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Fig. 84. Coupe G H.
tandis que les autres, imberbes, ont des chairs foncées (fig. 81 et 82). Nous ne pouvons savoir quel était le propriétaire de ces canopes, les vases ne portant
aucune inscription, non plus que les caisses de bois.
Notre seconde campagne de fouilles amena la découverte d'une dépendance fort curieuse de ce grand mastaba (fig. 83). Vers l'angle sud-ouest, un puits s'ouvrait à
Fig. 85. Coupe I K.
l'intérieur de l'enceinte et aboutissait à une galerie de un mètre de large qui courait à l'ouest, passant en voûte, à peu de profondeur, sous le mur d'enceinte qui fut
Fig. 86. Coupe et profil de la voûte.
retrouvé intact à cet endroit. Après un parcours de douze mètres, cette galerie faisait un retour à angle aigu et prenait la direction S. 11° E. qu'elle suivait
pendant six mêtres environ. En ce point, elle se redressait vers le sud et se prolongeaitsous la forme d’un couloir dont les parois étaient revêtues de calcaire ( fig. 85). De son origine à l'intérieur de l'enceinte du mastaba, jusqu'à l'entrée de ce
couloir, la galerie est en briques crues, voûtée en forme de chaîne; sa hauteur est de 1 m. 5o cent. à la naissance de
la voûte (fig. 86 ). La voûte ellemême, qui a o m. 68 cent. de flèche et 1 m. oh cent. de diamètre, est formée de trois rangs de briques
posées debout, les deux rangées inférieures inclinées du sud au nord tandis que celle du haut est penchée en sens contraire.
Une pente relativement faible se continue tout le long de la galerie
et du couloir, jusqu'aux chambres Fig. 87. Coupe L M. funéraires, dont le sol est horizontal.
Nous ne saurions expliquer la forme bizarre adoptée pour le tracé de cette galerie; l'angle aigu du tournant nécessitait un élargissement destiné à permettre le passage du cercueil : c'est ce qui fait comprendre le décrochement qu'on remarque sur la paroi du nord et la ligne fuyante de cette mince paroi jusqu'au retour d'angle. L'espace ainsi gagné fut insuffisant, car, au tournant, l'angle du mur de briques est arraché jusqu’à 1 m. 20 cent. de hauteur : cette dégradation ne nous
a pas semblé fortuite ou récente, mais elle paraît remonter à l’époque où le sarcophage fut amené dans la
Fig. 88. Coupe N 0. chambre funéraire.
Le couloir qui fait suite à la galerie se dirige exactement vers le sud; ses couloirs sont en calcaire de Tourah, de même que les dalles qui, à 1 m. 60 cent. de hauteur, forment le plafond (fig. 87). A l'extrémité de ce corridor se trouvent les appartements funéraires qui se composent de deux chambres séparées par une porte. Üne autre porte semblable forme sur le couloir l'entrée de la première chambre.
(Pa)
La disposition de ces portes est assez curieuse : leur hauteur étant de
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bandes de bois faisant une légère
1 m. 60 cent. et leur largeur de 1 m. 20 cent., elles sont fermées dans leur partie inférieure par un bloc fixe, encastré dans la muraille et le dallage, haut de o m. 80 cent. Au-dessus, un bloc mobile de mêmes dimensions coulissait horizontalement dans un évidement pratiqué dans la paroi orientale (fig. 89). Pour faciliter le glissement, le bloc fixe porte deux rainures longitudinales où sont encastrées de longues saillie (fig. 90); le bloc mobile est muni à sa
partie inférieure de deux rainures transversales également remplies de petites pièces de bois. La saillie de ces traverses est de o m. o2 cent.
Pour les deux portes, la disposition est exacte-
ment la même.
Les dimensions de la première salle sont de
trois mètres de l’est à l’ouest sur
du nord au sud; la couverture
2 m. lo cent.
Fig. 90. Détail des glissières.
est formée de
larges dalles posées à plat. Gette chambre est divisée en deux par une cloison
Fig. 91. Vue du toit extérieurement.
qui s'arrête dans l'alignement du couloir.
La deuxième salle, dont les proportions sont semblables, est orientée différemment, son grand axe suivant la direction nord-sud. Un évidement cubique, destiné à la caisse à canopes (v. plus haut, p. 71, la fig. 87) est ménagé dans la paroï orientale. lei la couverture,
en forme de comble, est formée de grandes dalles de calcaire qui s’emboîtent l’une dans l’autre à leur partie supérieure par des entailles
pratiquées sur la moitié de leur largeur (fig. 91 et 92). La base des entailles se raccorde exactement à l'intérieur, formant ainsi la ligne de faite, tandis qu'à l'extérieur, les D ES
parties saillantes des dalles apparaissent alternativement
de chaque côté.
Les spoliateurs avaient pénétré dans cette sépulture en
Vue du toit intérieurement.
brisant une des dalles du toit de la deuxième chambre. Ils avaient enlevé tous les
objets qui se trouvaient dans le tombeau : le sarcophage même, et la caisse à
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canopes, avaient complètement disparu. C’est seulement dans la galerie que nous | avons trouvé des débris de crâne portant encore quelques cheveux longs et fins.
À part les restes de la stèle dont il a été question plus haut, nous n'avons pu trouver sur l'emplacement de ce grand mastaba et de ses dépendances aucune inscription nous apprenant quels personnages y avaient été ensevelis. Cependant la nature de l'inscription de la stèle, le style des canopes et le mode de construction des monuments nous permettent de les attribuer sans hésitation à la XII dynastie.
La coutume de l’époque voulant que les fonctionnaires égyptiens se fissent autant que possible enterrer auprès de leur souverain, il est plus que probable que ces tombes appartenaient à des personnages importants de l'entourage d'Ousertesen I‘.