et placée dans le cabinet de Tarchiviste. EUe était dans le tiroir l",!!. 4, pi. unique.

forte contigerit qnod aliquid averium alicujus hominis vel mulieris stacionarii infrà Rothomagum vel infrà baiieucam Rothomagi , qui sit de communia et qui faciat apud Rothomagum sicut homo de eommuniâ venerit ad Lagan in terram nostram, et aliquis cum averio veniat, qui dicat averium illud esse de Rothomago , averium illud per très ebdomadâs salvo custodietur. Et si , infrà très ebdomadas illas, major litteras suas patentes ad nos miserit vel adballium nostrum, in cujus balliâ Lagan venerit; et per eas mandaverit quod averium est de Rothomago vel de balleucatâ Rothomagi , ut predictum est , averium illud custodietur , quamdiù major mandaverit , usque ad très menses , sed ultra très menses non custodietur. Si autem major litteras suas ad nos non miserit vel ad ballivum nostrum , sicut predictum est , averium nostrum erit , et de eo nostram faciemus voluntatem. Et si major et pares Rothomagenses nobis vel ballivis nostris, litteris suis patentibus, infrà predictos terminos , mandaverint quod ipsi probationes légitimas receperint taies quaies recepissent si averium suum proprium esset , quod averium , die quâ venit ad Lagan , erat hominis vel mulieris stacionarii infrà Rothomagum vel infrà baiieucam Rothomagi , qui faciebat apud Rothomagum sicut homo de communia, averium reddetur, salvis nostris rectis consuetudinibus , sicuti sine Lagan venisset. Pretereà si navis ad Lagan venerit in quâ non sit marcheandîsa nisi hominis vel mulieris de Rothomago , corpora nautarum quieta erunt de quaquecumque terra ipsi sint. Ut autem hoc ratum et stabile permaneat illud presenti scripto et sigillorum nostrorum munimine eonfirmavimus. Âctum est hoc apud Rothomagum , anno Verbi incarnati M^ CC quarto. Testibus hiis : Willemo Poncin ; tune castellano de turre Rothomagi ; Johanne de Pratellis ; Willelmo de Pennes ; Guidone Leschans ; Radulfo fratre suo ; Waltero de Foucardimonte ; Daniele de Retencort j Silvestro de Alisi et mullis aliis.

( A cette charte , qui est an modèle de calligraphie , sont suspendus , par deux cordons de soie verte , deux fragments de sceaux, en cire rouge, représentant : celui de gauche, un homme à cheval, dont le^corps tout entier est masqué par un écu aux armes de Boulogne; il tient, dans la main droite, une épée relevée; la gauche ne paraît point y mais on aperçoit encore les rênes qui se dirigent vers elle. Le sceau de droite représente une femme debout , la main droite à la hanche , la gauche chargée d'un oiseau. On voit encore, sur le bord de ce dernier sceau , les lettres .JE C 0... )

De XXV esperditis ferri (1).

Universis Christi fidelibus ad quos presens scriptum pervenerit , dominus Robertus de Bosco-Rohardi , miles , salutem in Domino. Noverit universitas vestra quod ego , de consensu et voluntate R. liiilitis , heredis mei et uxoris mee , et aliorum heredum meorum , pro sainte anime mee et antecessorum meorum, dedi in puram et perpetuam elemosinam , ecclesie béate Marie sanctique Johannis de Fulcardimonte et monachis ibidem Deo servientibus , viginti quinque esperdilas ferri, annuatim percipiendas , in festo sancti Johannis Baptiste , scilicet in vilIâ meâ de Bosci-Rohardi , per manum prepositi mei. Et si vero

(1) Bibl. de la ville de Rouen, cartul. de Foucarmont, fol.

vi« I, verso.

prepositus, vel qui preposituram eiusdem ville tenuerit predictas esperditas termino statuto , prefatis monachis reddere noluerit, plenariain poteslatem cxercendi justiciam super quatuor fabros ejusdem ville, videlieet capiendi martellos eorum , prenominatis monachis permitlo , donec de prefatis esperditis eis plenarie satisfiat. Et ut bec donatio mea firma et inconcussa permaneat , preseiis scriptum sigilli mei munimine roboravi. Actum anno DominiM^CC^X^XP.

Charte de Louis VIII (1).

