INFLTIENCE DU TRAITEMENT ET DE LA CONSTITOTION
1° Dans l'état actuel de nos connaissances, l'influence du traitement des symptômes primitifs paraît être nulle sur la production et la nature des affections cutanées se condaires ;
2° Le mercure n'est pas doué d'une vertu prophylactique assez énergique pour prévenir pendant toute la vie les récidives de la syphilis ; son action est actuelle comme celle des autres médicaments, comme celle du sulfate de quinine dans les affections intermittentes, du tartre stibié dans la pneumonie ;
3° Les individus faibles , lymphatiques ou scrofuleux , sont plus souvent affectés de syphilidcs que les autres, dans la proportion de 19 à i3.
RAPPORTS DE TEMPS ENTRE LES SYMPTOMES PRIMITIFS ET LES SYPHILIDES CONSÉCUTIVES.
l, Btennorrhagie.
1° Dans la moitié des cas de blennorrhagies simples suivies de syphilides , on voit l'affection cutanée apparaître dans les quatre années consécutives à l'écoulement : quatre mois et quarante-deux ans ont été les limites extrêmes que j'aie observées ;
2" De tous les symptômes primitifs, la blennorrhagieest , en moyenne, celui qui est séparé des éruptions secondaires par l'intervalle de temps le plus long ;
3° La somme de ces intervalles est h celië des intervalles pour les chancres, comme 67 à 23 ;
4» La durée d'une blennorrhagie n'a aucune influence pour retarder ou hâter l'apparition de la syphilidej'
5° La complication de la blennorrhagie, avec un bubon ou une orchile, paraît hâter, l'apparition de la syphilidc dans le rapport àe /iho.
Conclusion générale sur la gravité de la blennorrhagie^ considérée par rapport aux sypliilides consécutives.
a La blennorrhagie est le moins dangereux des symp- B tomes primitifs, parce que c'est lui qui donne lieu le «plus rarement, et dans l'intervalle le plus éloigné, aux » syphilides consécutives; celles-ci néanmoins sont aussi • graves que si elles succédaient h des chancres simples pOu compliqués, d
IL Chancres.
1° La moitié des syphilides qui succèdent à des chancres simples apparaissent dans les cinq premiers mois , ^1 dater du jour de l'infection;
2° Après la blennorrhagie, le chancre simple est le symptôme primitif qui , en moyenne, est séparé des syphilides par l'intervalle le plus long;
3° La complication des chancres , avec les bubons ou la blennorrhagie, hàle singulièrement le moment de l'apparition de la syphilidc; ce sont, de tous les symptômes
primitifs , ceux qui sont suivis le plus tôt de symptômes consécutifs;
4° La durée d'un chancre n'a aucune influence pour hâter ou relarder l'éruption de la maladie cutanée ;
5° Les chancres précédés ou suivis de blennorrhagie, accompagnés ou non de bubons, ou bien ayant récidivé une ou plusieurs fois , donnent lieu aux syphilides dans un intervalle de temps, qui est à celui des chancres simples, comme 5 à 5.
Conclusions générales su7- la gravité des chana'es, considérés par rapport aux syphilides consécutives.
i°« Le chancre simple est plus grave que la blcnnornrhagie simple, en ce qu'il donne lieu plus souvent et » dans un intervalle plus rapproché aux syphilides con- » sécutives;
2°» Les chancres récidivant, ou bien accompagnés, » suivis ou précédés de blennorrhagie , sont plus graves »qne les chancres simples, en ce qu'ils sont suivis plus t souvent et plusiôl de syphilides secondaires. »
IIL S/philides.
i" Les syphilides pustuleuses sont celles de toutes qui surviennent le plus vite après les symptômes d'infection (moyenne 7 mpis) , puis viennent les syphilides papuleuses (21 mois), tuberculeuses (5 ans), ulcérantes (8 ans), turberculo-ulcérantes (8 ans et demi);
2° La gravité de la syphilide n'est pas mitigée lorsque l'intervalle de temps qui la sépare du moment de l'infection est fort long ;
0° Celte gravité n'est nullement en rapport avec la nature ou les complications des symptômes primitifs;
4» Passé l'âge de 54 ans , les chances d'être afifecté de syphilides diminuent d'un tiers au moins.
CAUSES OCCASIONELLES ET DÉTERMINANTES DES SYPHILIDES.