in
Carbone u n 4, 12 Cs — 12 — 4,27
Hydrogène 11 u 1,57 H3 — 3 — 1,06
Iode 90,35 88,70 // I3 — 2Ô2 — 89,32
Azote n n n Az — 1 4 — 5,35
La méthylamine biiodée se décompose par l’action de la chaleur sans donner lieu à une explosion comme on le remarque avec l’iodure d’azote.
Elle se dissout dans l’alcool et parait être décomposée par ce liquide. Il reste après l’évaporation de la solution alcoolique un enduit brun qui ne possède aucun des caractères d’une substance bien définie. La potasse caustique décompose la méthylamine biiodée. 11 se forme, outre l’iodure de potassium, une petite quantité d’une matière qui possède une odeur fort pénétrante, et il reste comme résidu insoluble quelques flocons d’une matière jaune que je n’ai pas examinée. J’ai seulement constaté que cette matière jaune n’est pas de l’iodoforme.
AMMONIAQUES COMPOSÉES.
CHLORHYDRATE DE METHYLAMINE.
J’ai préparé ce sel en saturant par l’acide chlorhydrique la méthylamine obtenue par l’action de la potasse sur l’éther méthyicyanurique. L’appareil dans lequel il convient défaire cette opération se compose d’un ballon surmonté d’un serpentin réfrigérant. Les vapeurs aqueuses se condensent dans ce serpentin et se séparent du gaz méthyliaque, qui va se condenser dans un récipient renfermant un peu d’eau pure. La décomposition complète de l’éther méthylcyanurique par une lessive de potasse est une opération très-longue. On peut en abréger la durée en fondant cet éther avec de l’hydrate de potasse solide, auquel on n’ajoute qu’une petite quantité d’eau.
La solution dense et extrêmement caustique de méthylamine que l’on obtient ainsi est saturée par l’acide chlorhydrique et évaporée à siccité. Le résidu se dissout facilement dans l’alcool absolu et bouillant et cristallise par le refroidissement en belles et larges feuilles, qui offrent des reflets irisés au moment de leur formation.
Le chlorhydrate de méthylamine est un sel déliquescent, il ne fond qu’au-dessus de ioo° et se distingue déjà par cette propriété du chlorhydrate d’éthylamine fusible au bain-marie. Chauffé en vase ouvert à une température très-élevée, il se volatilise en vapeurs fort épaisses, qui se condensent en une poudre blanche à la surface des corps froids.
En traitant, soit une solution aqueuse, soit une solution alcoolique de ce sel par un amalgame de potassium, j’ai observé un dégagement d’hydrogène et la liqueur est devenue alcaline. Jusqu’à présent je n’ai pas réussi à préparer à l’aide de cette réaction l’amalgame de méthylammonium correspondant au composé remarquable qui est connu sous le nom d’amalgame d’ammonium. Je n’ai pas eu plus de succès en soumettant à l’action de la pile une coupelle solide formée par du chlorhydrate de méthylamine
AMMONIAQUES COMPOSÉES. 15
et renfermant dans sa cavité une certaine quantité de mercure.
Le chlorhydrate de méthylamine m’a donné à l’analyse les résultats suivants :
ogr,4o3 de matière m’ont donné ogr,258 d’acide carbonique, et ogr,3i 9 d’eau.
ogr,3io5 de matière précipitée par le nitrate d’argent ont donné ogr,658 de chlorure d’argent.
Les nombres donnent en centièmes :
Expériences. Théorie.
Carbone 17,45 — C’ — 12 — 17,77
Hydrogène 8,78 — H6 — 6 — 8,88
Chlore 52,45 — Cl — 35,5 — 52,52
Azote // — Az — i4 — 20,83
et conduisent à la formule
C* H5 Az, HCl.