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pectes d’avoir été souvent quelque peu inférieures au poids que prescrivaient les ordonnances. Le poids de lin que nous avons calculé est celui de la pièce trébuchante, c’est-à-dire le poids minimum d’une pièce de bon aioi, régulièrement fabriquée et non rognée.
Si le lecteur préfère, pour se faire une idée de la valeur, exprimer ce poids en francs et centimes, il n’a qu’à se rappeler que Je franc équivaut à un poids d’or fin de 290 milligrammes et 4/io de milligramme et à un poids d’argent lin de 4 grammes 5 o centigrammes (en principe d’après la foi de germinal an xi; en réalité, ce poids ne se trouve plus que dans la pièce de 5 francs) et à faire la conversion.
Il ne trouvera pas, par ce calcul, concordance entre les espèces d’or et les espèces d’argent, c’est-à-dire que, convertis en francs, quatre testons ayant cours pour 10 sous n’égaleront pas la valeur en francs d’un écu courant pour 4o sous, parce que le rapport des deux métaux n’était pas alors de 1 à i 5 1 h , comme il est dans notre système monétaire depuis l’an xi. Entre les deux monnaies il n’existe pas de commune mesure actuelle.
Nous n’indiquons pas le pied de la monnaie 11 ' qui se trouve dans les tables de Souchon de Bisseaux, parce qu’on n’en faisait plus usage au temps de François 1 er . Nous n’empruntons pas non plus aux tables de Natalis de Wailly le titre du marc de matière en carats ou en argent.le Roi, la toférance connue, le titre de tolérance, la valeur intrinsèque de la pièce au titre de tolérance, ni le double pied, de la monnaie au titre légal et au titre de tolérance, chilires qui compliqueraient sans utilité suffisante le tableau ou qui donneraient au résultat, comme l’excès de décimales, une apparence de rigueur que ne comportent pas la fabrication et la circulation des monnaies à cette époque.
Il ne faut pas s’imaginer que les espèces en circulation aient changé autant de fois qu’il y a eu d’ordonnances de
* lï Voir pour le pied de la monnaie le chapitre iv, section n û 6 du présent mémoire.
fixation (voir les tableaux des sections n° 1 du chapitre vi et n" 5 du chapitre h), ni même autant qu’il y a d’articles dans les quatre tables chronologiques. En réalité, l’écu d’or est resté à peu près le même depuis le dernier quart du xv e siècle, avec son type d’écu au soleil à la taille de 70, puis de 71 t/6 et à 23 carats de loi (depuis 1619); à côté de lui a continué à circuler l’écu à la couronne à la taille de 72 et à
2 3 carats 1/8 de loi, vieille espèce qu’on ne frappait plus depuis 1476 - Ce qui a changé, ce sont moins les pièces que leur valeur légale qui, pour l’écu au soleil, a passé de 36 sous
3 deniers à 45 sous. Lors de la réforme de 1677, le roi ■disait dans le préambule de son édit que l’écu était « un fondement solide, ferme et stable. . . lescu sol estant tousiours demeuré sain et entier en son poids et loys sans avoir jusques icy souffert aucune alteration ».
Quant à la monnaie d’argent, il y en a eu pendant un demi-siècle une seule, qui a été frappée sous Charles VII, Louis XI, Charles VJII et Louis XII, le gros le Roi, lequel était dans le principe un sou parisis, valant par conséquent ( 1465) 2 sols 6 deniers tournois, et qui a valu ensuite ( 1 4 7 3 ( 2 sols 9 deniers, puis 3 sols. Le gros le Roi fut remplacé, au commencement du xvi c siècle, par le teston dont le cours a varié de 1 o à 11 sous.
Quant au billon, il y en avait une plus grande variété d'espèces dont le titre s’échelonnait de 4 deniers 1 2 grains à 1 denier et moins, mais dont la taille, en somme, a peu changé.
Les deux tableaux (chap. 11, section n° 5 , et chap. vi, section n° 1), qui contiennent la liste des actes de création, modification des pièces ou fixation de leur valeur, nous ont permis de simplifier, plus que ne l’avaient fait Le Blanc et N. de Wailly, les tables chronologiques de la fin du présent mémoire, en n’y inscrivant que les actes qui ont créé des monnaies nouvelles ou des types nouveaux et suffisamment caractéristiques de monnaies préexistant ou qui ont assigné un cours nouveau à ces monnaies. La table ainsi
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simplifiée^ devient plus claire et laisse mieux apercevoir la su île des changements auxquels les contemporains ont du faire attention et qui ont affecté le cours des espèces : ce qui ne se produisait pas lorsque l’ordre royal prescrivait la frappe de monnaies identiques à celles qui étaient déjà dans le commerce.
Le prix auquel était tarifé aux ateliers monétaires le marc de métal n’intéressait guère que les monétaires et les changeurs, et cette fixation restait inconnue de la masse du public ; il y a, dans les listes de N. de Wailly, des articles qui ne présentent de changement que sur ce point. Nous ne les avons pas insérés dans nos tables et nous nous sommes contenté, quand ii y avait lieu, de les indiquer en note.
Toutefois nous mentionnons certaines frappes de monnaies préexistantes, lorsque ces monnaies se rencontrent pour la première fois sur notre liste ou lorsqu’elles nous ont paru servir à caractériser la circulation d’une époque.
Pour rendre plus claire la lecture des tables, nous inscrivons en lettres grasses les espèces que nous mentionnons pour la première fois ou les espèces nouvelles, et nous plaçons entre crochets [ ] celles dont l’ordonnance
n’a fait que changer le cours, sans changer le type.
^ Ainsi la table des monnaies d’or comprend, pour la période 1 456- 1 547, 44 articles dans N. de Wailly; elle en a
ici seulement La table de la monnaie d’argent a 92 articles dans N. de Wailly ; elle en a 62 ici.
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