‹ Mémoire sur les foraminifères du système colithiqueChapitre 38 sur 53 · Z SR · texte numérisé non relu

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pressa, breve acuininata, loculis irregularibus, plus minusve prominentibus,conjunctis velstrangulatis,velalterne planulatis, apertura rotunda.

Coquille courte, lisse, arrondie, ou très-légèrement comprimée, munie d’un court prolongement, formée de loges irrégulières, plus ou moins saillantes, étranglées, ou alternativement planes ou saillantes, ouverture arrondie.

Ces coquilles, par leurs loges alternativement étranglées ou soudées, établissent le passage entre les Glandulines et les Nodosaires et peuvent indifféremment ètre rapportées à l’un ou l’autre genre.

Localité : Fontoy, couche 7, fort rare.

Genre CORNUSPIRA, Schultze !.

Coquille à test calcaire, compacte et muni de pores, enroulée en spire à tours multiples, en forme de Planorbe, égale sur les deux faces ou légèrement convexe et scalaire en dessus et concave en dessous, formée d'un tube uniloculaire, parfois muni d’un nucléus, ouverture grande, unique, terminale.

Parfois les tours ne sont que juxtaposés et la vue par transparence les montre cylindriques, parfaitement isolés; parfois ils se recouvrent jusqu'aux trois quarts et on les voit alors anguleux, par l'effet de leur soudure.

Ce genre, par son enroulement planorbiforme, se rapproche des Involutines* et en diffère par absence des demi-cloisons.

{ SGHULTZE. Sur l’organisation des Foraminifères. Leipzig, 1854, p. 40, pl. IT, fig. 24 et 22.

? TERQUEM. Deuxième mémoire sur les Foraminifères du lias. 4862. Introduction, p. 495 et 450, pl. VI, fig. 41, a, b, ct fig. 22, a à d.

Une espèce de ce genre s’est déjà présentée dans le lias de la Moselle, et il se peut que plusieurs autres qui y appartiennent aient été rangées parmi les Involutines. On comprend d’ailleurs combien il est difficile d'obtenir des coupes bien nettes pour des coquilles d’une si petite dimension et dont la fossilisation a eu lieu par du calcaire spathique cristallin ou par de la silice; enfin la rareté de certaines espèces s'oppose à la répétition des expériences d'analyse.

Reuss, dans sa classification des Foraminifères, range le genre Cornuspira, quoique uniloculaire avec les Agathistègues, par le motif qu'il lui attribue un test calcaire, porcelané et compacte. Nous avons trouvé un caractère tout opposé et sur un très-grand nombre d'échantillons nous avons pu, avec un grossissement de quatre-vingts diamètres, constater la présence de pores et leur multiplicité.

Ce genre se trouve vivant sur les côtes de Mozambique, de Cuba, de l’Angleterre, de l'Écosse, etc. ; fossile dans les terrains tertiaires et crétacés de l'Allemagne, dans l’oolithe inférieure et le lias de la Moselle.

CORNUSPIRA GRANULOSA, Terq., pl. XXV, fig. 12, a, b.

C. testa nitida, perlucida, utrinque granulosa, scutiformi, supra leniter convexa, infra concava, anfractibus septem paululum supra prominentibus, dimidiatim obtectis, ultimo angulo inferiore angustato.

Coquille brillante, translucide, couverte de granulations sur les deux faces, en forme de bouton, légèrement convexe en dessus, concave en dessous, formée de sept tours, se recouvrant à moitié, légèrement saillants en

dessus, non visibles en dessous, le dernier tour rétréci à l’angle inférieur et obtus.

Localité : Fontoy, couche 10; fort rare.

CORNUSPIRA INFRAOOLITHICA, Terq., pl. XXV, fig. 43.

C. testa nitida, perlucida, lœvigata, planorbiformi, utrinque in medio leniter depressa, sæpe centro nucleato, prominente, anfractibus plus minusve numerosis, 7-16, apertura lata.

Coquille brillante, translucide, lisse, planorbiforme, déprimée également des deux côtés, souvent munie dans le centre d’un nucléus élevé, formée de tours plus ou moins nombreux, sept à seize, ouverture grande.

Nous avons représenté une coquille à tours multiples et munie de son nucléus.

Localité : Fontoy, commun dans toutes les couches, plus abondant dans les inférieures que dans les supérieures.

