BESANÇON
Adélaïde-Charlotte de Moustiers, sauva la sainte relique & l'apporta à Versailles, Le reliquaire en vermeil qui la renfermait était en forme de croix & terminé, aux quatre extrémités, par une fleur de lis. Il contenait sept morceaux assez minces, disposés en forme de croix.
<t M,ne de Moustiers avait une chapelle particulière, où la relique était exposée. Cette dame acheva sa longue & pieuse carrière le 19 mars 1820, Avant de mourir, elle légua le reliquaire de la vraie croix à son neveu, M. le marquis de Moustiers, comme un gage de son affection pour lui. En 1821, Mgr Louis Charrier de la Roche, évêque de Versailles, fît une reconnaissance authentique de la précieuse relique, & déclara qu elle méritait le même degré de confiance, d estime & d'adoration dont elle jouissait précédemment à Saint-Cyr.
u Jusqu'à l'an 1830, ce dépôt sacré fut gardé précieusement dans la famille de Moustiers, Jamais on ne le perdit de vue, jamais on n'y a rien changé; & quand les membres de la famille s'absentaient, on le renfermait soigneusement sous clef, M, le marquis de Moustiers mourut à l'âge de cinquante & un ans, le 5 janvier 1830, laissant un nom béni de sa famille, cher à l'Eglise & honoré de la Franche-Comté. Plusieurs fois avant sa mort, & jusque dans sa dernière maladie, il avait exprimé le désir de donner à F église de Besançon la relique de la croix, qu'il laissait entre les mains de son fils aîné, M. Lionel de Moustiers. Ce fut pour celui-ci un devoir sacré d'exécuter les dernières volontés de son père. Le 28 mars 1830, il remit lui-même la sainte relique entre les mains de Msr le cardinal de Rohan, archevêque de Besançon, qui l'emporta dans cette ville quelque temps après.
« M. Lionel de Moustiers offrit un reliquaire où devait être déposée la croix qui renfermait ce bois sacré
« L'Église de Besançon possédait, avant la Révolution, deux épines de la sainte couronne. Elles avaient été envoyées par Hugues Micheli, originaire de Besançon & évêque de Paris en 1330, Ce prélat avait destiné Lune de ces reliques pour le chapitre de Saint-Jean, l'autre pour celui de Sainte-Madeleine, C est pour les honorer que l'office de la sainte couronne fut institué d'abord à Besançon, 8c plus tard dans toutes les paroisses du diocèse. Ces reliques disparurent en 1794; mais aujourd'hui la métropole possède deux autres reliques de la Passion, obtenues de Rome en 1829, par les soins de Mgr le cardinal de Rohan. L'ime est un morceau de la vraie croix déposé dans un reliquaire en forme de croix & exposé au culte public tous les vendredis de carême; l'autre consiste en plusieurs parcelles de la sainte couronne de Notre-Seîgneur Jésus-Christ, qui sont renfermées dans un reliquaire en forme de couronne d'épines, & exposées le même jour à la vénération du peuple. Les mandements de carême mentionnent chaque année ces deux saintes reliques, en invitant les fidèles à aller les honorer dans la chapelle du saint suaire.
tt Un autre reliquaire en argent, appartenant également à la cathédrale, contient une parcelle de la vraie croix. C'est celui qu'on porte chaque année aux processions des Rogations & de la fête de saint Marc. La chapelle privée de S. E. Mer le cardinal archevêque de Besançon est aussi enrichie d'un morceau de la vraie croix,
« D'autres églises de la province possédaient autrefois pu possèdent encore des reliques de la Passion. On conservait à l'abbaye de Saint- Claude quelques morceaux de la croix de
(1) Tous ces détails sont tirés des pièces authentiques renfermées dans le reliquaire que possède Tégjisc métropolitaine.
