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Localité : Fontoy, couches 4, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 14, en général fort rare.
D. Quatrième Subdivision. PI. XIIL, fig. 7 à 25.
Loge initiale elle-même enveloppée par la projection d’une ou de plusieurs loges antérieures.
Coquilles dont la loge initiale est plus ou moins recouverte par la projection d’une ou de plusieurs loges antérieures.
Malgré la diversité des formes et la demi-révolution de la base on voit le caractère typique, d’abord très-faible dans la figure 7, suivre une lente progression et devenir très-saillant dans la figure 24.
Dans la figure 14 les loges de la base sont planes et celles de la crosse sont saillantes ; dans la figure 10 les deux loges antérieures sont proéminentes et dans la figure 17 la dernière est seule arrondie.
Il se peut que les coquilles (fig. 11, 15 et 22) seraient plus convenablement placées dans la troisième division ; mais leur rapport avec les formes qui les précèdent et avec celles qui les suivent établit la connexion par la disposition de la loge initiale.
Localité: Fonioy.,couches 1, 2, 7,,8:10, 11,42,15/14; assez commun couches 7 et 10, rare dans les autres.
CRISTELLARIA ANOMALA, Terq., pl. XIE, fig. 26 à 30.
C. testa compressa, lævigata, irrequlari, loculis planis vel teretibus, irregulariter dispositis, basi uno, bi vel triloculari, primo sphœrico tumido, aliis plus minusve projectis, ultimo inflato, acuininato, decurrente.
Nous avons joint à cette section et réuni sous cette dénomination quelques types à formes anormales qui n’ont pu rentrer dans le cadre général.
Comme les précédentes espèces, ces coquilles possèdent quelques variétés et nous serions disposé à les considérer
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comme des espèces distinctes, si nous n’étions arrêté par la crainte de les trop multiplier.
Figure 26. Coquille munie à la base de trois loges sphériques, les autres très-renflées ;
Figure 27. Coquille comprimée, base tronquée par la soudure des loges de la crosse;
Figures 28, 29 et 30. Coquilles anormales, ne possédant du genre que la disposition de l’ouverture.
Localité : Fontoy, couches 3, 4, 7, fort rare.
Sixième Division.
PI. XIV, fig. 4 à 30.
Base douée d'un enroulement plus ou moins complet.
Loge initiale supérieure.
Cette série peut être subdivisée en deux sections : la première comprend les coquilles dont la loge initiale et une partie de la base sont recouvertes par le prolongement de quelques loges de la crosse (les trois rangées supérieures); la seconde comprend les coquilles dont, à l'inverse, la loge initiale est entièrement visible et dont l’enroulement recouvre, en partie, l'extrémité d’un certain nombre de loges de la crosse.
Par le choix que nous avons fait des échantillons, par la disposition que nous avons observée, on peut suivre la progression de l’enroulement qui devient plus complet depuis la première figure jusqu'à la vingt-septième; à peine marqué dans la première rangée il décrit un demi-cercle dans la seconde, puis très-prononcé dans la troisième et la quatrième rangées, il forme les trois quarts d’un cercle dans les figures 25, 26 et 27.
CRISTELLARIA HYBRIDA, Terq., pl. XIV, fig. 4 à 30.
C. testa elongata, lœvigata vel striata aut costata, loculis plus minusve numerosis, obliquis aut transversalibus, planis aut tumidis, brevibus aut projectis, primo sphærico vel ovato, antico, basi involuta, loculis anterioribus plus minusve obtecta vel loculos aliquot obtegente.
Coquille comprimée, allongée, lisse ou striée ou costellée, formée de loges plus ou moins nombreuses, obliques ou transversales, courtes ou en partie projetées, planes ou saillantes, loge initiale antérieure, sphérique ou ovale, base munie d’un enroulement, en partie recouverte par quelques loges antérieures ou recouvrant l'extrémité de quelques loges de la crosse.
