‹ Mémoire sur les Figures de l'ApocalypseChapitre 98 sur 101 · ADDITION · texte numérisé non relu

ADDITION

Addition aux p. cxxxn et cxxxiii.

Ce mémoire était imprimé quand j'ai reçu la très instructive notice que MM. Al. Vesme et Fr. Carta ont publiée, dans la revue italienne VArte (ann. IV, fasc. I-II), sur l'Apocalypse de l'Escurial. Ces deux savants ont relevé dans les comptes des trésoriers généraux de Savoie nombre de paiements faits à trois peintres qui avaient travaillé à enluminer l'Apocalypse, savoir à Jean Bapteur, de Fribourg, de 1428 à 1435, à Perronet Lamy, de 1432 à 1435, et à Jean Colombe, de Bourges, en 1482. Ils ont supposé, avec beaucoup de vraisemblance, que ces articles de comptes se rapportent à l'Apocalypse de l'Escurial, lequel porte à plusieurs endroits les armes de Savoie, avec la devise FERT, et a été enregistré en 1 5 23 sur l'inventaire des livres de Marguerite d'Autriche, veuve de Philibert le Beau, duc de Savoie. Suivant MM. Vesme et Carta, les peintures des 29 premiers feuillets du manuscrit de l'Escurial seraient l'œuvre de Jean Bapteur et de Perronet Lamy ; ils attribuent à Jean Colombe, de Bourges, les autres tableaux (fol . 30-49), qui sont de date plus récente, comme l'a reconnu M. Paul Dunieu.

Perronet Lamy devait être originaire de Saint-Claude. En juillet 1455, après sa mort, on paya, sur l'ordre du duc de Savoie, 28 florins « Johanni Lamy, de Sancto Glaudio,... pro illuminatura cujusdam breviarii, per Peronetum, ejus quondam fratrem, pro eodem domino nostro illuminati ».

Quant à Jean Colombe, nous savons qu'il avait le titre d'enlumineur ducal et qu'en iq85 le duc Charles Ier lui envoya à Bourges une somme d'argent « pro

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