PIÈCES JUSTIFICATIVES
Notre-Seigneur M. On en vénérait également chez les capucins de Lure, chez les religieuses de Bellevaux, &c., &c( Gollut parle de « Tune des épines de la couronne de notre Médiateur,
« Si d’une croix faite du bois de la vraie croix, » que Ton vénérait à Rosières <*>. Il mentionne encore « le bois de la vraie croix à Dàle, & trois gouttes de sang de notre Sauveur à Monte 0), » L'église de Lisle-sur-le-Doubs garde un reliquaire insigne de la vraie croix, donnée par les seigneurs de NeufchâteL On en conserve aussi un morceau dans l'église de Saint-Maurice de Besançon. La paroisse de Pontarlier, ainsi que celle de Baume, vénère une épine de la sainte couronne, qui est exposée, à certaines fêtes, au culte des fidèles. L'église de Gra y en possède aussi une, qui est déposée dans un reliquaire d’argent. Un morceau de la vraie croix était en grande vénération à Belevoir, avant la révolution française. On crut d'abord que ce trésor sacré s’était perdu pendant les jours de persécution; mais, en 1833, M. Vuillemin, curé de Belevoir, eut le bonheur de retrouver cette sainte relique, & l'autorité diocésaine, après l'avoir reconnue, en a de nouveau permis l'exposition. Plusieurs de ces reliques & d’autres encore, que nous omettons, sont revêtues d'authentiques dont quelques-uns sont hors de toute contestation.,.
« Nous pouvons encore compter, parmi les reliques de Notre-Seigneur, plusieurs objets précieux & sacrés, qu'on gardait autrefois à Saint - Jean dans deux petites colonnes d’argent, exposées à la vénération des fidèles. La première colonne, marquée du signe I , renfermait l'épine de la sainte couronne mentionnée plus haut, & longue d'environ 3 pouces.
« Elle contenait encore un morceau de la robe du Sauveur avec l'inscription suivante : De fimbriis vestimentî Domini, ab archiepiscopo Ebrardo ex Palestina relatîs. J. -J, Chifflet mentionne cette relique dans le Vesontio, § 2, p. 256. Dans la seconde colonne d'argent marquée du signe II étaient renfermées, avec quelques autres reliques, celles qui sont indiquées dans la prose de saint Epiphane comme ayant été envoyées à Besançon avec le bras de saint Étienne. C'était une partie de la ceinture du Sauveur, d'étoffe de laine, de couleur violette 8c foncée tirant sur le pourpre. Ce morceau avait un demi-pied de long & un pouce de large. Dans le même reliquaire était un fragment de la robe de la Vierge, aussi de laine & de couleur blanche. Ces deux reliques étaient accompagnées de l'inscription suivante sur parchemin : De cingulo Domîni & de indumentis B . Mariæ Virginie. Les deux colonnes d’argent étaient percées à jour & garnies de cristaux entrois endroits, de manière à laisser voir les reliques qui y étaient contenues. Ce trésor a péri comme bien d'autres pendant la révolution française (4),
« Un autre objet précieux qui enrichissait également Téglîse Saint-Jean était TÉvangéliaire qui fut donné à cette église vers le xme siècle. C'était un livre d’une antiquité vénérable, contenant les textes des évangiles, qu'un chanoine a coutume de porter devant la poitrine aux prières solennelles. Ce livre est appelé Saphir, comme je crois, à cause de diverses pierreries dont il était orné, ou bien Saphir, comme Évangile, car Saphir en hébreu signifie notaire & évangéliste, venant de la racine saphar 7 qui est comme compter 8c écrire 0). Il était
(1) De prâüosissima Chr . Dt cruce . De virais qtdbus D . N . fuit rerberazus* De Ugno sanctœ lance# de qua Çhristus fuit in latere perçus sus. (Ancien état des reliques de Saint-ClaudeT manuscrit»)
(2) Mémoires, liv. c. xxvin.
(3) Ibid.
(4) Ces détails sont tirés des procès-verbaux de 1723, manuscrit de la bibliothèque de la ville.
(5) Htérothomie de Jésus-Christ , p. 47. — De linteis, p* 6r. Chifflet y donne la gravure de la tablette d*i voire qui couvrait ce livre. (Extrait de la Vie des saints de Franche-Comté, par les professeurs du collège S. P.? t. IV, p. 519.)
BORDEAUX
orné d’une tablette d’ivoire incrustée dans la couverture, représentant Jésus-Christ bénissant l’empereur romain surnommé Diogène, & Eudoxie , son épouse, placés de chaque côté du Sauveur* Ce livre antique est aujourd'hui déposé à la Bibliothèque de Besançon; mais la tablette d'ivoire en a été enlevée, & on peut la voir au musée de Gluny, où elle est conservée*
EXTRAIT DE ^EXPOSE FAIT A ROME PAR Mer DE BESANÇON.
Die xi juin.
Infesta Sanctissimî Sindonis Dr N * J. C.