1224, Mai.

Ludovicus Dei graliâ Francorum rex. Noverinl universi présentes pariter et futuri quod nos concedimus dilectis burgensibus nostris Rothomagen. retrofossata ville Rothomagi, ad hospitandum vel faciendum jardines; et alla fossata, tenentia admuros Rothomagi» tenebimusin manu nostrâ &icut sunt , sine tradere ea ad hospitandum. Ita quod et eadem fossata reparare et in eis fortericiam facere poterimus si nobis placuerit. Terram autem nostram de Romarâ, in quâ tincturarii et fullonés Rothomagi terram capiunt ad tingendum et foUandum, concedimus eisdem burgensibus per viginti libras usualis monete apud Rothomagum nobis annuatim reddêndis, medietatem in scacario S. Michaelis et medietatem in scacario Pasche ; ita quod

(1) Arch. mun. de Rouen , Charte encadrée et suspendue dans le cabinet du Conservât, des Archives.

quando terra iila deficiet ubi nunc capitur, poterunt iidem burgenses, pertraditionemballivi nostri Rothomagi, capere terram, ad tîngendum et follandum, ubi eam invenerint in territorio Romare vel alibi in terra nostrâ aut ballivift Rothomagi, ubi eam capere possint competenter. Licebit eciam cuicumqub voluerit terram adducere ad tîngendum et follandum apud Rothom'agum sine banno. Nec nos nec ballivus noster poterimus vendere terram ad tingendum et follandum in territorio Romare nec in ballivià Rothomagi nec etîam alibi ad vim vel ad bannum. De quaiis autem, que sunt subtus pontem Rothomagi et suprà, ita erit quod quaia remanebunt sicut modo sunt ; et si neces^e fuerit burgensibus Rothomagi, licebit eis ea facere cresci et ampliari versus aquam Secane competenter per visum ballivi nostri Rothomagi, ita tamen quod propter hoc cursus navium nullatenus impediatur ascendendo vel avalando. Pretereà, de voluntate et assensu Pétri filii Johannis Luce, concedimus dictis burgensibus nostris terciam partem quantum (gO habebat idem Petrus in veteri Castro Rothomagi juxtà Secanam ; eam videlicet partem que est per deversus pontem Rothomagi, prout metata est, tenendam et possidendam sibi et successoribus suis in perpetuum, reddendo indè, nobis et successoribus nostris annuatim, decem libras redditus usualis monete apud Rothomagum, medietatem in scacario S. Michaelis et medietatem in scacario Pasche. Quod ut perpétue stabilitatis robur obtineat, presentem paginam sigilli nostri auctoritate duximus roborandum, salvà nobis et heredibus nostris iustitiâ nostrâ in locis predictis et salvâ niajori et juratis communie Rothomagi tali justitiâqualem habent alibi, per villam Rothomagi. Actum apud Sanctum-Germanum-in- Layâ, anno Domini M* CC^ vicesimo quarto , mense Mayo.

Drpit de heurtagei près Jumiéges (1).

1238, Octobre.

Sciant omnes présentes et futur! quod cum contencio mota fuisset inter abbatem et conventum Gemmeticensem, ex unà parte, et Willelmum de la Housseie, ex altéra, super eo quod dictus Willelmus volebat habere hurtagium de navibus et batellis qui onerabantur et exonerabantur super Secanam, inter aquam de Wilvilla et portum Gemetice, et abbas et conventus predicti dicebant quod erat contra jus suum et contra tenorem carte sue. Tandem, de bonorum virorum consilio, pax facta est inter partes predictas tali modo : Quod dictus Willelmus relaxavit etpenitusquietavit dictum hurtagium, ita quod ipse et heredes sui nichil in illo de cetero reclamabunt, in toto spacio terre et aquàquod continetur in carta abbatis et conventus predictorum ; et abbas et conventus antedicti assignaverunt eundem Willelmum de quadraginta solides annui redditûs, monete usualis, super quatuor acras terre , que site sunt in parrochiâ S. Opportune , inter terram Johannis de Flasquemare , ex unâ parte, et terram Roberti de Hurtevent, ex altéra, quam terram abbas et conventus predicti habuerunt de Ricardo de Marà, milite, pro excambio duorum batellorum quos habebant in marâ ejusdem Ricardi. Et dederunt eam dicto Willelmo tenendam et possidendam ei et heredibus suis libéré, pacificè et quietè in omnibus sicut receperunt