Dans les figures de 1 à 11 le nombre des loges de la base augmente insensiblement ; figure 1 à 6 la loge initiale est sphérique, dans toutes les autres coquilles elle est ovale ; le recouvrement de la base, d’abord très-faible (fig. 1 à 3), devient plus prononcé (fig. 5 et 6), puis complet, figure 7 à 11; enfin il n’est plus qu’un simple accolement de loges, figure 12. La base recouvrante devient peu à peu plus enroulée et comprend un plus grand nombre de loges antérieures, figure 17 à 28.
Comme pour les précédentes sections nous avons ajouté deux coquilles anormales complétement différentes des autres, mais présentant les caractères inhérents à la loge initiale et à l’enroulement de la base.
La figure 22 montre la dernière loge accidentellement accolée latéralement ; de même les figures 25 et 27 montrent la courbure dorsale propre aux marginulines, mais d’autres coquilles, douées d’une même disposition dans les loges, ont le dos vertical et l’ouverture dirigée normalement.
Localité : Fontoy, couches 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10; abondant dans les couches 3, 7 et 10, fort rare dans les autres.
Septième Division.
PI. XV, fig. 4 à 30; pl. XVL, fig. À à 14.
Base enroulée et douée d'une loge initiale centrale. Loge initiale centrale.
Lorsque la loge initiale est centrale et visible elle est toujours sphérique, et, bien que le caractère distinctif de cette section soit très-saillant, la constitution de la base se montre d’abord rudimentaire ; le nombre des loges augmente insensiblement, puis l’enroulement devient complet dans les dernières figures de la série; la figure 6 (pl. XVI) montre même trois tours de spire complets.
Comme pour les précédentes séries nous n'avons osé, malgré la diversité des formes, créer autant d'espèces que nous produisons de figures; nous n’y avons vu que des variétés dont les types peuvent être pris au hasard parmi une des figures de la section, pour donner une série ascendante ou descendante. Nous nous sommes exclusivement attaché à l'étude du caractère spécifique de la section et à le montrer progressivement plus saillant.
Dans une sous-division nous avons rangé les coquilles dont la base a toutes ses loges sphériques (PI. XVI, fig. 7 à 14), et parfois leur agencement est tel qu'on ne peut plus y reconnaitre la loge initiale.
Quelques figures montrent l'ouverture renversée et le dos évidé, comme dans les marginulines (PI. XV, fig. 24, 27 et 50), mais nous possédons ces mêmes coquilles avec la disposition normale de l'ouverture, et c’est avec intention que nous avons reproduit ce mode de variabilité dans les caractères génériques.
CRISTELLARIA CENTRALIS, Terq., pl. XV, fig. À à 30; pl. XVI, fig. 4 à 6.
C. testa elongata, plus minusve compressa aut subrotundata, lœvigata «ut striata vel radiatim costata, loculis paucis vel numerosis, planis vel prominentibus, uno vel plurimis projectis, obliquis vel transversalibus, quadratis, primo sphærico centrali, basi plus minusve involuta, pauci vel multi loculata, carinata vel nuda.
Coquille allongée, plus ou moins comprimée ou subarrondie, lisse ou striée, ou ornée de côtes rayonnantes, formée de loges plus ou moins nombreuses, tant à la crosse qu’à la base, planes ou saillantes, une ou plusieurs projetées ou simplement transversales et quadrangulaires, la première loge sphérique, centrale, toujours visible ; base plus ou moins enroulée, formée de loges plus ou moins nombreuses et munie ou privée d’une carène.
Dans les figures 1 à 6 de la planche XV la base n’est formée que de quatre ou cinq loges ; dans les figures 7 à 21 le nombre des loges augmente et la base est plus enroulée ; dans les figures 22 à 30 l’enroulement est complet et se continue dans la planche XVI, fig. À à 5. Dans cette dernière figure la coquille présente une modification profonde dans son passage du jeune âge à l’adulte.
Localité : Fontoy, couches 1, 2, 3, 5, 7, 8, 9, 10, #1, 12, 13, 14, 15; assez abondant dans les couches 7 et 10, rare dans les autres.