CORNUSPIRA PUNCTULATA, Terq., pl. XXV, fig. 14 à 16.

C. testa nitida, perlucida, supra leniter convexa, sensim scalariformi et lævigata, infra concava, radiatim tenue et stricte punctulata, anfractibus regularibus, plus minusve numerosis 7-16, ultimo infra lœvigato, prominente, apertura lata.

Coquille brillante, translucide, convexe et légèrement scalaire, lisse en dessus, concave et ornée de granulations disposées en lignes rayonnantes en dessous, formée de tours réguliers, plus ou moins nombreux, sept-seize, non visibles en dessous, le dernier lisse et saillant, ouverture grande.

Figure 14. Coquille à seize tours, vue en dessous ;

Figure 15. Coquille à sept tours, vue par la coupe;

Figure 16. Coquille vue par transparence.

Nous avons figuré cette dernière coquille qui, vue en dessus, porterait à croire qu’elle est formée d’une grande quantité de loges juxtaposées: vue par transparence et

sous l’eau elle montre que ces loges ne sont que du remplissage formé de petites sphères de sulfure de fer, et qu’il n’y a pas la moindre trace de cloison dans tout le développement du tube.

Localité : Fontoy, commun dans presque toutes les couches, très-abondant dans les inférieures, plus rare dans les supérieures.

CORNUSPIRA CONCAVA, Terq., pl. XXV, fig. 17.

C. testa lœvigata, utrinque concava, anfractibus 4-6, rotundatis, regulariter crescentibus.

Coquille lisse, concave des deux côtés, formée de quatre à six tours arrondis, croissant régulièrement. Localité : Fontoy, couche 10; fort rare.

CORNUSPIRA ASPERA, Terq., pl. XXV, fig. 18, a, b.

C. testa utrinque aspera, supra leniter convexa poris tubulosis, elatis, infra concava, poris planis instructa, anfractibus occlusis, ultimo rotundato, lœvigato.

Coquille rugueuse sur ses deux faces, convexe et munie de pores tubuleux en dessus, concave et munie de pores non saillants en dessous, enroulement régulier, tours de la spire non visibles, le dernier arrondi et lisse.

Localité : Fontoy, couches 8, 9 et 11; assez rare.

CORNUSPIRA OCCLUSA, Terq., pl. XXV, fig. 19 et 20.

C. testa lœvigata, supra leniter convexa, poris tubulosis, infra concava, poris planis, numerosis instructa, anfractibus occlusis, externo lato, lœvigato, circiter infra angulato.

Coquille lisse, légèrement convexe et munie de pores tubuleux, très-espacés en dessus, concave, arquée et munie de pores peu saillants et nombreux en dessous, irrégulièrement arrondie, plus large que haute, spire

d’enroulement cachée, dernier tour lisse, arrondi en dessus, à angle subaigu en dessous.

Localité : Fontoy, couche 7; fort rare.

Genre LAGENA, Walker *.

Reuss a publié une monographie de ce genre (1862) et en a exposé la synonymie, en démontrant que Walker (1784) devait avoir la priorité sur tous les autres noms qui ont été produits: Oolina, d'Orbigny ; Ovolina Bronn (Index), Ovulina, Ehrenberg, Miliola, Ehrenberg, Entosolenia, Ehrenberg, Williamson, Cenchridium, Ehrenberg, Amphorina, Phialina, Amygdalina, Gosta; de plus, Flemming prend le genre de Walker.et le convertit en Lagenula, comme Ehrenberg l’a fait pour la dénomination de d'Orbigny qu'il change en Ovulina. Quant au nom de Miliola d'Ehrenberg, il a été bien antérieurement appliqué par Lamarck pour désigner la famille des Agathistègues.

Le genre Entosolenia, Ehrenberg et Williamson, comprend des coquilles monostègues, dont l’ouverture se continue en un canal intérieur, cylindrique, qui descend jusque près du fond de la coquille ; on comprend que la présence de ce caractère ne peut être reconnue que dans les coquilles vivantes; extérieurement, les coquilles n’en montrent aucune indication, qu'elles soient munies d’un prolongement antérieur ou qu’elles en soient privées.

Reuss dit avoir examiné des coquilles possédant exactement la même forme et avoir constaté, dans les unes, la présence du canal interne, et dans d’au-

! WALKkER. Testæ minutcæ, 1784.

tres, son absence ; il conclut de là que ce caractère générique est insuffisant pour le maintien des deux genres, et il réunit toutes ces coquilles dans le genre Lagena.

