P. Disparilis. PI. i. fig
Mas : alis dentatis, cœruleo maculatis; posticis breviter caudatis; his subtus fascia submarginali albida nervis divisa.
Femina : supra fusca maculis marginalibus aibidis.
Le mâle est voisin d’ Epiphorbas et sur-tout de Phorbanta. Ses ailes sont dentées, d'un noir foncé avec les échancrures blanches. Il a vers le milieu des ailes supérieures, une tacbe bleue transversale, sinuée, divisée en trois au-dessous de la nervure médiane; au sommet, ces mêmes ailesont trois petites taches de la même couleur, dont une plus grande, cunéiforme, touchant le bord postérieur de la cellule. Les secondes ailes ont la queue très courte; leur milieu est traversé par une grande tacbe bleue, leur bord postérieur est marqué d’une rangée presque marginale de gros poiuts bleus, pas très bien alignés, dont les inférieurs sont groupés deux à deux.
Le dessous est d’un brun noirâtre, avec une douzaine de points d’un blanc jaunâtre luisant, formant une rangée presque marginale correspondante à celle du dessus, et une lunule blanchâtre à l’angle anal, aux ailes inférieures.
La femelle ne ressemble nullement en dessus à celles des espèces précédentes ; elle est d’un brun roussâtre, un peu plus obscur vers la base, avec une rangée marginale de taches blanchâtres, beaucoup plus grosses et plus apparentes sur les ailes inférieures, où elles sont en outre marquées d’une espèce de lunule centrale de la couleur du fond. En dessous elle est à-peu-près de la même teinte que celle des espèces précédentes, et elle offre à-peu-près le même dessin; seulement la bande d’un gris de perle est plus blanche et mieux marquée.
La chenille est un peu raccourcie, d’un vert velouté, tantôt sans taches et tantôt avec une bande blanche, dorsale sur les premiers anneaux; les tentacules rétractiles sont d’un beau rose.
Elle vit sur Yorangine (espèce de citronnier).
La chrysalide est verte ou couleur de café au lait, bossue sur le dos, élargie latéralement an milieu, avec la tête coupée carrément et un peu prolongée des deux côtés.
Ce beau papillon paroît presque toute l’année; il ne se trouve qu’à Bourbon, où il est très commun. Il vole sur les balsamines et sur l’orangine presque sans interruption.
GENRE PAPILIO.