(i) Àrch. de la Seine-lnf., Baronie de Jumiéges, Heurtage^ talus et halagc.

eam de predicto Ricardo. Ita quod ipsi et eorum successores in illà nîchil de cetero reclamabunt, sed tenentur garantire illam predicto Willelino et heredibus suis in perpetuum, cOntrà omnes, vel excambire ad valorem, si non possent eam in aliquo tempore garantire. Et ut hoc ratum sit et stabile, predictus Wiilelmns presentem cartam sigilli sui mnnimine confirmavit. Actum anno gracie M? ce. XXX Octavo, niense Octobri.

xxui.

Commerce entre Rouen et Provins (1).

1258, Octobre.

In nomine Domini... Notuni sit omnibus... Quod nos Robertus, dictus Li François, Mathœus, dictus de Maisnilio , Robertus, dictus de Combron et Robinus de Foute, cives et mercatores Rothomagenses, conduximus.... a reiigioso viro, fratre Gualtero, priore ecclesise S. Aygulphi de Pruvino, senonensis diocesis, domum suam apud Pruvinum, in veteri vico (quae domus vocatur domtis Insulœ).., ad habendam, tenendam atque pacificë possidendam a nobis, ab istis praesentibus nundinis S. Aygulphi de Pruvino , existentibus in anno Domini M** CC^ L° octavo usque ad sexdecim annos proximè venturos... pro pretio, quolibet anno, duodecim librarum bonae et legalis pruvinensis monetae ; tali conditione appositâ, quod nos dictam domum...

<1) Copie. B. Irap. LaraTaUière, Provins, portef. I» pi. relatives ajix foires de Provins, (Extrait du trésor de St-Ayoul.)

liberam debemus habere et (enere per totas nundinas S. Aygulphi. . . pro pannis nostrislaneis tantummodo vendendis. Et si aliquae alise mercimonise venderentur ibidem, ut potè varium, grisium, paiini serici et mercimoniae ponderosae, dictus prior vel ejus inandatum deberet petere pondus et theloneum earumdem, excepto tantummodo pannorum nostrorum laneorum... hoc tamen salvo quod si forte contingeret, quod absit , quod dominus rex Francorum guerram faceret vei haberet cum domino rege Navarrae ; vel quod mercatores decem et septem villarum, aut mercatores ultramontani seu provinciales ad nundinas campaniae non venirent, intra dictos sexdecim annos, nos ad dictas nundinas venire minime cogeremur, nec solvere dicto priori vel alicui, ejus mandato, pretium locationis ejusniodi. Actum anno Domini M° CC® L® octavo, mense Octobris.

Propriété féodale de la pèche et de la navigation

entre Yville et Jumiéges (1).

1263, Avril.

Omnibus bec visuris, Officiaiis Rothom, salutem in Domino. Noveritis quod constituti in presentiâ Roberti de Molendino, clerici, curie nostre Rothom, notarii jurati, ad hoc à nobis specialiler deputati , vir nobilis dominus

(I) Arch. delà Seine-lof., Baronic de JumiégtSj droits de heurtage, talus et halage.

Guillehnus Crespiii, miles, et domina Johanna ejiis uxor ,

unanimi conciinentes assensu, dimiseruht, concesserunt

et penttus quitaverunt viris religiosis abbati et conventui de

Gemeticis, pro ducentis libris turon. , de quibus tenuerunt se

coram diclo jurato nostro, pro pagatis, renunciantes

exceptionè pecunie non numerate, non tradite, non soluté

et non liberate, quicquid juris juris dicebant se habere et

habebant seu habere poterant, quocumque modo et qua-

cumq. ex causa, in aquâ Secane que est inter Gemeticas,

ex unâ parte/ et Yvillam, ex altéra, prout se porportat dicta

aqua et in quibuscumq. consista in longum et in latum.