CRISTELLARIA CENTRO-GYRATA, Terq., pl. XVL, fig. 7 à 14.
C. testa elongata, compressa, lœvigata vel radiatim striata, loculis numerosis, planis vel prominentibus, brevibus wel projectis, primis sphæricis in gyro dispositis, aliis obliquis plus minusve irregularibus, basi involuta, loculis internis sphæricis, externis triangularibus.
Coquille allongée, comprimée, lisse ou ornée de stries rayonnantes, formée de loges nombreuses, les premières
sphériques, diversement agencées, repliées ou disposées en cercle, les autres plus ou moins irrégulières, transversales ou obliques, courtes ou projetées, base enroulée comprenant parfois deux sortes de loges; les internes sphériques, les externes triangulaires.
Localité : Fontoy, couches 3, 8, 9, 10, 14; généralement assez commun, surtout dans les couches inférieures.
Huitième Division.
Base douée d'un enroulement complet, loge initiale interne et latérale, un nucléus saillant au centre.
CRISTELLARIA GALEATA, Terq., pl. XVI, fig. 15, à, b.
C.testa parva, disciformi, circiter obtusa, costis obtusis, radiantibus, arcuatis ornata, loculis sparsis, triangularibus, prominentibus, regulariter crescentibus, ultimo antice inflato, basi nucleata.
Coquille courte, en forme de disque, ornée de côtes obtuses rayonnantes, arquées, formées de loges espacées, triangulaires, saillantes, croissant régulièrement, la dernière renflée en avant; base munie d’un nucléus peu développé.
Localité : Fontoy, couche 10; fort rare.
CRISTELLARIA INQUISITA, Ferq., pl. XVI, fig. 16 à 48.
C. testa elongata, compressa, lœvigata, loculis numerosis, primis triangularibus, aliis plus minusve obliquis, quadrangularibus, projectis, ultimo subacuminato, basi involuta, nucleata, aliquando carinata.
Coquille allongée, comprimée, lisse, formée de loges nombreuses, les premières triangulaires, les autres quadrangulaires, plus ou moins obliques et projetées en arrière, base enroulée, munie d’un fort nucléus et parfois entourée d’une étroite carène.
Pour la figure 16 les loges n’ont pu être visibles que par transparence et par immersion, le test étant spathique.
La figure 148 montre une partie des loges de la base résorbée par les loges de la crosse.
Localités : Longwy; fort rare. Fontoy, couche 4 et 9; assez commun.
CRISTELLARIA HELI0S, Terq., pl. XVI, fig. 19 à 21.
C. testa elongata, compressa, juvenile disciformi, costis radiantibus, elatis, quadrangularibus ornata, loculis numerosis, triangularibus, prominentibus, basi involuta, nucleata, dorso costa carinaque instructa ; adulte projecta, costis transversalibus ornata, dorso costa carinaæque carentibus, loculis arcuatis, quadrangularibus.
Coquille allongée, comprimée, ornée de côtes élevées quadrangulaires, formée de loges nombreuses, saillantes, croissant régulièrement ; dans le jeune âge, coquille disciforme, ornée de côtes rayonnantes, d’une côte sur le pourtour et d’une étroite carène; loges triangulaires, centre muni d’un fort nucléus saillant; dans l’adulte, coquille en crosse, ornée de côtes arquées, transversales ; loges quadrangulaires, pourtour privé de la côte dorsale et de la carène.
Cette espèce, la plus abondante de toutes, est en même temps la plus constante dans sa forme et se présente dans toutes les couches; elle est, toutefois, plus nombreuse dans les inférieures que dans les supérieures et ne nous a fourni aucune variété ni modification tant dans la forme que dans les ornements.
Localité : Fontoy ; très-commun.
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Neuvième Division.
Base douée d'un enroulement plus ou moins complet, munie d'un nucléus non saillant et polygonal, centre comme exCcavé.
CRISTELLARIA LACUNATA, Terq., pl. XVI, fig. 22 à 29.
C. lesta elongata, plus minusve compressa, lœvigata vel radiatim costulata, loculis numerosis, planis vel prominentibus, obliquis vel tortis, basi plus minusve involuta.