« Notissimum est ecclesiam bisuntinam pristinis in temporibus maxime sudario illo D. N. J. C. gloriari quod e Palestina asportatum ab Ottone de Rupe, patri suo Pontio datum, a prædicto Pontio deux uni Àtnedeo de Tramelay, archiepiscopo bisuntino, donatum est.
« Sacrum istud linteum in capsa argentea inaurata, alteri vetustissimæ ligneæ inclusa, sub triplici clave servabatur & in magnis solemnitatibus Paschæ & Ascensionîs necnon & Sanctissimi Sudarii populo frequentissimo ostendebatur ab ipso archiepiscopo, cum duobus canonicis, in theatro quod olim erat ædificatum ante ædem sacram Sancti Stcphani in Monte, & ex quo ædes ilia diruta est, desinente sæculo xvn, ostensio sudarii fiebat ex turri ecclesùe Sancti Joannis évangéliste, ubi in quatuor îaterîbus latissîmæ aperturæ suntquæ tapetibus exornabantur, & tune archiepiscopus, adjuvantibus canonieis, ex quatuor aperturis successive sanctissimum sudarium turbæ fidelium os te n débat*
« Tempore vero gravions perturbationis Galliæ, revolutionarü & impii homines omnis boni religionisque expertes, sudarium illud cum sua capsa sumpserunt & Parisios miserunt ad Conventum nationalem .
« Sudarii Parisios missîo iîliusque exhibitio in Conventu nationali certa est ex registro præfecturæ alduæ Dubîs (Archives de la préfecture du Doubs); sed quid de sudario factum sit, adhuc ignora tur.
« Quidam olim rtimor increbuerat, sudarium fuisse Vesuntione igni traditum* Sed hoc mendosum exhîbeturex documentis certis quibus probatur sudarium Parisios missuin & Conventui nationali exhibitum, de quo niliil decrevit in sessione sua 7 prairialis an* 11 ( 26 mai 1794} in qua de transmisso sudario dominus Veau, regionis Col lis Aureæ deputatus legislator (député de la Côte-d’Or), narra tionem habuit; unde spes remanet quod sudarium destruction non fuerit, sed alicubi lateat in chartophylaxiis.
« Sunt jam plusquam 15 anni ex quo assiduam sudarii investigaîioncm instituendam duxi : nec tempori , expensis 8c perscrutatïonibos cujusvis generîs peperci, ut vel quoddam illius vestigium detegerem* Denique ut nulltmode officio inco deessem, a comité de la Borde, archivio generali Imperii præposito, hoc ipso quem decurrimus anno (1862) obtinui ut spccialis mihi ex omnibus arebiviorum custodibus daretur qui, nie dîrigente 8c districtim præcîpiente necnon & rétribuante, exactissîmam inquisîtionem denuo inciperet 8c perficeret. Custos ille bis in materiis apprime ver sa tu s determinaîum a me, consentante D. comité de la Borde, mandatum habet omnes omnino chartas, documenta & absconditiores archiviorum recessus detegendi, invisendi, percurrendi & ad analysim traducendi, ut reperiatur, si possibile sit, aïiqua sanctissimi sudarii nostri notifia* Jam a sex mensibus labor ille inchoatus est, 8c usquedum ornnia Révolution i s tempora & servaîa monumenta per ordinem examinentur, perseverabit scruta tor, nec spe des ti tu tu s remaneo*
« Postulo ergo ut vel saltem tanquam insignis istius sacri lintei hucusque apud nos devoîe adeo celebrati memoria , Sanctissimi Sudarii nobis ofîicium intactum remaneat, præsentis solamen & pignus futur i. »
BONIFACIO, — LE T. R( P, SAN TON I ^ VICAIRE GENERAL DU DIOCESE et supérieur du grand SÉMINAIRE d'ajaccio, à M. Rohault de Fleury.