Ita quod de cetero dicti dom. Guillelmus et domina

Johanna, ejus uxor, scu eorum heredes vel aiiquis eorum-

dem in predictâ aquâ, ratione piscarie velbaterie seu etiam

quacumque aliâ ratione dotis, dotalitii,maritagii.partitionis,

dominii, elemosine vel aliquâ aiiâ ratione, per se vel pcr

alium, ratione dicte aque, nichil de cetero reclamabunt ,

nec dictes religiosos et eorum successores seu eorum man-

datum, super premissis vel aliquo prcmissorum, in aliquo

foro ecclesiastico vel seculari aliquatenus molestabunt.

Promittenles, juramento ab eisdem corporaliter prestito,

sppnteneâ voluntate suâ , non coacti, coram dicto jurato

nostro, quod ipsiet eorum heredes, quos ad hoc specialiter

obligarunt, sub eodem juramento, premissa omnia et

singula fideliter et inviolabiliter observabunt, et promittent

dictos religiosos et eorum successores vel eorum mandatum

de cetero pacificè gaudere de premissis omnibus et singulis

absque uUâ de cetero reclamatione , contradiclione vel

impedimentodictorum domini Guillelmi, domine Johanne,

ejus uxoris, seu eorumdem heredum. Supponentes quo ad

hoc. sub eodem juramento se et sua jurisdictioni curie

nostre Rothom., prout hec onmia et singula idem juratus

noster cui fidem adhibemus nobis retulit vivâ voce. In cujus

rei testimonium presenti scripto sigillum curie nostre, ad

relaiionem dicti jurati nostri duximusapponendum. Actum

anno Domini miilesimo ducentesimo sexagesimo tertio, mense Aprilis.

Sur le repli : Rohertus xviii*.... C'est le prix de l'acte , qui est sur très beau vélin en belle minuscule avec quelques lettres velues. A cet acte en est annexé un autre en date du 22 avril 1263, qui enjoint au not. de se transporter auprès de Guill. Crespin et de sa femme pour recevoir leurs serments. Au dos de la pièce ci-dessus transcrite , on lit : Willelmus Crespin^ miles, de aqtui etpiscariis inier Geme^ ticum et Vivillam. Carta domini Willelmi Crespin. Coquinarim, Les sceaux sont détruits.

Charte confirmant la précédente (I).

1263, Avril 27.

Sciant omnes quodEgo Guillelmus Crespin, miles, domi* nus de Danguto, et Ego Johanna, ejus uxor, dedimus... abbati et conventui Gemeticensi, quicquid habebamus et habere poteramus quocumquemodo in totâ aquâ Secane que est inter Gemeticum et Yvillam. Ita quod nos et heredes nostri nichil omnino in ipsâ de cetero poterimus reclamare, ratione aque supradite. Pro quo dederunt nobîs dicti religiosi, de bonis suis, ducentas libras turonenses. Et ut hoc hereditariè firmum et stabile sit in perpetuum, nos hac présent! cartâ confirmavimus et nostrorum testimonio sigillorum. Actum in Scacario Pasche, apnd Cadomum, die Veneris

(1) Arch. départ, de la Scinc-Inféricure , Baronie de Jumiéges , droits de hcurtagc, talus et halagc.

post festum S. Georgii, anno Domini M** [CC* sex] agesimo tertio.

Sur le repli, trace de deux sceaux. Au dos : WUlehnus Crespin^ milesy de hoc quod habebat in aquâ. De aquà Secane inter Gemeiicum et Yvillam.

Procès entre saint Amand de Rouen et saint Antoine de Paris, |^ Val-N.-D. et Royaumonti pour la dixme des vins qui descendent à Rouen. [Modiation] (1)»

1277,Févr. (v.s.) Carta régis Francie.

Philippus Dei gracia Francorum rex. Notutn facimus universis lam presentibus quam futuris , quod cum contentio verterelur, in nostra curia, inter abbatissam et conventuin Sancti-Amandi Rothomagcnsis, ex una parte , et abbates et conventum Vallis Nostre-Domine et Regalis- Montis , et abbatissam et conventum Saucti-Antonii Parisiensis, cisterciensis ordinis, ex altéra, super eo quod dicte abbatissa et conventus Sancti-Amandi dicebant se habere, et habere debere, et donc clare memorie Guillelmi quondam Anglie régis ac ducis Normannorum , decimam parlera admodiationis nostre vini , in vicecomitatu nostro aque Rothomagensis generaliter, ab omnibus illis qui