Faisant la revue critique des espèces publiées, Reuss n’admet aucune de celles que nous avons publiées pour le lias de la Moselle ; il les considère comme des fragments de Nodosaires, en s’appuyant principalement sur cette considération: que ce genre n'ayant commencé à se produire qu'avec le terrain crétacé, pour se continuer à travers les terrains tertiaires jusqu'aux époques actuelles, il ne saurait se trouver dans le lias.

Reuss donne la diagnose suivante du genre qu’il range de la sorte dans sa nouvelle classification :

Deuxième ordre. FORAMINIFÈRES A COQUILLES POREUSES.

À. Première Division. Coquilles vitreuses, calcaires, munies de pores très-fins.

Troisième famille. Rhabdoïdea (Reuss).

Premier genre. Lagena.

Lagena testa libera, calcarea, nitida, subtilissime porosa, uniloculari, subsphærica, ovata, lagend vel fusiformi, superne acuta, aut in rostrum tenue producta, apertura terminali, rotunda.

D'Orbigny, art. Oolina‘, attribue à ce genre les mêmes caractères, sauf le manque de perforations ; comme rapports el différences, cet auteur ajoute: les Oolines ressemblent aux Orbulines, par leur loge percée d’une ouverture, mais elles s’en distinguent € par leur test vitreux, non criblé de pores à la sur-

* D'ORBIGNY. Foraminifères du terrain tertiaire de Vienne (Autriche), p. 23.

face, et par l'ouverture placée à l'extrémité d’un prolongement ou même d’un long col. »

L'étude des espèces vivantes ou fossiles et mème celles de l’Oolithe inférieure infirme ce jugement et porte, au contraire, à admettre les indications de Reuss. Par contre, cet auteur place les Orbulines, formées, comme les Lagena, d’une loge unique, à la fin de la famille des Rotalidées, dans la division B. Foraminifères à coquilles calcaires et munies de grands pores. Indépendamment des huit espèces liasiques que nous maintenons, nous possédons, de l’Oolithe inférieure de Fontoy, cinq espèces dont trois ne peuvent être distinguées de celles qui ont été déjà publiées.

Reuss est loin d'approuver Williamson dans ses procédés de détermination et d’avoir réuni tant de variétés à ses espèces typiques; il aurait désiré qu'on en eût fait autant d'espèces distinctes.

Dans un tableau synoptique, l’auteur expose la série des trente-sept espèces connues jusqu'à ce Jour (1862), depuis le Gault jusqu'aux mers actuelles, avec l'indication de leurs passages à travers les différents terrains.

LAGENA VULGARIS, Will., pl. XXV, fig. 21 et 22. Lagena vulgaris, Will. Williamson. On the recent Foraminif. of Great-Brit, p. 4, pl. I, fig. 5 à 14. Lagena vulgaris, Will. Reuss. Mon. den Lag., p.321, PL L'Oe IS PE TIE DEC TT

L. testa lœvigata, tenue porosa, clavata, inferne inflata, oviformi vel sphærica, antice plus minusve longe producta.

Coquille lisse, couvérte de pores très-fins, en forme de

massue, renflée postérieurement, ovoide ou sphérique, munie antérieurement d’un prolongement en forme de tube, parfois beaucoup plus long que la loge.

Les pores sont visibles avec un grossissement de quatre-vingts diamètres (fig. 21, b.)

La variété figure 14 a la loge sphérique et très-petite, proportionnellement au prolongement qui est quatre fois plus long.

Cette espèce se trouve vivante dans les mers profondes des côtes d'Angleterre, de l'Écosse et de la Norwége ; fossile dans les terrains tertiaires de l'Angleterre, de la Hollande, de l'Italie, de la France, etc. M. d'Huart nous a communiqué du sable de Beauchamps, dans lequel nous l’avons trouvée en très-grande abondance.

Localité : Fontoy, couches 2, 7, 10; fort rare.

LAGENA APICULATA, Reuss, pl. XXV, fig. 23 et. 24. Lagena apiculata, Reuss, Monog. den Lagen., p. 318, pl :T, 6,4 8:10 :et F1:

L. testa lœvigata, subtilissime porosa, elliptica vel ovoidea, postice magis quam antice ampliore, postice plus minusve mucronata, antice breve acuminata.

