‹ Mémoire sur les fouilles de LichtChapitre 20 sur 60 · AM À · texte numérisé non relu

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Fig. 31.

statues trouvées à Abydos ( et à Tanis® (pl. XIV). C'est toujours la même tête, large et ronde, aux yeux écartés du nez, aux lèvres épaisses et souriantes. Ge n'est 9 Mamwrre, Abydos, Il, pl. XXI d; Maspero, Histoire ancienne des peuples de l'Orient classique, t.T,

p. bo9; Pernie, History of Egypt, t. 1, p. 161. ® Perre, Tanis, t. [, p. 5 et 6, pl. XIIT, 3-4.

pas le vrai type égyptien de race pure, comme nous le retrouvons dans le plus grand nombre des statues de l'Ancien Empire, c'est plutôt celui d’un homme

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d'une origine plus méridionale rappelant le caractère des peuples du Soudan.

IL serait cependant hasardeux de pousser plus loin ces remarques et d'en tirer

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des conclusions, aussi nous bornons-nous à noter 1c1 l'impression générale que

Fig. 33.

roduisent ces statues, après un examen attentif l), [

® Il est intéressant à ce sujet de rappeler ici une étude de M. Golenischelf sur les têtes des statues d'un prince de la même famille, Amenemhat III, et en particulier sur les sphinx de Tanis qui ne sont pas sans rapport avec les statues de Licht (Recueil de travaux, t. XN, p. 131-136).

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Le siège sur lequel le roi est assis est un simple dé, de forme à peu près

5 us É Re qe cubique, reposant sur le socle et muni d'un dossier très bas. Sur les deux côté

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NET Fig. 3h.

sont sculptés des bas-reliefs de la plus grande finesse d'exécution : ils représentent

tous deux personnages symbolisant la Haute et la Basse-Égvpte, qui lient en-

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semble les tiges du lotus et du papyrus autour d'un grand signe je

Fig. 35

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du cartouche royal. Il est inutilé de revenir ici sur le sens de ce tableau bien

connu, qui revient si souvent dansles sculptures égyptiennes, maisilest intéressant,

pour une série si nombreuse de bas-reliefs analogues, de noter les différences qui existent entres les divers personnages.

Les uns (fig. 28 à 32) sont, comme d'habitude, ce qu'on est convenu d'appeler des Nils; quelques-uns portent sur la tête un bouquet de fleurs SY mboliques des | |! D ) 7 DS D ù = | Watan Ne) RUE TRE LP = == D ê, Eat — Ê? ue h' ti a Ji T | À E 4e) | Vos ff) \ ; ‘ || N - = { | & = Wal | Y a = F À > & || | ) | 5 à Se (222 É Fig. 36.

deux pays (fig. 28 et 9), les autres ont la coiffure simple. Les inscriptions qui

les accompagnent, de chaque côté du: cartouche royal, sont aussi concises que

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Fig. 37.

celles de la table d’offrandes : une brève formule de donation, puis l'identification

des personnages, qui représentent tantôt Horus et Set, le maitre de la terre du nord et celui de la terre du sud, tantôt une des Ennéades divines , le Nil ou une sorte d'offrandes.

Pour les cinq autres statues (fig. 33 à 37), les bas-reliefs des socles nous

montrent les mêmes scènes, mais les personnages qui lient les tiges du lotus et du papyrus sont Horus et Set, les deux dieux qui ont de tout temps représenté, l'un la Haute-Égypte, l'autre le Delta. Une fois seulement (fig. 33), ils sont coiffés de

la double couronne, mais à part celte exception, ils ont toujours la tête nue. Horus, personnifieici la Basse-Épvpte, porte en général lenom de Behoudit 7 ,comqui personnifieici la Basse-Égypte, porte en g : : =

me à Edfou ,une foisseulementilest désigné comme le dieu de Tanis tandis que

; 1 e = Set est, soit le dieu d'Ombos,” soit celui de Grocodilopolis, au F ayoum NN. Outre le fait qu'il est fort rare de voir des dieux revêtus de cette fonction, nous avons si peu d'images de Set, lun des plus grands dieux de l Égypte et peut-être lun des plus anciens, que ces tableaux ont pour la science mythologique un intérêt tout particulier.

Nous ne savons rien sur la destination primitive de ces statues, et cependant un fait peut nous donner un renseignement sur la position qu'elles devaient occuper. Sur celles des statues dont les personnages des bas-reliefs sont des Nils, celui qui représente la Basse- -Égy pte est, sur les deux côtés, toujours le plus rapproché des jambes du colosse, tandis que sur les emq autres, c'est Set qui

occupe cette position. Nous sommes donc en droit de supposer que les cinq premières devaient être tournées face au nord, tandis que les autres leur auraient fait vis-à-vis. Nous aurons à revenir plus loin sur cette hypothèse, au sujet du projet de reconstitution de la chapelle funéraire et des constructions royales

(voir pl. IX).

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