(1) Arch- départ, de Rouen. Cartul. de Saint-Amand , A , fol. i, recto et verso.

descendendo per aquamSequane vina adducunt apud KothomàgQus. Et quia predicti abbates et abbatissa Sancti- Antonii et dictorum locorum conventus , vina adduxeraut apud Rothomagum , de quibus dicte abbatissa et conventus Sancti-Amandi decimam admodiationis nostre vini , non habuerant, petebant dicte abbatissa et conventus Sancti- Amandi. a dictis abbatibus, abbatissa et conVentibus, dictam decimam cum arreragiis sibi reddi , et ipsos ad reddendum eis compelli per manum vicecomitis nostri aque Rothomagensis ; predictis abbatibus , abbatissa Sancti- Antonii et conventibus contradicentibus et asserentibus quod dicte abbatissa et conventus Sancti-Amandi nullam decimam habere debebant, de admodiatione suorum vinorum, immo super hoc tuti erant, ut dicebant , per privilégia que ad sui defensionem exhibebant, videlicet : abbas et conventus vallis nostri Domine , per cartam Richardi , quondam Anglie régis \ et abbas et conventus Regalis- Montis, et abbatissa et conventus Sancti-Antonii , per cartam inclite recordationis, karissimi domini et genitoris nostri Ludovici , Francorum régis. Et insuper dicebant se fuisse in possessione dicte immunitatis per tantum tem>poris spacium quod sufficere debebat ad jus sibi super hoc acquirendum.

Auditis hinc inde propositis, visis etiam cartis et munimentis predictis, adjudicata fuit per judicium nostri curie, dictis abbatisse et conventui Sancti-Amandi, contra dictos abbates , abbatissam et conventus , décima admodiationis vini predicla, habenda et levanda per mannm vicecomitis nostri aque Rothomagensis, de vinis que dicti abbates et conventus et abbatissa et conventus Sancti- Antonii , per aquam Sequane duci sive vehi fecerunt et facient apud Rothomagum, quemadmodum generaliter habent ab aliis qui vina adducunt ibidem. Et per idem judicium condempnati fuerunt predicti abbates et abbatissa et conventus , ad reddendum dictis abbatisse et conventui Sancti-

Amandi arreragia décime dicte admodiationis , de yinis que apud Rothomagum duxerunt per aquam Sequane , postquam lis fuit mota super hoc, in nostra curîa , inter partes predictas. In cujus rei testimonium presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum. Actum Paris)is,anno Domini H^ CC^ Lxx^ septimo, mense febriario.

xxvn.

Franc passage à Honfleur pour Fécamp (1).

1283, Mai.

Sachent touz cens qui sunt et qui avenir sunt , que Ce , Robert Bertran, chevalier, segnor de Roncheville, ai donné et otrié et confermé par ma présente chartre, por Tamor de Deu et por le salu de Tame de mei et de ma famé et de mes enfanz, et por les âmes de mon père et de ma mère et de mes anceisors et de mes successors , a Tabé et au couvent de la Trinité de Fescan , et à touz lor serjanz de lor mainpast , quictance et franchise pleniere en ma vile de Honneflue , de tant comme il afiertà la costume de lor cors por passer le travers de Saine. Et wiel et olrei que les devandiz abé et couvent et lor serjanz desusdiz aient et porliechent la devandite franchise en pure et perpétuel aumosne, à touz jors meis , sanz contredit et sans empeechement de mei ne de mes heirs, ne d'aucun de mes serjanz des ore en avant, si comme il est desus devisé. Et les devandiz abé et couvent ont otrié a mei et à ma famé

(1) Arch. départ, de Koucn , cart. historique sur Fccanip. Original. (Le sceau manque.)

et à mes enfanz la confraternité de lor ordre , et plenîere parchonnerie de touz lor biens esperitues « faiz et à faire , aùsi comme eus mesmes. Et que ceste chose seit ferme et estable perdurablement , ge ai confermé ceste présente chartre de Tempriente de mon seel ; qui fu donnée Tan de Tincarnation nostre Segnor H CC. et quatre vinz et treis. en meis de may.

XXYIll.

Saint-Wandrille. — Coutume de la vicomte de l'eau

à Rouen (1).