Coquille lisse, munie de pores très-fins et serrés, elliptique ou ovoïde, plus renflée en arrière qu’en avant, terminée en arrière par une pointe plus ou moins allongée, et en avant par un court canal.

Les pores ne sont visibles qu'avec un grossissement de deux cents diamètres.

Dans la variété figure 24, la partie postérieure est trèsfaiblement mucronée ; les pores sont plus grands et plus espacés que dans la figure 23.

Cette espèce se trouve fossile dans les terrains tertiaires et le Gault de l’Allemagne.

Localité : Fontoy, couches 5 et 10; fort rare.

LAGENA GLOBOSA, Walk, pl. XXV, fig. 95 à 27.

Lagena globosa, Walk, Reuss. Monographie des Lage- POTES CN SÉ6, DEL He. LU Colina lœvigata, D’Orb. D’Orbigny. Voy. dans l’'Amér. mérid. Foraminif., p. 19, pl. V, fig. 3.

Oolina simpler, Rss. Die Foraminif, und Entom. des Kreidemerg. v. Lemberg, p. 22, pl. I, fig. 2. Entosolenia globosa, Will., Williamson. On the rec. Foraminif. of Great-Brit, p. 8, pl. I, fig. 15 et 16. Miliola sphæroidea. Ehr., Ehrenberg. Micrologie, pl. XXIIE, fig. [. (Calcaire nummulitique des pyramides de Gysée.) Miliola ovum. Ehr. Ehrenberg. L. c., pl. XXVIL, fig. 1. (Craie de Meudon.)

L. testa lœvigata, porosa, sphærica vel ovoidea, breve acuminate.

Coquille lisse et poreuse, sphérique ou ovoïde, munie d’un très-court tube antérieur.

Cette espèce, à forme si simple, ne présente aucun caractère spécifique qui permette de la distinguer de celles qui vivent dans les mers équatoriales et du nord, ou qui se trouvent fossiles depuis les grès verts jusque dans les terrains tertiaires.

Localité : Fontov, couches 7, 10 et 11; fort rare.

LAGENA TENUIACULEATA, Terq., pl. XXV, fig. 98,

L. testa rugosa, nodulis rotundatis vel angulatis ornata, ovoidea, postice magis quan antice ampliore, longe et tenuissime acuminale.

Coquille rugueuse, couverte de protubérances rondes ou anguleuses, régulièrement ovoïde, plus large en arrière qu’en avant, pourvue d’un long prolongement très-fin.

Cette espèce se rapproche du L. aspera, Reuss ‘, par

* Reuss. Monographie des Lagenaires, AS62 L. aspera , Reuss. De la Craie de Maëstricht, p. 355, pl. VI, fig. 81.

sa surface couverte de mamelons; elle en diffère par sa

forme plus régulièrement ovoïde et par son prolongement

en forme d’aiguille, qui manque dans l’autre espèce. Localité : Fontov, couche 10; fort rare.

LAGENA AGGLUTINANS, Terq., pl. XXV, fig. 29 et 30.

L. testa rugosa, lapillos agglutinante, ovoidea, postice magis quam antice ampliore, vel elliptica et utrinque æquali, acumine carente.

Coquille rugueuse, agglutinante, presque sphérique et plus large en arrière qu’en avant, ou elliptique et sensiblement égale à ses deux extrémités, privée du prolongement antérieur.

Genre Noposarra, Lamarck ‘.

« Coquille libre, régulière, droite, arrondie ou déprimée, conique ou cylindroïde, formée de loges globuleuses, distinctes, ne se recouvrant que sur une très-petite partie de leur surface et laissant entre elles un profond étranglement, la dernière toujours convexe, souvent allongée ; axe fictif droit. »

L'étude de ce genre ne nous ayant présenté rien de remarquable, nous avons maintenu la diagnose en son entier, telle que d’Orbigny l’a établie.

Quelques coquilles tendent parfois, parune courbure accidentelle, à se rapprocher des Dentalines, mais elles en différent par leur ouverture toujours centrale.

