‹ Mémoire sur les perceptions obscures [microform], suivi de la discussion avec Royer-Collard, sur l'existence d'un état purement affectif, et de trois notes inédites sur la nature de l'influence de la volonté, sur la perception de la dureté, sur l'objet de la philosophie de l'esprit humainChapitre 15 sur 21 · Mot omis, probablement [est uni · texte numérisé non relu

Mot omis, probablement [est uni

je veux dire de Têtre intellectuel, car il n'y a jamais de sommeil complet pour l'être sensitif simple dans la vitalité. Le principe ou la force quelconque qui entretient la vie et l'affectibilité dans toutes les parties du même tout organique, veille sans cesse {active excubias agit) suivant l'expression de Stahl, il parcourt ensemble ou successivement, et dans un ordre déterminé par la nature ou les habitudes, toutes les portions de son domaine. Mais l'animal peut être plus ou moins complètement assoupi pendant que les organes de la vie intérieure demeurent éveillés ; et l'animal peut s'éveiller à son tour pendant que le moi et les sens de la perception sommeillent encore. Observez en effet, ainsi que le démontrent des expériences certaines, que les organes passifs de l'odorat et du goût, qui appartiennent à la vie proprement dite animale, sont les derniers à s'endormir, et peuvent veiller encore pendant que les sens de la perception sont tout a fait assoupis. C'est en suivant exactement les effets, les gradations, qu'on parviendrait peut-être à expliquer une partie des faits si extraordinaires du somnambulisme^

En général les phénomènes du sommeil étudiés dans la I ]2 successive dont ils s'enchaînent, depuis l'instant ou,

le moi cessant d'agir, les sens de la perception se ferment, pendant que ceux de la sensation animale restent en exercice, jusqu'à celui où tous les organes paraissent assoupis, et dans un ordre inverse, depuis l'éveil qui s'annonce d'abord dans tels organes particuliers et s'étend progressivement d une vie à l'autre, jusqu'au moment où le moi rentre dans la plénitude de ses fonctions de conscience; la nature des songes qui correspondent à ces divers degrés de profondeur du sommeil; la succession rapide de quelques éclairs de pensée ou d'intelligence qui, brillant quelquefois momentanément au sein de cevague des affections ou des images, leur impriment des caractères qui préparent la réminiscence ou justifient les pressentiments... tous ces phénomènes, si curieux, dis-je, réunis et comparés à ceux que présentent d une ma-

,. Ce sont toujours les organes soumis à rinOuencede '^J^l'^'^f:^^^^^^ nr«miprs • l'œil le loucher actif; puis louïe ; puis le goût, 1 odorat et le tact passii Turierd^int; comme Tes plus ' indépendants, les plus en relation avec la v.e organique ou passive (Note de Maine de Biran.)

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