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Les chiffres que nous avons donnés dans le tableau qui précède sont ceux de M. Juncker, chiffres extrêmement réduits, car cet, éminent ingénieur s’est attaché à envisager sous leur aspect le moins favorable les éléments d'exploitation, réduisant d’une part la richesse du minerai à la moitié de la teneur déterminée par les analyses, et majorant par contre les frais d’extraction et de traitement.
Dans ses estimations du tonnage des terres alluviales à exploiter dans chaque concession, M. Juncker n’a calculé que sur une zone de 100 à 200 mètres de chaque côté de la rivière, négligeant volontairement les graviers moins rapprochés du cours d’eau.
Il les considère cependant comme également riches, et cette opinion est partagée par toutes les autorités scientifiques «ui se sont occupées de la question.
Sur la rivière Famine, par exemple, M. Juncker ne tient compte dans ses calculs que d’une zone de 150 mètres de chaque côté de la rivière, soit 300 mètres en tout, tandis que la zone nous appartenant mesure une largeur de 800 mètres de chaque côté du cours d'eau, soit en tout 1.600 metres. |
On voit donc par là que les durées probables d'exploitation qu’il fixe pour cette concession, ainsi que pour la Des Plante, peuvent se trouver considérablement augmentées.
Fidèle à son système, M. Juncker n'a évalué qu’à six mois la durée probable de chaque campagne d'exploitation annuelle, bien qu'il soit acquis que les compagnies actuelles travaillent à ciel ouvert pendant sept et quelquefois huit mois.
Il a négligé volontairement dans ses calculs le travail d'hiver qu’il considère cependant possible au Canada (voir son rapport, p. 30) où il dit qu’on peut travailler souterrainement toute
l’année.
Comme nous l'avons vu en effet, à l'inverse des concessions
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Let 3 (où le travail doit se faire à ciel ouvert par l'Hydraulique,, la concession n° 2 (Gilbert) doit s’exploiter par puits et galeries.
Rien n'empêche donc d'en faire le siège d’une exploitation hivernale, où l’on ferait refluer les travailleurs des autres chantiers, au lieu de les licencier.
On pousserait activement pendant cette période l'abatage et le transport à la surface des riches graviers reposant sur le Bed Rock.
Ces graviers amoncelés sur les chantiers pourraient, grâce à la grande quantité d'eau dont on disposerait, être traités après le egel par le procédé hydraulique, et accroître ainsi d’une manitre nsible le rendement annuel de cette mine.
ces avantages viendrait se joindre celui que nous venons de signaler, de conserver un personnel déjà formé.
Nous avons done, dans le rapport de M. Juncker, en dehors de ses calculs, deux éléments de succès méritant d'attirer l'attention à savoir :
Exploitation hivernale à la Gilbert.
Traitement des résidus (tailings) et des sables noirs et pyrites auriferes.
Les estimations de M, Juncker, déjà fort belles par elles-mêmes,
seront done évidemment dépassées dans la pratique, tant comme
durée de l'exploitation que comine rendement annuel.
Le chiffre de profits de 2.650.000 francs qu'il établit restera bien
certainement au-dessous de la vérité.
En l’estimant à 3.000.000 grace aux profits additionnels prove-
nant desdiverses sources que nous avons indiquées, nous ne crai-
gnons pas d'être démentis par les événements,
Le premier capital, sans majoration aucune, nécessité par
les achats de terrain, travaux, fonds de roulement, s'élève à 5.050.000 francs.
ee — 1) —
Avec les frais d'émission, commissions, publicité, ete., cechiftre peut être porté à 6.500.000 francs.
A ces chiffres il convient d'ajouter, pour parer à toute éventualité, une somme additionnelle d’un million pour porter le fonds de roulement à 1.500.000 franes.
Le Canada se révèle en ce moment comme une région aurifère iusqu'ici inexploitée, et le mouvement qui s'y dessine depuis la réforme des lois minières prendra d'ici quelques années un immense développement qui peut nécessiter de notre part des moyens d'action plus considérables que le simple capital d'exploitation fixé par notre ingénieur, M. Juncker.
Nous proposerons done de fixer le capital à réunir à 7.500.000 francs.
On pourrait l'obtenir, soit par la création d'une société à ce méme capital, que l'on appellerait par versements échelonnés suivit la marche des travaux, soit par la eréation d’une société au
le 45.000.000 de francs
sur lesquels on n'appellerait que moitié.
Ces chiffres nous semblent absolument justitiés par les estimations de notre ingénieur.
Son évaluation de fr, 2.642.000 pour les profits annuels équi-
vaut, en effet, à un chiffre de
84 0/0 «ur le capital versé.
PAUL WIALLARD,
sont de la Compagnie des Mines de Québec.
GRANDE IMPRIMERIE Sociite anonvmol, fé, rue du Croissant, Paris CG, V.
LARCCHELLE, Hup, — 10-82,