Coquille allongée, plus ou moins comprimée, lisse ou ornée de fines côtes rayonnantes interrompues, formée de loges nombreuses planes ou saillantes, obliques ou arquées ou en torsade, courtes ou projetées, base plus ou moins enroulée, munie dans le centre d’une dépression polygonale remplissant les fonctions d’un nucléus.
Toutes ces coquilles seraient susceptibles de rentrer dans une des précédentes divisions si elles ne présentaient le caractère particulier inhérent à la base.
Les figures 22 et 25 ont la base simplement arquée; dans les figures 93, 24 et 296 l’enroulement est plus complet; figure 27, les premières loges sont résorbées ou masquées pour les loges antérieures; figure 28, les loges de la base forment un demi-cercle régulier et les loges de la crosse sont limitées par une ligne droite; figure 29, la coquille a une coupe transversale régulièrement ovale, subaiguë sur tout son pourtour.
Localité : Fontoy, couches 1, 6, 7, 8, 12; généralement assez rare.
CRISTELLARIA STELLARIS, Terq., pl. XVI, fig. 30, &, b.
C. testa parva, subdiscoidea, circiter obtusa, lœvigata, loculis sparsis, planis, regularibus, triangularibus, basi involuta, in medio anguste excavata, sicut stellata, anfractibus linearibus.
Coquille courte, Subdiscoïdale, arrondie sur le pourtour, lisse, formée de loges espacées, planes, régulières, trianoculaires, base enroulée, munie au centre d’une étroite dépression, comme étoilée par des cloisons très-minces,.
Localité : Fontoy, couche 7; fort rare.
Dixième Division.
Coquilles ornées de côtes carrées, la dernière loge tronquée sur le coté ventral, base plus ou moins enroulée.
Cette section comprend une série de plusieurs centaines de fossiles, parmi lesquels nous avons dû faire un choix afin de réunir les types principaux, quant à la forme et aux ornements, et en même temps représenter toutes les variétés essentielles qui en dérivent.
Bien que nous ayons voulu nous imposer des limites convenables dans létablissement de nos planches, nous nous sommes vu dans l'obligation de multiplier considérablement les figures, afin de démontrer combien sont grandes l'instabilité de la forme et la variabilité des ornements; il est évident que les descriptions, quelque longues qu’elles soient, seront bien insuffisantes et qu’il faut, de toute nécessité, parler aux veux par la représentation des objets eux-mêmes.
Comme nous avons eu à le faire observer pour les Marginulines, il est impossible d'attribuer à l’imagination, même la mieux douée, la faculté d'inventer ces inépuisables variétés ; il faut nécessairement suivre les modèles que nous fournit la nature. Puis ne devons-nous pas admirer cette nature qui, dans son exubérante fécondité, crée constamment sans
jamais se répéter? Qui déverse tant de richesses d’ornementation sur des êtres que nous considérons comme infimes et que nous avons placés presque aux dernières limites de l’échelle zoologique ?
Ces faits ne viennent-ils pas démontrer combien nos connaissances sont encore incomplètes et nos instruments imparfaits ? combien la science est loin d’être assez éclairée sur l’organisation de ces animaux, dans lesquels elle n’a su distinguer encore aucun organe essentiellement producteur et qui, cependant, sécrètent des coquilles si élégantes.
Dans les coquilles qui sont comprises dans cette série, nous avons à examiner plusieurs caractères, qu'il faut d’abord étudier et discuter, pour pouvoir ensuite tracer les caractères généraux de la section, puis découvrir les caractères spécifiques; nous y trouverons, en même temps, la solution d’une question importante, à savoir : si tous ces fossiles doivent être réunis en une seule espèce ou en constituer plusieurs.