Les Nodosaires paraissent avoir été fort rares aux époques anciennes, et l’on voit leur nombre augmenter à mesure qu'on se rapproche des temps

1 D'ORBIGNY. Foraminifères du bassin tertiaire de Vienne (Autriche), 1846, p. 31.

actuels ; elles se montrent avec abondance vivant dans presque toutes les mers et à toutes les latitudes ; fossiles dans Les terrains tertiaires et crétacés, où l’on en connait environ cinquante espèces; pour l’oolithe inférieure, nous en donnons trois espèces avec quelques variétés; pour les trois étages du lias, nous en avons publié onze espèces.

NODOSARIA FONTINENSIS, Terq., pl. XX VI, fig. À à 5.

N. testa elongata, nitida, costis 8-14, angulatis, quadratis ornata, loculis paucis 4-06, plus minusve strangulatis, sphæricis vel paululum elongatis, primo obtuso, ultimo attenuato, subacuminato vel sphærico.

Coquille allongée, brillante, ornée de huit à quatorze côtes élevées, anguleuses, quadrangulaires, formée de quatre à six loges plus ou moins profondément étranglées, sphériques ou allongées, la première obtuse, la dernière sphérique ou atiénuée et subacuminée.

Figure 1. Coquille à loges légèrement ovales et faiblement étranglées ;

Figure 2. Coquille à loges ovales, étranglement plus prononcé ;

Figures 3, 4 et 5. Coquilles à loges sphériques, étranolement très-profond.

Le passage des loges ovales plus ou moins allongées aux loges sphériques étant insensible, nous avons cru devoir réunir toutes ces coquilles en une seule espèce.

Localité : Fontoy, couches 7, 9 et 10; abondant.

NoDOSsARIA MUTABILIS, Terq., pl. XXVI, fig. 6 à 12.

N. elongata, nitida, formû mutabili, costis 8-16 elatis, angulatis ornata, loculis irregularibus, primo plus minusve sinualo, producto, vel sphærico et mucronato, aliis sphæricis vel elongaltis.

Coquille allongée, brillante, très-variable dans sa forme,

ornée de huit à seize côtes élevées, anguleuses, formée de loges peu nombreuses, irrégukères, la première plus ou moins allongée, sinueuse ou piriforme, les autres sphériques ou ovales.

Figure 6. Coquille à première loge faiblement sinueuse, les trois autres sphériques ;

Figure 7. Coquille à première loge plus sinueuse, deux loges allongées ;

Figure 8. Coquille à première loge très-allongée, étranglée, une loge ovale-aiguë ;

Figure 9. Coquille à première loge piriforme, les deux antérieures sphériques très-étranglées ;

Figure 10. Coquille à loge sphérique légèrement sinueuse et acuminée ;

Figure 11. Coquille à loge postérieure très-petite et allongée, la suivante très-grande et sphérique ;

Figure 12. Coquille à loge postérieure très-grande et mucronée, l’antérieure très-petite et sphérique.

Localité : Fontoy, couches 7, 9 et 14; fort rare.

NODOSARIA AGGLUTINANS, Terq., pl. XXVIIF, fig. 18.

N. testa elongata, recta, compressa, rugosa, lapillos agglutinante, loculis 4 prominentibus, primo rotundato, duobus subquadrangularibus, transversim ovalibus, ultimo obtuse ovato.

Coquille allongée, droite, comprimée, rugueuse, agglutinante, formée de quatre loges saillantes, croissant régulièrement, la première arrondie, les deux suivantes quadrangulaires, transversalement ovales, la dernière ovale-obtuse.

Le classement de cette espèce est très-douteux ; elle pourrait tout aussi bien figurer parmi les Frondiculaires et les Dentalines qu’avec les Nodosaires ; en tout cas, elle est remarquable par sa surface agglutinante, caractère fort rare dans tous les genres.

Localité : Fontoy, couche 7; fort rare.

Genre DENTALINA, d'Orbigny".

« Coquille libre, régulière, équilatérale, allongée, arquée ou droite, conique ou déprimée, formée de loges globuleuses, souvent obliques, se recouvrant partiellement, la dernière toujours convexe et souvent prolongée ; axe fictif arqué, la convexité du côté opposé à l’ouverture ; celle-ci arrondie, terminale, le plus souvent sans prolongement et placée un peu de côté. »

Nous n'avons pas trouvé de caractères bien essentiels à ajouter à la diagnose établie par d’Orbigny qui, cherchant à distinguer ce genre des autres, nous à paru trop laconique, en ne le comparant qu'aux Marginulines ; (ces coquilles ont la convexité du même côté que l’ouverture. »

