HUITIÈME OBSERVATION
Monsieur Sergent, âgé de 6y ans, ancien propriétaire de cabriolets de place , avait l’ouïe trèsdure depuis sept ans; il fut pris de cette affection après avoir dormi dans sa voiture , pendant plusieurs heures et par un temps très-froid.
Il y avait un an que la vision était altérée lorsque je vis ce malade pour la première fois, y octobre i8a4- OEil gauche , vision nulle, cristallin blanc, très-opaque.
OEil droit, opacité peu prononcée; la vision est très-affaiblie et même quelquefois nulle pendant quelques instans ; mais cette cécité momentanée me paraît dépendre d’une grande quantité de sérosités et de mucosités qui baignent les yeux; les conjonctives sont rouges , affectées d’inflammation chronique et peu douloureuses. Dans le principe de l’ophtalmie la tête a été pendant long-temps affectée de violentes douleurs.
8 octobre 1 824. Cautérisation sincipitale par l'ammoniac. Ventouse scarifiée, collyre ammoniacal.
25 octobre 1824. Les conjonctives sont moins rouges et moins humides. La vision a plus de force dans l’œil droit ; elle semble se rétablir à un trèsfaible degré dans le gauche ; par momens l’ouïe paraît moins altérée.
Avril 1825. La vision est bonne dans l’œil droit dont l’opacité n’est pour ainsi dire plus perceptible , l’ophtalmie chronique est entièrement dissipée.
OEil gauche : la matière opacte du cristallin paraît moins homogène ; elle est devenue comme floconneuse. La vision qui était nulle dans cet œil., s’est rétablie au point que le malade voit mes traits assez * distinctement, mais seulement de côté,