Ajaccio, 12 décembre 1866,
(« Monsieur, je regrette d'avoir tant tardé à vous envoyer les renseignements que vous avez bien voulu me demander* Il ne m'a pas été possible de me les procurer plus tôt*
« Je vous envoie aussi une lettre qu'un habitant de Bonifacio écrit à son fils, élève de notre séminaire, sur b origine de cette insigne relique de la vraie croix*
« Puissent ces divers détails vous être de quelque utilité dans le noble & saint travail que vous avez entrepris & sur lequel je prie Dieu de répandre sa bénédiction,.,
Bonifacio } le 7 décembre 1866*
« Mon très-cher fils, au sujet de la relique de la sainte croix, son arrivée à Bonifacio fut l'effet d'une forte tempête qui obligea un bâtiment espagnol, dont il était possesseur, de faire un vœu de faire cadeau de cette précieuse relique à la première église que le bateau aurait aperçu. En s’approchant des parages de Bonifacio, l'église de Saint-François, actuellement possédée par les Pères capucins, fut, par sa position topographique, la première à être vue par le navire, lequel, ayant gagné le port, s'empressa d'exécuter son vœu en en faisant la remise à l’église, possédée alors parles Pères cordeliers franciscains* Le conseil des anciens (corps municipal), vu T importance de l'objet, délibéra qu'une pareille relique serait transportée dans la paroisse de Sainte-Marie-Majeure & qu'elle serait enchâssée dans le gros mur de la coupole, au-dessus du chœur, fermée à deux serrures, dont une clef aurait été tenue par le curé & l’autre par le podesta (maire). Cette précaution fut prise par la raison que, dans cette époque, tous les curés étaient presque toujours des Génois, lesquels auraient pu en détacher quelque petite parcelle. Il faut aussi savoir que cette énorme relique n'était pas accompagnée d’un titre d'authenticité; ce ne sont que les fréquents effets presque miraculeux par elle opérés qui ont forcé le monde à y prêter foi; vraiment moi-même, qui suis dans ma soixante-huitième année, je puis affirmer que toutes les fois qu elle est sortie en procession à l’occasion d'un grand orage, presque toujours, deux ou trois heures après, l’orage a cessé. Le corps municipal a d'abord décidé que cette relique serait sortie processionnellement toutes les fois qu’il y aurait ou une publique pénurie ou quelque grosse tempête, & pour cela il y aurait fallu l'assentiment du podesta pour pouvoir la sortir, ensuite elle aurait paru quatre fois dans l'année sur le saint autel pour en donner la bénédiction au peuple, c'est-àdire le jour de Noël, le jour de Pâques, le jour de la Pentecôte & le jour de 1 Epiphanie... Martolaccio, historien bonifacîen, en faisant une narration sur les mœurs de la population bonifacienne en 1500, dit notamment que Bonifacio se trouvait avoir en sa possession un des doigts de saint Pierre martyr, des dominicains, & un énorme morceau de la vraie sainte croix en forme grecque, »
BORDEAUX
BORDEAUX. — I. Notion sur les reliques de la sainte épine & sur les reliques de la vraie croix que possède l’église de Sainte-Croix de Bordeaux, par M. l’abbé Dupuy, ancien curé retraité & prêtre auxiliaire de Sainte -Croix, à l’occasion du vol de la sainte épine, le 7 mai 1853.
« L’église de Sainte-Croix de Bordeaux possède un précieux débris de la couronne d'épines... Elle a au moins 4 centimètres de longueur. Elle faisait partie autrefois des reliques du couvent des bénédictines de Bordeaux. Une sainte fille de l’ordre, la sœur Griot, morte centenaire en 1851, & que nous avons vue plusieurs fois, avait eu le bonheur de sauver en 1793 cette précieuse relique en la dérobant adroitement aux fureurs sacrilèges des révolutionnaires. Elle s’empressa, dès que les circonstances le lui permirent, de la remettre entre les mains de M. l’abbé de Bournareau, nommé après la tempête révolutionnaire à la cure de Sainte-Croix. A certaines époques de l’année, pendant l’octave de l’Invention & de l’Exaltation de la sainte croix (en mai & septembre), la sainte épine est exposée à la vénération des fidèles... Elle est renfermée dans un tube de cristal très-épais & un reliquaire en argent massif, d’un travail & d’une valeur remarquables.
« Le 7 mai 1853, vers les deux heures de l’après-midi, un jeune homme, qu’on avait vu rôder dans l’intérieur de l’église, gravit, avec la rapidité de l’éclair, les marches de l'autel, enlève l’objet sacré que venait d’y déposer M. l’abbé Dupuy.
« Quelques heures après, le coupable est arrêté, l’épine est retrouvée, enfoncée dans la terre auprès d'un des plus beaux chênes d’un bois voisin du cimetière de Valence. A cinq heures du soir, les cloches de l’église de Sainte-Croix, lancées à toute volée, annonçaient, & le clergé paroissial célébrait, par ses chants d'allégresse, avec la joie la plus vive, la découverte du divin trésor, qui fut porté triomphalement dans le sanctuaire. La relique, renfermée dans son tube en cristal, avait été séparée du reliquaire. Il avait été brisé & fut retrouvé aussi quelques jours après.