A touz ceus qui ces présentes lettres verront : les mestres tenanz leschequier de la Saint-Michel , à Rouen , lan de grâce mil CCCI, salut. Comme religieus hommes , labbé et le couvent de Saint-Wandrille requerissent que Jehan Ârrode fuist contraint à restabllr un arrest que il avoient fait sus lui de sexante lez de harenc que il avoient arresté sus lui en temps de lour disisme semaine que il ont en la visconté de Icaue de Roen ; pour ceu que le dit Jehan ou ses marcheans avoient demandé congié de descharger le dit harenc et lour avoit esté donné , et deffendu que il ne lemportassent sanz paier laquit qui deu estoit, et que après ce le dit Jehan ou ses marcheanz en avoient mené le dit harenc sanz paier aquit. Et lequel arrest il avoient ensement fait pour lour coustumes de cinq cenz sexante

(0 Rouen, Arcli. départ. Cart. de Saint- WandrUle, fol. vil, recto .

et Yii. tonnel de vins de trois semaines ; de quoi les diz religieus lui declarierent le temps des deus, et ourent dilacion de déclarer lui plus certainement le temps de la tierche ; laquelle dilacion pendant ; le dit Jehan dissoit que il nestoit tenu à respondre à Tarrest , en tant comme au harenc et aus coustumes des autres deux semaines appartenoit. Lattorné des diz religieus par plusours resons affermant le contraire. Seur ce les parties de plusours resons proposéeis de une partie et dautre mises en jugement ; lequiel jugement fait et assises par le baillif de Roen , pour les diz religieus , contre le dit Jehan Arrode mis par gageplege en dit eschequier et arresté entre les parties , lé dit Jehan se défailli ; par laquelle defaute et par une autre defaute de leschequier devant , il fu mis en amende par jugement , par laquelle amende jugié fu que le dit Jehan sereit contraint à restablir au diz religieus larrest dessus dit. Donné en lan et en leschequier dessus dit.

 tous cens qui verront ces lettres , les mestres tenanz leschequier de Pasques à Roen, lan de grâce mil CCCII , salut. Comme Jehan Arrode requèrist que un jugement fet contre lui pour religieus hommes labbé et le couvent de Saint-Wandrille , par la vertu de deuz deffautes, de lune desquelles deffautes il portoit lettres du Roy , notre segnour de son sauvement fust mis au nient, et que selonc le procès et le pledié que il avoit feit contre les diz religieus dou quel il sestoit mis en jugement, qui par apel pendoit en leschequier, len lour feist droit par la coustume. Et les diz religieus deissent à lencontre moût de raisons par lesqueles il afTermoient que lour jugement estoit bien fait et selonc la coutume de Normandie , et que le dit Jehan venoit trop tart à son sauvement apporter ^ par moût de resons que il proposeient, nous faisons assavoir que oyes les rayson des parties et veues les lettres nostre sire le Roy , lesqueles le dit Jehan portoit , et le

jugement que avoit estei fait pour les diz reUgieus , en conseil , sur tout o grant deiiberacion , jugié fn et pronuncié par arrest que le jugement seroit enterigné « non contrestant le débat deu dit Jehan. Donné en lan et en leschequier desus dit.

Pontage à Rouen. — Halage entre Rouen

et Paris, etc. (1).

 la roial majesté supplient le Prévost de la marcheendise de Tyaue de Paris , les eschevins et les bones gens de ce mesmes leu , comme il pleust à nostre segneur le Roy à avoir denier pour livre sus toutes manières de gens marchendens , de quelque condicion que il fussent ; et pour ce racheter, il fu accordé entre nostre segneur le Roy et les bones gens desus dites que Ten sodroyt au Roy cent mile livres de turnoys petis , en tele manière que ceus qui paieroient les assises faites sus euls , pouroient mener toutes leurs marcheendises par tout le royame et par toutes les segneuries nostre sires li Roys , senz païer le denier qui pour luy seroit pris , levé et cueuli es autres viles de son royame et de ses segneuries , et senz païer les autres novclles coustumes , que les que ele fussent , par lyu ( lui ? ) levcez et à lever, par quelque resson que

(1) Arch. del'Emp., J. 737, n° 1.

