‹ Mémoire sur les foraminifères du système colithiqueChapitre 4 sur 53 · ER AU · texte numérisé non relu

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D'Orbignv, dans son prodrome publié en 1850, constate, pour tout le système oolithique , la présence de 18 espèces comprises dans 6 genres: conodictyum, cristellaria, marginulina, vaginulina, rotalina, goniolina ; ces genres et ces espèces se trouvent réparties de la sorte :

Bajocien, 2 genres, 3 espèces.

Bathonien 5 — 41: — Corallien 3 — 4 espèces :.

Le callovien, l'oxford'en, le kimméridien et le portlandien n’en renfermeraient aucun.

Depuis la publication du prodrome , il n’a paru à notre connaissance et pour toute la France, qu’un seul mémoire où il soit fait mention des foraminiféres de l’oolithe. M. Buvignier à publié * 4 genres (nummulina, nodosaria, dimorphina, goniolina :) et 7 espèces pour le calcaire à astarles et le corallien de Saint- Mihiel et de Verdun.

‘ M. d’Archiac a eu l'extrême obligeance de faire des recherches dans la collection d'Orbigny et n'a pu y trouver aucune des espèces mentionnées dans le prodrome, quoiqu'elles soient marquées d’un astérisque.

2 Statistique géologique et paléontologique du département de la Meuse, 1852.

5 Les deux nodosaria et les deux dimorphina constituent une seule et même espèce de marginulina, d’après l'étude que nous avons pu enfaire sur les échantillons que nous a communiqués M. Moreau de St-Mihiel ; les deux goniolina ont une détermination exacte. La nummulina dont M. Buvignier ne possède qu'un seul exemplaire nous avait laissé quelques doutes sur l'exactitude de sa détermination, jusqu’au moment où nous en avons trouvé une autre espèce dans le corallien des environs de Lonsle-Saulnier. Dans la magnifique collection de fossiles du haut Jura que notre Musée tient de la libéralité de M. Defranoux, d'Epinal, se trouve un moule de ptérocère, dontla pâte renferme une douzaine de nummulines qui, présentant les deux coupes du fossile, longitudinale et transversale, en permettent l'étude dans tous ses détails.

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En Allemagne, M. Gümbel', ingénieur des mines à Munich, a fait des recherches sur les foraminifères de l’oxfordien * de Streitberg, où il a reconnu 17 genres (dont 3 douteux) et 37 espèces; nous aurons occasion de revenir sur la détermination de quelques-unes de ces espèces.

M. Conrad Schwager * a produit une étude sur les foraminifères de l’oxfordien inférieur (Terebratula impressa) de Guibingen près de Boll et de Oberhochstadt près de Weissenburg en Franconie, 1l y a reconnu 21 genres et 118 espèces, que nous analyserons en partie, à mesure que nous rencontrerons des fossiles qui se rapprochent de ceux qui sont déjà publiés.

Désirant faciliter l'étude des fossiles microscopiques, nous avons, pour atteindre ce but , employé toute notre peine et consacré tout notre temps: nous avons consulté presque tous les auteurs qui ont traité de la classe des animaux qui nous occupe; mais les limites imposées à nos publications ne nous permettant pas de présenter une analyse même succincte de tous les travaux que nous avons parcourus, nous nous contenterons d’en extraire tout ce qui nous paraîtra présenter quelque intérêt particulier pour la science et ses progrès, et porter l’ordre dans la nomenclature et la classification. Il règne une grande confusion dans ces deux

‘ he Streitberger Schwammlager und 1hre Foraminiferen. — Einschlüsse von Bergmeister Gümbel in München, 1862.

2 Belemnites hastutus, Ammonites biplex, — Lamberti, — biarmalus

3 Recherches sur la faune microscopique des couches Jurassiques par Conrad Schwager, de Munich.

Beitrage zur Kenntniss der mikroskopischen Faunu jurassischer Schichten, von Conrad Schwager in München.

Jahersheften fur vaterlændische Naturkunde in Wurtemberg, 1865.

parties de Ja science et de nos jours la multiplicité des systèmes et le grand nombre de genres créés pour les jusüfier , ont ajouté des difficultés presqu’inextricables à celles qui existaient déjà: un 2ros volume ne contiendrait pas l'analyse des classifications et la critique des genres avec leurs synonymies. Aussi ne faut-il pas s'étonner si Férussac ‘ disait déjà en 1826, ce qui semble s'appliquer encore mieux à notre situation en 1867: « Si, dans les sciences naturelles, au lieu de chercher à rectifier les classifications déjà connues, on édifie sans cesse de nouvelles mélhodes, sans tenir compte des travaux de ses devanciers el sans prendre même la peine de motiver les innovations qu’on propose, on jette alors les esprits dans le vague et l'incertitude, et au lieu de faire marcher la science, on en retarde les progrès. »

Nous allons donc reprendre la question à son principe, la plupart des auteurs n'étant pas même d’accord sur Ja dénomination qu'il convient de donner à la classe des animaux qui font l’objet de cette étude ; puis nous exposerons l'historique de cette partie de la science, ainsi que l'analyse des principaux systèmes de classification qui ont paru.

On peut diviser les auteurs et leurs travaux en trois catégories ?: Îles uns ont inscrit des espèces que des

! Férussac, Rapport sur un mémoire de d’Orbigny;, Annales des sciences nalurelles, t. 7, 1826, p. 105.

? Pour la nomenclature des auteurs qui ont traité en particulier des foraminifères , on pourra consulter les ouvrages suivants, où se trouvent des listes qui se complètent les unes les autres :

Bronn, Index palæontologicus.

Pictet, Éléments de paléontologie, 2e édition.

Schultze, Uber den Organismus.

Claparède et Læœchmann, Sur les rhizopodes.

Bibliotheca zoologica. Uberzeichniss des Schriften uber Zoologie

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