« Le nouveau reliquaire ne renferme plus, comme avant 1853, les reliques de la vraie croix, qui sont aujourd'hui dans un reliquaire particulier fait en forme d’ostensoir en argent. Les reliques de la vraie croix, renfermées dans ce nouveau reliquaire, sont d’une date différente.
« Une partie vient des bénédictines...; renfermée dans le reliquaire de la sainte épine, d'où on la tira en 1853 seulement, l’autre partie a été donnée àM. Berrouet par MgrGignoux, évêque de Beauvais.
« Quant aux authentiques de ces deux reliques, je crois les avoir vues dans les papiers de M. Berrouet, il y a plusieurs années, en vérifiant les divers actes & titres qu'il possédait depuis longtemps. Il n’en reste plus un. »
IL — EXTRAIT D’UNE LETTRE DE M. l’àBBE DUPUY.
Bordeaux, 27 octobre 1868.
« Cette sainte épine que quelques savants, qui l’ont vue, appellent juncus acutus
vient-elle de Paris ou d’ailleurs? Personne ne peut le dire..., nous n’avons plus les authentiques...
PIÈCES JUSTIFICATIVES
« Nous avons aussi chez les Frères, à Bordeaux, rue Saint-Charles» des reliques de la vraie croix & une parcelle de la sainte épine. Si vous aviez besoin de renseignements, je pourrais vous en fournir. Les authentiques, que j'ai vues encore aujourd'hui, sont parfaitement conservées,., »
III, — m. l'abbé dupuy à M. Vabbê de Salomon^ professeur au collège de Bosa$} chargé
des renseignements liturgiques*
4 janvier 1867.
« assertion n'avait rien d’exagéré en donnant au moins 4 centimètres de lon-
gueur à la sainte épine de Sainte-Croix, Je Fai mesurée depuis en présence de M. Radier,,, Elle a 5 centimètres... 31™ de grosseur à la base. Elle se termine en pointe comme une grosse aiguille, ressemblant presque en tout point aux longues épines de ces plantes qu'on trouve en abondance sur le bord de la Leyre & du Ciron, & qu'on appelle vulgairement jaugues ou ajoncs, espèce de juncus acutus} d’après F opinion de feu M, Timothée Lacombe. Vieillie par le temps, elle a aujourd'hui la couleur cendrée.
« Quant à la relique de la vraie croix, dont notre église est en possession depuis le commencement du siècle, elle a 35'™ de hauteur. Le ;bras transversal est un peu plus long, il a 4omm de longueur. Ces deux reliques sont depuis 1853 dans un reliquaire à part. Avant le vol de la sainte épine, une partie était dans le même reliquaire de la sainte épine, dont elle était séparée de 30 à 4omm. Quant à celle qui vient de Mgr de Beauvais (1853), e^e est à peu près semblable à son aînée, iomin environ d’épaisseur.
« Quant aux authentiques, il est inutile de les demander aux héritiers Berrouet, ils n'en ont aucune..,
<c Les reliques de la sainte épine & de la vraie croix que possèdent les Frères de
Bordeaux.,, sont très-petites, La sainte épine a p,ntn de longueur; semblable par sa couleur à celle de la sainte croix,
« La relique de la vraie croix a environ 5lïim de longueur & autant au montant. L'épaisseur est de imm; couleur chocolat. Les Frères possèdent les authentiques, que j’ai lues plusieurs fois*,, »
IV, — m, l'abbé dupuy.
29 janvier 1867,
« ..... J'ai le bonheur de posséder aussi une relique de la vraie croix,,. C'est un souvenir d'un ancien aumônier des prisons de Bordeaux, Je crois qu’il avait reçu cette relique de feu M>'r le cardinal de Cheverus, archevêque de Bordeaux.
« ..... Longueur, 4mIU; croisillon, largeur des deux fragments, environ...
couleur chocolat . , ,
(c Il y a deux autres reliques de la vraie croix dans le diocèse :Fune à la chapelle des Jésuites, rue Mar gaux, à Bordeaux, l'autre dans une église de Libourne, »
BOURBON-L’ARCHÀMBAULT. — de dreux-brézé, évêque de moulins. écrivait à M, Rohault en lui envoyant les renseignements suivants :