Nous avons trouvé les rapports et les différences beaucoup plus étendus:

1° Les Dentalines à coquilles droites (pl XXVII, fig. 33; pl. XXVIIT, fig. 9 et 11) commencent comme une Marginuline etseterminentcomme une Dentaline;

2° Les coquilles à loges très-étranglées (pl. XXVIT, fig. 14, 17 à 21) se rapprochent des Nodosaires et en différent par la tendance que possède l’ouverture à être excentrique et à se diriger du côté ventral ;

3° Les coquilles à cloisons transversales ou arquées (pl. XXVI, fig. 26 et 27; pl. XXVIL, fig. 17 et 19) se rapprochent de certaines Frondiculaires et s’en éloionent par la disposition oblique de l'ouverture et la forme arrondie ou ovoide de la coquille; tandis que

{ D'ORBIGNY. Foraminifères du bassin lerliaire de Vienne (Autriche), 1846, p. 41.

dans les Frondiculaires l'ouverture est toujours centrale et la compression équilatérale ;

% Plusieurs Dentalines montrent une forme semblable à celle des Lingulines (pl. XXVIT, fig. 17 et 18) et en diffèrent par leur ouverture qui n’est pas en fente transversale.

Le genre Dentaline renferme, comme les autres genres, des formes typiques auxquelles viennent se joindre, avec une abondance extrême, des variétés et des dégénérescences ; pour faire leur étude, nous avons dû établir des groupes, faire un choix dans les formes et y joindre les principales variétés et même quelques cas de tératologie. Nous nous trouvons ainsi dans l'obligation de produire plus de cent figures, bien que noussen ayons encore retranché un grand nombre représentant des formes secondaires ou des passages intermédiaires.

Nous avons trouvé plusieurs espèces douées d’une très-orande taille et paraissant devoir être, après les Nummulines, les plus grandes coquilles parmi les Foraminifères. Le travail qu’exigent les marnes et leurs lexiviations multipliées n’ont pas permis de conserver ces coquilles dans leur entier ; mais leurs fragments, comprenant une ou plusieurs loges, atteignent une taille aussi grande, si ce n’est plus développée, que celle d'aucune autre espèce, bien que formée de dix à douze loges ; ces coquilles complètes pourraient posséder de dix à quinze millimètres de longueur ; nous signalons les espèces (pl. XXVI, fig. 29; pl. XXVIL, fig. 4 et 27 ; pl. XXIX, fig. 2 et 7).

D'Orbigny indique ce genre vivant dans presque toutes les mers et dans presque toutes les latitudes ; il le mentionne (Prodrome) fossile pour les terrains tertiaires et crétacés (quarante espèces): nous en

l’oolithe inférieure ;

Vagner et Gumbel en ont indiqué quelques-unes dans

l’oxfordien de l'Allemagne ; enfin nous en avons fait s pour les trois étages

X espèce

espèces pour

tre soixante-di

du Has.

connai Les divisions que nous avons établies se résument

dans le tableau suivant :

publions vingt

“oçqenbieuiox 9p uori oquosouid quo snou ou ‘oouepuoqe JINO[ PASJEUI ‘SOSSIT S999dS9 SET ‘ SO[JOANOU SoJ9rvA o4qenp ‘SoouiO S099d$9 so] Anod ‘auuop JU0 SNOU SUCFJUO) 0P SOUIBUL S9T ‘YLON

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Première Division.

Coquilles ornées de cotes élevées ou de stries.

DENTALINA FONTINENSIS, Terq., pl. XX VI, fig. 13 à 19.

D. elongata, recta vel arcuata, costis rectis, elatis, angulatis vel obtusis, 8-20 ornata, loculis regularibus, plus minusve strangulatis, sphœæricis vel ovalibus, primo sphœærico, aliquando lœvigalo, ultimo obtuso vel breve acuminato.

Coquille allongée, droite ou arquée, ornée de huit-vingt côtes droites, élevées, anguleuses ou obtuses, formée de loges régulières, plus ou moins étranglées ou soudées, sphériques ou ovales, la première sphérique, parfois lisse, la dernière obtuse ou légèrement acuminée.

