CHU
ET rer Pen
EM «7 Re
dre pour arbitres de nos divergences d'opinion Son Eminence le Curdinal Tacherau, le premier dignitaire de l'Eglise Canadienne; Monseigneur l’Archevèque d'Ottawa, prélat tout-ù-fait au courant de nos affaires, étranger toutefois aux provinces ecclésiastiques de Montréal et de Québec; et Monseigneur l'Archevèque de St Boniface, le vénéruble doyen de l'épiscopat français au Canadu,
Sans attendre la fin de mon exposé, comme si on eût été heureux de rompre en visière, Mgr, Paquet me répondit: “ Monsieur Proulx, il n'y a rien à faire avec vous, Vous nous demandez des comptes légaux, sachant qu'il nous est impossible d'en donner. de vois que vous ne voulez pas payer. Fort bien. Nous en référerons à Rome, et Rome saura bien nous compenser. , Il me vint à l'esprit, je le confesse, une mauvaise pensée, que je ne pus chasser tout d'abord: serait-ce là par hasard, où l'on voulait en venir, avoir un pretexte de se plaindre à Rome!
Je n'ai jamais demandé de comptes légaux ; seulement, je croyais que j'avais droit à des comptes compréhensibles, dans lesquels serait visible à l'oeil nu l'observation des règles ordinaires du caleul logique et arithmétique.
En passant, je ferai remarquer que Mgr Paquet, par une prudence anticipée, n'a pas attendu mon prétendu refus d'accepter ses comptes pour demander à Rome des compensations. Dès avant le 5 mai, au moins trois mois avant ma nomination comme Vice-Recteur, sa pétition au Saint-Père n'allait-elle pas à demander et à obtenir tous les revenus des Messes provenant tant de la province de Montréal que de la province de Québec, pour le Séminaire de Québec seulement?!!.. “ petit prorogationem indulti retinendi quinque solidos in missis adventitiis pro provinciis Quebecensi et Marianopolitanà, utilitate Universitatis Lavallensis erectae in civitate Quebecensi à Seninario dioecesano. , (Document N.° XX).
Pour être complet, je dois ajouter que, malgré cette détermination de Mgr. Paquet de ne plus traiter qu'avec Rome, M. Marcoux, dans les premiers jours d'octobre, m'écrivit un petit mot, me disant que, si je voulais accepter, pour la succursale, le terrain actuellement aux mains du Séminaire de Québec, j'eusse à le faire avant le 15 d'octobre; si non, à cette date, le Séminaire se croirait en droit de le mettre en vente. Je ne voyais pas très-clairement, surtout après la déclaration de Mgr. Paquet, l'a-propos de cette offre,
à la dernière heure, faite complétement à part des autres articles
du réglement de comptes: je me contentai de répondre directement
à Mgr. Paquet que j'étais dans le doute si je devais prendre tout cela au sérieux. (Document N.o XXI). Depuis il n'a plus été, entre nous, question des comptes.
Avant de terminer, encore une fois je proteste que j'ai toujours voulu payer ce que doit la succursale au Séminaire de Québec, et, comme on peut le voir dans ce mémoire, j'ai même fait, pour en arriver là, des démarches auxquelles je n'étais certainement pas obligé.
Enfin, Mgr Paquet m'a montré la route de Rome; m'y voici. Il s'y plaint de moi, dit-il; je me plains de ses chiffres. Il veut sans doute, pour en arriver à quelque chose de pratique, que Rome décide entre nous; c'est ce que je demande de toute l'ardeur de mes voeux: piein de confiance dans cette hauteur de vue et cette impartialité de jugement que le Ciel à données à la Cour Romaine, dans cet instinct merveilleux qui la dirige, même dans les questions purement de l'ordre naturel, à travers le dédale des difficultés les mieux
nouées, pour en arriver à une solution modérée, juste et vraie.
Ainsi done, pour ces motifs que je viens d'exposer brièvement, et que je suis prêt à développer davantage au besoin, et, en particulier, parce que ces comptes du Séminaire de Québec contre la suc-
cursale de l'Université Laval à Montréal:
1° sont incomplets ;
2 qu'ils sont loin d'être clairs, et même, en certains endroits, nullement compréhensibles ;
30 qu'ils paraissent se contredire en maints items;
# qu'ils renvoient plusieurs milliers de piastres, d'une manièere extraordinaire, en dehors du balancement annuel des recettes et des dépenses;
59 qu'ils renferment des items que la succursale prétend ne pas devoir;
59 que, à l'occasion des constructions, ils mettent à la charge
de la succursale. des sommes considérables, sans lui laisser le béné-
Le
En
PA Fee
fice de profits encore plus considérables faits à l'occasion des mèmes constructions ;
# et que les mèmes principes ne servent pas de bases aux comptes de la recscte et aux comptes de la dépense:
Pour toutes ces raisons, dis-je, et considérations, je demande, au Saint-Père et aux Eminentissimes Cardinaux de la Sacrée Congrégation de la Propagande, de décider qne ces comptes du Séminaire de Québec contre la succursale de l'Université Laval à Montréal soient rendus, les deux parties ayant toute liberté de faire valoir leurs points de vue, devant un tribunal qui jugera, d'une manière autorisée et définitive, et des principes qui serviront de bases à cette reddition de comptes, et des items qui doivent y entrer, et des explications qu'il convient de donner à ces différents items: que ce tribunal soit:
1° ou la Sacrée Congrégation de là Propagande elle-même;
2 ou les évèques du Canada français:
ou un conseil de trois arbitres, dont un serait nommé par le Séminaire de Québec, l'autre par l'Archevèque de Montréal, et le troisième par les deux premiers:
4° où tout autre tribunal qu'il plaira au Saint-Siève d'instituer: ayant, pour ma part, la confiance la plus entière dans ie moven \ qu'il prendra pour rendre justice à tous les intérêts et à tous les
partis.
NX.
Sous forme de corollaire, j'ajouterai ce qui suit.
Il est indubituhe, par le texte mème de l'Indult du 5 mai ISS9, que le Saint-Siege titribue les revenus provenant des messes de la Province de Montréal au paiement de la dette de la succursale * .. ita ut quae ex hat postrema (provineià Marianopolitana) mittuntur pro celebrations extra provineiam, tr'ibaantur ArchiepisCopo Quebecenst in diminutionem debit: partis Marianopolitanne Priavsitatis. , (Voir Document N° XVII). Pour cette bienveillante et gracieuse faveur, nous offrons au Saint-Pere nos humbles, respectueux et profonds rermer-
ciments
pe