Nous aurons à examiner :
1° La forme générale des coquilles;
2° La forme et la direction des loges;
30 La disposition des grosses côtes carrées;
4° Les ornements dépendant des petites côtes arrondies ;
9 La carène et ses caractères.
4° Pour une série de fossiles, la base est assez réculièrement enroulée et avec le développement des coquilles, plusieurs loges deviennent plus ou moins verticales et la dernière est toujours projetée sur la base, qu’elle résorbe en partie, circonstance qui détermine une forme semi-lunaire plus ou moins régulière; pour une autre série, la coquille se pro-
longe en crosse et présente toutes les modifications de formes qui résultent du passage de l’état embryonnaire à l'adulte; sur la planche XX les figures 28, 29 et 30 représentent une coquille sous trois états de croissance.
La base étant presque toujours atrophiée ou incomplétement enroulée, elle ne saurait, par conséquent, être munie d'un nucléus ou d'une loge embryonnaire centrale ; si exceptionnellement elle présente quelque régularité (pl. XVIII, fig. 21 et 22), la disposition intérieure ne répond pas aux indications extérieures, c'est-à-dire que les loges ne suivent pas les divisions que semblent indiquer les côtes et la forme même de la coquille.
20 Pour un très-grand nombre de coquilles, la forme et le nombre des loges ne sauraient être préjugés; la variabilité se produit dans toutes les loges ainsi qu'à tous les âges.
Ilexiste cependant un caractère essentiel et propre à toutes les coquilles de eette section : quelle que soit leur forme, semi-lunaire ou en crosse, on remarque que {oujours la face ventrale est tronquée; truncature qui occupe parfois toute la hauteur de la coquille, en y comprenant même la base (pl. XIX, fig. 22); parfois elle la laisse en dehors (pl. XX, fig. 1, 12 et 20).
La dernière loge est bordée, n’est jamais convexe transversalement, et sa surface est plate ou légèrement concave. Ne pouvant figurer la coupe de toutes ces coquilles, nous avons donné celles qui paraissaient présenter quelques dispositions particulières.
3° Les grosses côtes sont foutes coupées carrément à angle droit; leur direction, comme leur nombre et leur disposition, sont très-variables; elles passent
du simple au composé, de la disposition transversale et arquée à l’oblique et sans courbure.
A. Lorsque la base est régulièrement arrondie et que les côtes sont simples, celles - ci forment des ares réjuliers, d’inégales grandeurs ; bientôt des embranchements partent de l'angle supérieur et de la côte antérieure pour se rendre, en ligne droite, à la seconde côte et s’y souder ou l’entourer en forme de crochet ; puis les côtes arquées, au lieu de se souder à la côte qui règne le long du dos, forment un nouvel arc dont l'extrémité postérieure se projette entre les côtes postérieures ; enfin ces côtes, devenant plus nombreuses, se replient, se contournent, s’enlacent les unes dans les autres, passent indifféremment les unes dessus, les autres dessous, en avant comme en arrière, et de telle sorte que toute JeRCApEE devient impossible.
Une propriété particulière, très-digne de remarque, que cette section possède à un haut degré et qui ne s’est présentée dans aucune autre coquille des autres sections : toutes les coquilles à ornements composés n'ont pas les deux faces semblables quant au nombre et à la disposition des côtes. |
Nous nous sommes contenté de produire deux exemples que nous aurions pu beaucoup multiplier : surula planche :XX les stisures Let 2: /et+E0eR planche XXI les figures 7 et 9 montrent les faces droite et gauche d’une même coquille.
B. Lorsque la base est conique et atrophiée, les côtes simples sont le plus souvent obliques el sans courbure, puis, avec l'accroissement de la coquille, elles deviennent arquées et se comportent comme dans la précédente division; du reste les figures
présentent les passages insensibles des côtes droites aux côtes arquées.
Dans les coquilles à ornements compliqués, les côtes sont fort rarement disposées suivant la direction des cloisons et ne peuvent qu'exceptionnellement indiquer la forme des loges et leur nombre. Nous avons représenté (pl. XXI, fig. 8) une coquille vue par transparence, qui ne se rapporte ni aux indications de la face droite ni à celles de la gauche (fig. 7 et 9) et dont la disposition intérieure se montre tout autre que celle que pourrait laisser supposer la forme extérieure et ses ornements.
