‹ Mémoire sur les Lépidoptères de Madagascar, Bourbon et MauriceChapitre 54 sur 132 · E. Dryope · texte numérisé non relu

E. Dryope

A hs dentatis, fusas, fascia postica, ininferioribus latissima, luteo-fulva ; subtus fusco-coriicùiis strigis fuscis, extimo paUidiore; posticis rotundatis; anticis apice productif.

B. dryope. Goü. Encycl. méth. IX. Suppl, p. 824 - 5 - 6 . b.

P. driope. Fab. Eut. Syst. t. III. n ° 79 3 .

Cram. 78. E. F.

P. dryope. Herbst. tab. 168. fig. 5. 6.

Ellese trouve à Sainte-Marie, à Tintingue, et àTamatave, en juin et juillet- La description donnée par Godart étant faite sur la figure de Cramer, est très inexacte. Il dit que le dessous des ailes a la moitié antérieure d’une teinte verdâtre, tandis qu’au contraire il est d’une teinte feuille-morte avec quelques raies plus obscures.

GENRE HYPANIS. Boisd. Biblis. Lat. God.

Tête moyenne; yeux assez saillants; palpes alongés, le second article dépassant notablement le chaperon, le dernier assez alongé et infléchi en avant; les antennes assez alongées, renflées en massue à leur extrémité; corselet assez fort; abdomen un peu plus court que les ailes inférieures; les quatre ailes arrondies.

Les papillons de ce genre sont fauves avec des bandes noires; ils ont le port des Argynnis et des Melitea. Le dessous de leurs ailes inférieures est

facie de blanc, de fauve et de noir, comme dans les espèces de ce dernier genre.

Ils habitent l’Afrique et la côte de Coromandel.

(1) Dediee a M. Stephens, auteur du Catalogue méthodique des insecies d’Ang] eterre.

GENRE HYPANIS.

Nous leur avons donné pour type le P. illithya de Fabricius et l’espèce Miivante ;

H. Anvatara. Boisd. PI. 7. fig. 5 .

/fis rotundaiis, subdenticulatis,falvis fascia baseos margineque fulvo maculaio , nigris; posiicis subtus fasciis tribun albis; margine fulvo linea nigra.

Elle a le port, la taille et le faciès de Y Illithya de Fabricius et de Godart, et sur-tout de la Pollinice de Cramer, laquelle habite la cote de Coromandel, et que Godart considère comme une variété d 'Illithya. Quant à nous qui ne connoissons que la figure, nous nous* abstenons de porter aucun jugement.

Ses ailes sont arrondies, dentelées, fauves en dessus, avec une bordure noire assez large, divisée par un rang de taches fauves. Les ailes supérieures ont la côte largement noire, et cette couleur envoie une bande arquée qui va s’unir à la bordure, au milieu du bord extérieur, en isolant vers le sommet deux taches oblongues, fauves. De la base des ailes inférieures part une bande noire, dentelée, qui remonte jusqu’à la nervure médiane des supérieures. Le dessous de ces dernières ailes offre à-peu-près le même dessin que la surface opposée, seulement la côte est fauve, les petits traits noirs sont bordés de blanc, et le sommet offre trois ou quatre taches de la même couleur. Le dessous des inférieures est fauve, traversé par trois bandes blanches, savoir: uncàla base bordée de noir des deux côtés; une autre au milieu bordée de noir antérieurement et par une ligne brunâtre sur son côté postérieur; enfin la troisième tout-à-fait marginale, et formant une rangée de lunules. Cette dernière bande est séparée de l’intermédiaire par un cordon de lunules fauves, et un cordon de lunules ferrugineuses, séparés eux-mêmes l'un de fautre par une ligne noire sinuée. L’extrémité de l’aile est lauve, divisée par une ligne noire.

Elle se distinguera facilement d'Illithya, i° en ce qu’il n’y a pas une rangée de points blancs entre la bande blanche du milieu et la bande postérieure; 2 en ce que l’extrémité est fauve, divisée par une ligne noire, et non pas noire ponctuée de blanc, etc., etc.

Elle se trouve communément à Madagascar en janvier et février, et en juin et juillet dans les bois et les champs de manioc.

GENRE MELANITIS.

SATYRIDES.

GENRE MELANITIS. Fabr. Horsf. Biblis. Lal. God.

Le genre Melanitis, placé par Latreille et Godart parmi les Biblis , ne peut pas même appartenir à la tribu des Biblides. Par la chenille, qui ressemble beaucoup à celles des Satyrus, et par la cellule discoïdale des secondes ailes fermée, il rentre évidemment dans la tribu des Satyrides.

Ayant établi ci-dessus la tribu des Biblides, nous avons cru devoir donner les caractères propres à chacun des genres qui en font partie. Cette même raison nous engage à donner ceux du genre Melanitis de Fabricius , lequel renferme tous les lépidoptères que nous n'avons pu laisser dans la petite tribu en question.

Chenilles dépourvues d’épines ; leur dernier anneau se terminant par deux appendices alongés en forme de queue, un peu relevés; leur tête munie de deux épines en forme de corne. Insecte parfait : tête aussi large que le corselet; yeux gros et assez saillants; palpes velus, écartés, le second article arrivant au niveau du chaperon, le troisième tout-à-fait droit; antennes grêles assez longues, terminées insensiblement en une massue peu prononcée; corselet médiocre; abdomen assez alongé, mais plus court que les ailes inférieures; ailes supérieures alongées, dentelées; ailes inférieures offrant plusieurs dents, dont une ordinairement un peu plus saillante. Les insectes de ce genre ont des couleurs peu brillantes; le dessous de leurs ailes est d’une teinte sombre de feuille-morte ou d’un gris ferrugineux. Ils habitent les îles de la Sonde et le continent indien.

Les P. Laïs Cram., Undularis Cram., Dusara Horsfield, Protogenia Cram., Leucocyma God., etc., appartiennent à ce genre.

GENRE GYLLO. Boisd.

>Satyrus. Lat. God. Hipparchia. Fab . Horsf.

Ce genre est peu nombreux, et les espèces qui en font partie habitent les régions intertropicales de l’ancien continent et l’Océanie. Leurs chenilles ont

Jnnales da Muséum, t. II, 3 e série. 27

GENRE CYLLO.

les prolongements caudiformes très prononcés, et leur tête est surmontée de deux pointes obtuses, aplaties en forme d’oreille de lièvre.

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