[ Au dos : Supplique des prévôt des marchands et écheyins de Paris au Roi , relativement au commerce par eau de Paris h Rouen et réciproquement, et sur la rivière d'Oise. ]

ce fust, sauf toutez voiez à luy leà enciennes coustumes, si comme il est plus plenement contenu es leittres nostre segneur le Roy, que les dites bonnes gens ont devers euls. Et de nouvel le bailyf et le viconte de l'yaue de Roan contraingnent les marcheans de Paris qui mènent par yaue leur marcheandises à Roan , à païer une nouvelle coustume , qui a esté assise sus les marcheandises venanz à Roan , pour la réfection des pons de Roan , et en tiegnent leurs gages. Que il vouz pleise à donner leur vos leittres qui voisent au devans dis bailyf et viconte que il ne les contraignent dès oremès à païer la dite nouvelle coustume, et que leur gages leur soient rendus et délivrés , et la teneur de leur leittre gardée , mesmement conme la dicte réfection ne soit de riens profitable à la dite marcheandise.

Item. Conme les chemins de sus la liviere, au desouz de Chalevanne , et les chauciees pour la crestines des yaues soient fondues, en tele manière que les marcheandises i passent perileusement , et les genz à pié et à cheval , et convient de nécessité que les vignes et les arbres d'entour soient estrepés et arachiez , pour croistre les chemins de sus diz, vous supplient, le prevost et les bones gens de sus dis , que il vous pleise à donner leur une coustume pour fere raparelier les chemins de sus diz , à prendre et à lever, en la manière que il a esté aconstumé, sus toutes les marcheandises montanz et avalanz par les leus de sus diz . et que la dite coustume leur soit à .un. anz, car ele i eschara bien et plus.

Item. Conme il ait au desus du pont une petite ylle , ausi conme une mote , qui est à TOslel-Deu de Vernon , par laquelle il covient porter les chaables pour monter les nés, ou autrement eles ne pouroient monter, et la dite Meson-Dieu ait de nouvel enpetrée une leitre du Roy que la dite mote soit deffendue audiz marcheans, ou que il pascefientà euls, et il n'i soient de rienz tenuz, requièrent

que la dite leittre soit rapellée et la dite mote délivrée « en manière que les nés i puissent monter sanz péril.

Item. Conme le cours de Tyftue de Sainne et de Ayse soit si enpeschiée et eneonbrée, pour la crestines des yaues, si que la marcheandise nM peut poarfitablement passer, et convient que pour le terrissement des yaues , que Ten face alegement des marcheandises montanz et avalanz de Paris à Roan , et de Rouan et de Paris en Ayse , que vous leur veilliez donner une coustume sur les marcheandises montanz et avalanz par les leuz de sus diz, pour amender les rivières des leus de sus diz , et que , ce remenant est trouvez de la coustume de Maante desus dite, que il soit bailiez au prevost des marcheans pour fere amander les rivières desus dites.

Pontage à Rouen, et sur quelles denrées on le lève(1).

1309, OcT.

Ensuyt la forme de cueillir la droicture [du pontage] sur les marchandises cy speciffiez. C*est assavoir : De chacun tonnel de vin de quelque pays qu'il

soit amontant ou avallant , pour pièce ... xii d . Sur chacune poise de sel vi d.

(1) Arch, mun. de R., 15, h fol. 190, y^ et s. — D*après le reg. des délib. de déc. 1404 à mars 1408 (Y. S.), fol. 113 v°, le pontage se percevait sur les marchands et marchandises venant en la ville et banlieue de Rouen, amont et aval, par dessus et par dessous le pont.

Le baril de harenc iid.

La boite et le millier de tout autre harenc, chacun

baril et botte. « ii

Tout grain , le muy xii

Cuirs frais et saliez, la tacque xii

( Excepté vellin de Bretaigne et d'ailleurs , qui

payeront, la douzaine i

Bûche , le pesant , d'un tonnel i

Foin, semblablement. . * i

Charbon de bois, le cent de sacs ti

Et du plus et du moins, à la value.

Avoir de poix, de xx s i

Laynes , le poix ii

Le cent de peaux de laynes, au suint ti

Charbon de terre, la poize iiii

Pierre

Piastre

Tuille i le pesant cinq tonnel i

Hesrien •

Fruyt allant et venant hors de ville, excepté figues

qui sont avec les espices , le pesant d'un

tonnel it

Toute mercerie allant et venant par eaue , pour

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