4 Les côtes fines sont rondes; comme les grosses côtes elles passent du simple au composé et sont d'autant plus nombreuses que la coquille est plus développée; ce luxe d’ornementation, parfois inextricable, échappe à toute description.
Une dernière cause de variabilité, que nous ne devons pas omettre, se produit quand une coquille présente des ornements presque identiques à ceux d’une autre coquille, mais se montre douée d’une autre forme.
Il est parfois très-difficile de pouvoir suivre les méandres et les enlacements que forment ces côtes; mais on y parvient par plusieurs moyens: en humectant la coquille, puis en la laissant sécher, en renversant la coquille la tête en bas ou en la regardant par le côté, on obtient ainsi des ombres projetées qui rendent la reproduction, si ce n’est très-facile, du moins mieux dirigée par des reliefs bien accusés.
On ne saurait voir dans ces ornements un simple effet dû au hasard ou à une détérioration du test, résultant de l’action corrosive d’un courant acidule; la disposition, parfois si régulière de ces côtes, leur
enroulement toujours gracieux, leur enchevétrement si compliqué et la manière dont elles enlacent les grosses côtes en passant irrégulièrement dessus ou dessous, tout concourt à donner à ces dispositions un caractère spécifique et d'autant plus étrange qu'aucune autre coquille n’a encore rien présenté de semblable ou qui puisse lui être comparé.
Du reste ce réseau d’ornements se comporte comme les grosses têtes et se montre dissemblable sur les deux faces d’une même coquille (pl. XX, fig. { et 2).
Plusieurs de nos coquilles, recouvertes d’ornements simples, montrent bien des indications d’érosion qui n’ont laissé subsister que quelques traces des fines côtes, les grosses ayant été moins attaquées; nous pouvons conclure de cette observation qu'il est possible que telles de ces coquilles que, pour leur extrême simplicité, nous avons mises à la tête des séries, ont pu, dans le principe, être couvertes d’ornements comme les autres coquilles:
0° La carène donne lieu à deux observations : dans un cas elle est normale, c'est-à-dire qu'elle est une partie adjonctive et accidentelle de la coquille et formée par une expansion ordinairement très-fragile du test; elle entoure soit la base, soit le côté dorsal, soit le côté ventral ou encore deux des côtés ou tous les trois; dans le second cas la carène est anormale, constitue une partie intégrante de la coquille et supporte des ornements. Dans la planche XXI, figures 9, 10, 3 et 24, la carène reçoit le contour des grosses côtes; planche XX, figure 14, elle en a de fines.
De cet exposé il ressort que la forme des coquilles, depuis la première jusqu'à la dernière, se modifie par des passages insensibles; que la disposition non
moins variable des loges ne saurait, pour la majorité des cas, être indiquée par le nombre et la direction des côtes si diversement contournées; que, devant l'absence de tout caractère spécifique, tout classement en espèces devient impossible; nous croyons donc être conséquent en réunissant toute cette série en une seule espèce ; nous donnerons ainsi une nouvelle démonstration à la phrase de Fichtel et Moll, que nous avons mentionnée plus haut (p 159).
Si, en résumé, le polymorphisme de [a coquille et les D si multiples des ornements nous ont obligé de ramener toutes ces coquilles à un seul type, nous devons reconnaitre aussi que nous avons été conduit à ce résultat en raison directe du grand nombre de coquilles que nous avons pu réunir. Nous sommes convaincu que tout autre géologue aurait, en cette circonstance, agi comme nous; s'il n'avait eu à sa disposition qu'une dizaine d'échantillons se rapportant aux formes de transition, il en aurait fait autant d'espèces; avec vingt échantillons il aurait réduit le nombre à cinq espèces, avec cent seulement à deux ou trois, et enfin avec trois cents à une seule.