Figure 13. Coquille à huit côtes, loges soudées et sensiblement égales ;

Figure 14. Coquille à seize côtes, les trois premières loges sphériques, les deux antérieures ovales-allongées ;

Figure 15. Coquille à dix côtes, toutes les loges ovales et égales ; |

Figure 16. Coquille à quatorze côtes, loges croissant régulièrement et légèrement étranglées ;

Figure 17. Coquille à douze côtes, loges rondes, sensiblement égales ;

Figure 18. Coquille à seize côtes dans le bas et à vingt côtes dans le haut, loges sphériques, la première lisse ;

Figure 19. Coquille à quatorze côtes, loges complétement sphériques.

Localité : Fontoy, couches 7, 8, 9, 10, 11, 13, 14; abondant.

DENTALINA UNDULOSA, Terq., pl. XXVI, fig. 20.

D. testa elongata, arcuata, costis undulosis, obliquis, interruptis ornata, loculis 6 dorso magis quam ventro

prominentibus, primis tribus sphæricis, seplis transversalibus, tribus anticis obliquis, ultimo obovalo, subacuminato.

Coquille allongée, arquée, ornée de côtes onduleuses, obliques, interrompues, fermée de six loges plus saillantes sur le côté dorsal que sur le côté ventral, les trois premières subsphériques, à cloisons transversales, les autres plus allongées, à cloisons obliques, la dernière ovale, subacuminée.

DENTALINA SUCCINCTA, Terq., pl: XXVE, fig: 21 à 93.

D. testa elongata, recta, costis 10-16 elatis, rectis et regqularibus, vel undulosis ornata, postice oblusa vel attenuata, uno vel loculis tribus proiminentibus, ultimo obtuso vel producto, acuminato.

Coquille allongée, droite, ornée de dix à seize côtes élevées, droites, entières et régulières ou onduleuses et interrompues, obtuse en arrière ou atténuée, formée de trois à six loges, une seule ou toutes trois saillantes, la dernière obtuse ou rétrécie, très-allongée.

Figure 21. Coquille à douze côtes, à côtés parallèles, la dernière loge saillante, cloison transversale ;

Figure 22. Coquille à seize côtes, rétrécie aux deux extrémités, dernière loge saillante, très-allongée et acuminée, cloison oblique ;

Figure 23. Coquille à dix côtes et à trois loges saillantes, première loge ovale-aiguë, les antérieures plus petites et ovales, cloisons transversales.

Localité : Fontoy, couches 7, 9, 43 ; assez rare.

DENTALINA CUNEIFORMIS, Terq., pl. XXVI, fig. 24 et 925.

D. testa elongata, recta, cuneiformi, costulis rotundatis rectis, integris, interstitiis linearibus ornata, postice

subacute attenuata, lateribus parallela vel leniter antice angustata, loculis non perspicuis.

Coquille allongée, droite, cunéiforme, ornée de côtes arrondies, droites, entières, à intervalles linéaires, trèsétroite, comme mucronée en arrière, à côtés parallèles ou retrécie en avant, loges non visibles.

Localité : Fontoy, couches 7 et 14; fort rare.

DENTALINA PECTINATA, Terq., pl. XX VI, fig. 26 à 30.

D. testa elongata, recta vel paululum arcuata, costulis tenuissimis, numerosis, regularibus, strictis ornata, loculis 6-7 prominentibus, sphæricis, vel ovalibus, vel quadrangularibus, primo sphærico vel attenuato, aliquando lœævigato, ultimo plus minusve obtuso aut subacuminato, septis transversalibus.

Coquille allongée, droite ou légèrement arquée, ornée de côtes très-fines, nombreuses, serrées, régulières, formée de loges, six ou sept, saillantes, plus ou moins étranglées, sphériques ou ovales ou quadrangulaires, la première sphérique ou allongée ou retrécie en arrière, parfois lisse, la dernière plus ou moins obtuse ou subacuminée.

Figure 26. Coquille arquée à quatre premières loges sphériques, la première lisse, les deux dernières comprimées comme dans les Frondiculaires ;

Figure 27. Coquille droite, à loges peu saillantes, la première très-rétrécie ;

Figure 28. Coquille à loges quadrangulaires, la dernière ovale ;

Figure 29. Coquille à très-grandes loges, régulièrement ovales ;

Figure 30. Coquille à deux premières loges sphériques, les autres quadrangulaires, la dernière ovale, les deux dernières munies de petites côtes interlinéaires.

Localité : Fontoy, couches 8, 9, 10 ; assez commun.

Ed

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