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Mémoire sur les fouilles de Licht

A la sortie du village de Maharraq, au-delà de l'étang, on découvre le désert dont les hauteurs abruptes et éblouissantes dominent un cimetière moderne; les tombes, qui se devinent aux pierres émergeant de la nappe sablonneuse, se pressent autour de la coupole blanche d'une petite chapelle (pl. IP. En face, la pente douce d'un large ouady gagne la crête au-dessus de laquelle apparait le sommet informe de la pyramide ruinée. Ce ouady mène en quelques minutes à un vaste plateau dont le contour est capricieusement entaillé par de profondes racines. Le sol est uni; çà et là, quelques ressauts, semés de débris de roches étrangères à la région, sont les seuls vestiges de la somptueuse nécropole où reposait un des grands monarques de l'Égypte ancienne,

Jusqu'ici, on ne s'est puère occupé de cette pyramide et de ses environs. Perring, qui a fait vers le milieu du siècle un relevé très conseiencieux des nécropoles de Gizeh au Fayoum, ne la mentionne qu'en passant et en donne une vue très fantaisiste 1. Lepsius en parle sommairement®); après avoir cité la pyramide principale (n° LXT), il en énumère trois autres qu'il catalogue sous les n° LXII à LXIV. Seul, le n° LXIT peut être identifié; nous n'avons pu retrouver les autres ruines dont il est question. Il semble que Lepsius voulait parler de vestiges qui se trouvaient à l'est de l'enceinte principale; or, nos travaux dans cette région nont mis au jour qu'un dédale inextricable de murs en briques qui semblent

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appartenir tal diverses epoques tres postérieures ; peut-être faut-1] MaMOT des

Vyse, Operations carried at the Pyramids of Gizeh, t. HE, p. 77-78. 7 Denlmäler aus Ægypten und Æthiopien, Text, [, p. 216.

Mémoires, t. VI. 1

ne 7 \ habitations de paysans, comme celles que nous avons trouvées pres de la pyraë À + > + . 1 F mide du nord; nous ne faisons toutefois cette supposition qu à regret, étant

fa . . . . .

données les habitudes séculaires des Égyptiens, qui ne s'élablissaient guère en

dehors des terres cultivées.

Les seuls travaux exécutés avant nous sont ceux de M. Maspero, en 188»,

sur lesquels nous aurons à revenir plus loin.

Commencées en novembre 189/, les fouilles dont nous fâmes chargés s'adressèrent d'abord à cette partie méri-

a dionale de la nécropole qui est de

/ ll | Sables-Dunes du. désert beaucoup la plus importante. Elles C | - Sable acer furent continuées pendant toute la

« 1 rouge Alluvions — C*mpagne 189/-1899, puis pour-

tu Galets et suivies etachevées au cours de l'hiver

pe « | Sable grossier Quaternaires suivant.

e Sable fin Deux cents ouvriers furent emee * Noa ployés presque constamment, au

( 4 PAR À à »Q Q an ape iÇ* à S A A

Fe | do. Sédiments cours de ces re di ce

- marins nombre, un quart environ venait de

Ce | aire Tertiaires Sagqarah; ce contingent nous four-

cc | Doors &. nit des surveillants et des hommes

a | entraînés à ce genre de travail assez

ll Fig. 3. Coupe géologique du terrain. délicat. CH L’Administration des Antiquités nous avait donné un surveillant des fouilles,

(@ reïis Mohammed Hagazi, homme vieilli dans le métier, qui nous rendit les plus

< | grands services, lant par sa longue expérience que par ses qualités personnelles.

CI | Reïs Mohamed Hagazi avait débuté sous les ordres de Mariette et n'avait cessé Ca | depuis lors de diriger les travaux des savants qui se succédèrent en Égypte. C'est

e- | lui qui avait en parte effectué les recherches entreprises à Licht en 1882

” d Ë par M. Maspero.

ä Dans cette partie de la nécropole, nos travaux avaient un double but, l'étude C de la pyramide et la reconnaissance du terrain qui en dépend.

\ | La méthode suivie par nous n'était autre que celle si brillamment inaugurée 1 par M. de Morgan dans les fouilles de Saqgqarah et de Dahchour. Le terrain CC | | était reconnu à l'aide de sondages poussés au travers des couches rapportées et

, | du sable mouvant, jusqu'à la rencontre du sol en place; ils étaient disposés en

FC quinconces et pratiqués à des intervalles de un à trois mètres, suivant la

< | | nature du sol et l'intérêt de la répion.

Ch rc

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