La variabilité portant sur toutes les parties qui, ordinairement, présentent les caractères spécifiques, la forme de la coquille et ses ornements, il devient indifférent d'en choisir une de préférence à une autre pour leur arrangement ; et bien que nous sachions que les ornements ne sont que d’un ordre fort secondaire dans le classement, nous les avons cependant pris pour guide, en raison de ce que, passant du simple au composé, 1ls permettent aux veux de suivre avec facilité les séries de transformations que présente la succession des figures.
CRISTELLARIA POLYMORPHA, Terq., pl. XIX, fig, 20 et 21.
GC. testa polymorpha, semi-lunari, vel elongata, arcuata, sœpius carinala, transversim compressa, costis quadratis simplicibus et arcuatis, vel obliquis et rectis, aut compositis et intortis, transversim ornata, idque costulis convolulis, intricatis obtecta, basi arcuata, subinvoluta, vel truncata, loculis 8-19 irregularibus, prominentibus, primo sphærico, ultimo producto, longitudinaliter anticè et laterè truncato, plano vel concavo, costula circumdato.
Coquille polymorphe, semi-lunaire ou allongée et arquée, avec passages d’une forme à une autre, comprimée transversalement, le plus souvent carénée sur le dos et la base, carène supportant parfois une partie des ornements; ornée de côtes carrées, simples et arquées, ou obliques et droites, devenant insensiblement plus compliquées et diversement contournées, insérées sur les cloisons et les dépassant presque toujours; couvertes de fines côtes arrondies, composant des dessins les plus variés et indescriptüibles ; base arquée, munie d’un enroulement incomplet ou simplement tronquée ; formée de huit à douze loges légèrement saillantes, très-variables de forme et de direction, la première sphérique, la dernière allongée, tronquée sur toute sa hauteur, bordée, à surface plane ou un peu concave.
Localités : Fontoy, très-rare dans les couches supérieures, assez commun depuis la sixième jusqu'à la dixième, très-abondant dans la couche 11; Conflans, coquilles trèsrares, toutes de petite taille et à ornements simples.
Aucun auteur n’a publié une espèce analogue à celle-ci. Les seules coquilles qui présentent quelques rapports de forme et d’ornements simples ont été publiées par Williamson pour les côtes de l’Angleterre : Le cristellaria subarcuatula possède des côtes carrées, insérées sur les cloisons, mais elles restent normales et ne sont pas accompagnées de côtes
adjonctives; la face ventrale de la dernière loge n'est pas tronquée; sa surface est arrondie.
La démonstration des faits que nous avons exposés plus haut nous à imposé le devoir de multiplier les figures, qui se trouvent comprises dans trois planches, XIX, XX et XXI; nous devons ajouter que nous possédons encore des variétés en quantité plus que suffisante pour en former une quatrième.
Nous appellerons particulièrement lattention sur quelques figures : planche XIX, la première rangée donne les types pour les formes Les plus simples et les moins ornées; sur les figures 27 et 28 on voit, près de la base, les grosses côtes comme passées dans un anneau.
Sur la planche XX, les figures À et 2, pour le recto et le verso d’une même coquille, montrent une différence notable d’abord dans les dessins que décrivent les fines côtes, puis dans la disposition des grosses côtes, qui ne peuvent indiquer la forme des loges.
Planche XX, les figures 21 et 22 représentent deux formes embryonnaires que nous avons choisies pour la netteté des ornements qui, plus tard, sont en partie résorbés ou modifiés par le développement de la coquille.
Sur la planche XXI, les figures 7 et 9 donnent les deux faces d’une même coquille et la figure 10 la même vue par transparence.
Sur la planche XX, figure 14, les fines côtes sillonnent la carène.
Sur la phone XXI, les figures 6:9%40, 11, 42 1540:48:40::91, 95, 2295 26e 98 Ron que les grosses cbtes dépassent les limites des loges, puisqu'elles s'étendent jusque sur la carène.
Introduction
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TABLE DES MATIÈRES
Horisan straicraphique-de Fontey::.:.:2..2..7 00-020
JeCONTARS LT IS POUCES SRE
Étude physiologique des cristellaires.....................
Tableau synoptique des divisions Cristellaria, Lamarck